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 Sujet :

Quel crédit accorder aux banques ?

 
n°8628
cda - fran​ce 5
Posté le 16-12-2008 à 18:47:29  profilanswer
 

Que pensez-vous de l’affaire Madoff ? Faites-vous confiance aux banques ? Doivent-elles changer leur modèle de fonctionnement ? Quel est l’avenir du système financier mondial ?


Message édité par cda - france 5 le 14-09-2011 à 22:11:20
n°8631
cbdan
Posté le 16-12-2008 à 18:59:12  profilanswer
 

Pouvez vous m'exliquer cette notion abstraite : les fonds propres des banques ? A priori l'argent des banques est bien fourni par nous ? Non ? Pour conclure ce raisonnement, les fonds propres d'une banque ne sont pas aussi propres qu'on le dit !!! Qu'en pensez vous ?

n°8632
Pierrej0
Posté le 16-12-2008 à 19:37:12  profilanswer
 

Le dicton du jour (en vogue dans les cercles financiers) : "99% des banquiers donnent une mauvaise réputation à tous les autres".
 
 
 
LES BANQUES PRENAIENT LEUR POURCENTAGE GRACE A MADOFF !
Incroyable : toutes les banques qui sont mouillées jusqu'au cou avec les fonds d'investissements de Madoff prenaient leur pourcentage au passage!  
Madoff donnait 10% ? Les banques reversaient à leurs clients 7 ou 8%. Il donnait 6% ? Elles reversaient 3 à 4%. Et cela a fonctionné ainsi sur des milliards d'euros et pendant des années. L'affaire a si bien marché que les banques, elles qui pourtant sont bien placées pour savoir que 10% par an est impossible, faisaient la queue pour s'inscrire sur sa liste... Je crois que les banquiers sont des gens encore plus méprisables et détestables que les architectes. Lisez ce qui suit et comment elles ont entraîné tous leurs clients dans l'abîme...
 
 
INDICE "NIQUEES" DES BANQUES PAR MADOFF
L'affaire Madoff a permis aux banques de gagner beaucoup d'argent pendant des années en prenant leur "com" au passage. Maintenant, elles vont nous refacturer l'addition de leur bêtise:
 
INDICE "NIQUEES" FRANCE :
BNP va passer en pertes et profits 350 millions d'euros. NOTE: voir aussi  
 
l'indice "SUPER NIQUEES"
Natixis va effacer 450 millions d'euros
Axa va pleurer sur 100 millions d'euros
Societe Générale va perdre 10 millions d'euros
 
INDICE "NIQUEES" ETRANGER :
Nomura va perdre 280 millions
Royal Bank of Scotland va pleurer 400 millions d'euros
Reichmuth-Matterhorn va y laisser 290 millions d'euros
BBVA va perdre 30 millions
Unicredit va perdre 75 millions d'euros
Neue Privat (suisse) va perdre 3 millions d'euros
 
INDICE "NIQUEES" GESTION DE PATRIMOINE :
Fix Asset Management va laisser 250 millions d'euros
Man va laisser 230 millions d'euros
Pioneer Alternative Investments va perdre 190 millions d'euros
Maximum va perdre 170 millions d'euros
EIM va perdre 150 millions
Korea Life Insurance va perdre 30 millions d'euros
Benedict Hentsch Fairfield va perdre 32 millions d'euros
Harel limite la casse avec 8,5 millions d'euros
 
INDICE "SUPER-NIQUEES"
Fairfield Greenwich Group va perdre 6 milliards d'euros
Tremont va perdre 3 milliards
HSBC va perdre environ 1 milliard d'euros
Fortis va perdre environ 1 milliard d'euros. NOTE: BNP a la Fortis !!!
Santander va pleurer sur 2 milliards d'euros
Kingate va pleurer sur 2 milliards d'euros
Ascott va perdre 1,5 milliard d'euros
Access va perdre 1,1 milliard d'euros
Union Bancaire Privée va perdre 700 millions d'euros
 
Mais la liste ne s'arrête pas là et d'autres noms vont surgir au fur et à mesure de l'enquête. Des grosses surprises risquent encore d'arriver, exactement comme des lapins sortant d'un chapeau. Des centaines de retraités qui avaient fait "fortune" se retrouvent sans rien, sans parler des associations humanitaires, fonds de pension professionnels (le fonds de retraites des instituteurs japonais y est passé), associations pour l'aide à l'éducation, pour les pauvres, etc... Ils ont tout perdu. Le "toujours plus" a frappé. Au fait? Qui nous dit que sa fraude se limite à 50 milliards, vu toutes les banques impliquées? Et si c'était bien plus ?
 
 
 
ALERTE: UNE NOUVELLE RACE DE SUBPRIMES VA FRAPPER EN 2009, LE Alt-A
C'est une enquête à faire froid dans le dos de CBS News qui a révélé le pot aux roses des banquiers pourris de Wall Street: les journalistes affirment que la crise des subprimes n'est rien à côté de celle qui va exploser en 2009 à cause des emprunts Alt-A avec l'option ARM, une forme d'emprunt encore plus vicieuse que le subprime. Le Alt-A a été vendu avec un taux de départ à 1 ou 2% avec une modification du taux au bout de 3 ans. Là le taux augmente au point de passer d'un remboursement mensuel de 800 dollars à 1500, soit presque le double. Le piège qui permet à ces escrocs de récupérer la maison à peu de frais, exactement comme ils l'avaient prévu avec les subprimes (n'oubliez pas qu'ils avaient prêté à tout le monde, surtout à ceux qui ne pourraient pas rembourser). Et c'est à partir de 2009 que ces nouveaux Alt-A vont déclencher le passage au taux supérieur, ouvrant la voie à une nouvelle série de défaillances encore plus violentes chez tous ceux qui ont acheté des maisons et appartements au moment du boom immobilier. Vérifiez votre emprunt, on ne sait jamais, vous savez que tout ce qui se fait aux USA arrive très vite ici. Si vous voulez en savoir plus et vous faire peur, lisez cette enquête de CBS news.  
http://www.cbsnews.com/stories/200 [...] 6112.shtml
 
Cela vous donne envie de brûler Wall Street. D'ailleurs, allez, je décrète que la faucille (du chapitre 14, verset 14 de l'Apocalypse de Jean) va tomber sur ces fous furieux. D'ici la fin de l'année, d'autres Madoffs vont être moissonnés. Il est un pur produit de Wall Street. Que Wall Street tombe et tous leurs emprunts pourris avec !
 
Pierre J.

n°8634
antony810
Posté le 16-12-2008 à 23:16:17  profilanswer
 

Bonsoir
 
Je me permets de poster pour me rendre compte que l'on est tous d'accord. Notre systeme doit changer, le monde tout fric a tout pris ca suffit. Ca passe par un changement radicale. Je vais vous expliquer mon expérience personnelle. J'ai bossé pour des grands groupes bancaires et j'ai travaillé dans la fonction public. L'argent est utilisé de facon odieusement spéculatif d'un coté les banques et de l'autre un gaspillage gargantuesque, la fonction public. J'en ai marre d'être impuissant alors j'ai décidé de monter ma société et permettre à ma facon de changer les choses. Je veux creer de la richesse mais en respectant des valeurs de partage, de respect d'autrui, du respect de l'environnement. Je veux etre un citoyen qui veut changer les choses. Ce qui arrive avec cette histoire de magouille bancaire reflete encore plus mon envie de changer les choses.
Les magouilles de ce type, cest prévisible dans tous les domaines hélas ...
 
Faut que ca change .... quand on veut on peut !!!!

n°8638
charbonnad​e
Posté le 16-12-2008 à 23:36:34  profilanswer
 

je regarde la rediffusion de l'émission sur les banques/ un des intervenants s'autorise à mettre en cause les clients des banques ( à propos des taux révisables) qui ne seraient pas vigilants! sauf que ces mêmes banques ont mis en place les taux capés, qu'ils ont vendus comme des prêts "nouveaux": ni fixe, ni révisable, mais une possibilité de choisir sa mensualité selon ses possibilités de remboursement jusqu'à 1.5%  ou 2 % de variation en plus ou en moins.  
sauf qu'ils oublient de dire que ce taux restent adossé au taux de la BCE... et on découvre un jour que malgré la vigilance que l'on avait et notre refus de taux révisable on se retrouve avec un taux révisable déguisé car "capé" (enfin moi entre déguisement et cape il n'y a pas grande différence).
c'est une honte totale ces pratiques, qui ont été monnaie courante pour de nombreuses banques je suppose, moi c'est le crédit agricole qui m'a vendu la main sur le coeur ce type de prêt en me disant bien qu'il nous avait averti pour les 2%.
Si maintenant on doit prendre un avocat pour surveiller les pratiques de notre banquier, puis faire relire ça et le mettre sous scellé chez un notaire... pour être sûr de ne pas s'être fait rouler dans la farine, elle est où la crédibilité des banquiers?
enfin, ce n'est plus le dicton du jour c'est le dicton de l'année.

n°8640
gognolitot​o
Posté le 17-12-2008 à 00:02:17  profilanswer
 

Sujet : Quel crédit accorder aux banques ?
 
Réponse subsidiaire :  
 
Quel crédit accorder à France 5 ? , quand dans sa rediffusion, elle ampute une remarque opportune sur un certain pourcentage de 99,999 de soi-disant honnêteté  des banques?
 
En faisant cela ne prenez-vous pas le risque que d'autres vont le relever aussi, cela sera diffusé (pas ma remarque, bien sûr) et aura la plus grande publicité, ce qui donnera d'autant plus de force à l'événement et aux détracteurs de telles pratiques... et vous vous dites, à ce jour, indépendants du pouvoir...
 
Ca reste à prouver...

n°8642
championne​210
Posté le 17-12-2008 à 00:28:01  profilanswer
 

Le 16-12-2008 à 18:47:29, cda - france 5 a écrit :

Que pensez-vous de l’affaire Madoff ? Faites-vous confiance aux banques ? Doivent-elles changer leur modèle de fonctionnement ? Quel est l’avenir du système financier mondial ?

1°)L'affaire MADOFF confirme encore une fois l'incompétence réelle de l'ensemble des personnes qui s'impliquent dans la mécanique d'un système financier ultra-libéral,les faits sont preuves de leur ignoble cupidité.Ceci  confirme que la seule différence qu'il y a entre un vol d'argent commis par des gangsters et ces personnes misent à l' actualité est la méthode!  2°) Le mot confiance est hors sujet pour l'ensemble des établissements qui n'existent que pour l'argent et par l'argent. 3°) Oui,leur modèle de fonctionnement doit changer afin que LE PIRE ne subsiste plus dans les idées,les méthodes,les moyens.4°) Le système financier mondial n'aura d'AVENIR que lorsque les parasites auront étés éjectés,croire le contraire est faire preuve de naiveté et par la meme confirmer que le cerveau du genre humain n'est qu'un vide abyssal!

n°8646
Saule6
Posté le 17-12-2008 à 02:15:54  profilanswer
 

C'est merveilleux tout s'explique!!!!  
J'adore ce monsieur François Lenglet qui de sa voie douce nous explique que "c'est la plus vieille histoire du monde"
Ce n'est pas une escroquerie dit-il,il faut remettre les choses dans leur contexte.
 
AH la nuance subtil de l'échelle de valeur dans l'univers de l'escroquerie.
 
Les milliards sont passés où????? Ils sont partis en fumée.....atomisés.
On disperse les risques façon puzzle et on consentre les profits.
Ce brave Madoff n'a pas fait que des malheureux.
 
Bref de longs discours sur la méthode comme d'ab,la forme occulte le fond.Nos sociétés soit disant modernes montre un visage archaique dans ses fondements.
 
Il ne faut pas être né d'hier pour savoir qu'il n'y à pas de grosse fortune ammassée honnêtement.Pour la simple raison que les mécanismes financiers et mercantils enrichissent à millions,à milliards une poignée d'individus au détriment d'une multitude qui turbinent dans la salle des machines.
 
De quoi nous parle t-on?  
Des Banques,des régulateurs,de la nécéssité de créer de nouveaux models,des marchés....d'entités abstraites.Où sont les hommes qui sont les acteurs de ce système,les individus de chairs et d'os dépourvu savamant de conscience par un formatage apparament très efficace.
 
C'est l'éternel histoire du verglas qui tue,quand c'est pas le brouillard.Ne parle -t-on pas de voiture folle.Vive l'homme décervelé qui se ferat conduire par une voiture plus intelligente que lui.
 
La science distribuée à des primates prestidigitateurs qui se prennent pour des magiciens.
Le progrès n'est pas dans la sophistications des systèmes dans une vision plate du monde.
 
La cerise sur le gâteau:
Les frais de fonctionnement des banques ne leur laisse que 3% de marge.Bref elle bouffe tout,ce doit être idem pour bien d'autres institutions Privées et Publics.C'est pourquoi les gouvernements passent et les crises se succèdent.
 
Tous les corsets législatifs du monde ne remplacerons jamais une conscience musclée et une colonne vertébrale bien faite.
 
Alors les controleurs des controleurs vous savez ce que vous pouvez en faire??????
 
Il en va des individus comme des collectivités,à force de vouloir se protéger de l'exterieur on s'enferme.A contrario,c'est en s'affermissant de l'intérieur que l'on s'ouvre et que la vie respire.C'est un des principes fondamental qui rend possible le mouvement et le divin jeu de la création.
Sinon,plus de jeu possible.Or toute la création est le fruit du mouvement.
 
Nous sommes au bord de l'implosion.
 
Le problême,c'est l'homme,il s'efface de plus en plus derrière ses conceptions.Il tant à devenir virtuel.C'est tout le contraire du progrès,par un mauvais usage des sciences de l'esprit.
 
OU EST L'HOMME!!!!!!!!!!!!????????
 
 

n°8647
Saule6
Posté le 17-12-2008 à 02:24:55  profilanswer
 

Zut pas eu le temps de corriger mes fautes d'orthographes ,validé trop vite,désolé.
Fatigué,tard,dodo.
 
        JOYEUSES FETES A TOUS!!!!!!....... quand même.

n°8648
melka87
Posté le 17-12-2008 à 04:14:31  profilanswer
 

Ou est la responsabilité des departements risques des banques d'investissements ? jerome kerviel peut dormir tranquil maintenant , le monde a connu pire !!

n°8650
recteur01
Posté le 17-12-2008 à 10:53:14  profilanswer
 

Ajoutant le ridicule à l’ignominie, voici que l’ancien patron du Nasdaq, le marché des valeurs technologiques américaines, se révèle être l’auteur de la plus grande arnaque de tous les temps. Bernard Madoff a trompé ses clients et perdu une somme de plus de 50 milliards de dollars, ce qui ramène Jérôme Kerviel au rang de garçon de courses de province. Le montage était-il particulièrement génial ou sophistiqué ? Le pire c’est que ce n’est pas le cas : il s’agit du bon vieux « schéma de Ponzi », une escroquerie à la pyramide ou à la chaîne. Auquel, et c’est le plus grave, se sont laissé prendre les plus grandes institutions financières de la planète, alléchées par la folle promesse d’un rendement mensuel très élevé, alors que les Bourses, elles, affichent une baisse de 50% depuis le début de l’année. Mieux ou pire encore, l’organisme de contrôle de la bourse américaine, la Security and Exchange Commission, n’a « rien vu venir », malgré de nombreuses alertes portées à sa connaissance.
 
Cette « défaillance systémique absolue » des autorités prouve trois choses. La première est que la proverbiale « magie des marchés » n’est qu’une vulgaire croyance à la magie, avec une perte totale des repères réels. La seconde est que l’escroc n’avait que des clients crédules et stupides. La troisième, que ce n’est pas seulement l’affaire de M. Madoff qui se trouve en cause, mais tout le système financier et monétaire qui, techniquement, psychologiquement et moralement, a pu laisser passer un tel « schéma ». Ce système est lui-même fondé sur une multiplication de bulles, dont celle des subprime n’aura été qu’un maillon faible de la chaîne, et il obéit à la même logique et est de même nature, à quelques complications près, que le montage artisanal de M.Madoff. Ce n’est pas son montage qui est la plus grande arnaque de tous les temps, mais l’accumulation globale et vertigineuse de crédits et de dettes : la somme des transactions interbancaires mondiales sur un an dépasse les deux millions de milliards de dollars, et le total des produits financiers dérivés à un moment donné sur les marchés non réglementés s’élève à environ 700000 milliards de dollars. Or le Produit intérieur brut du monde, y compris les services, n’atteint qu’un peu plus de 50000 milliards de dollars. Hier on appelait cela un effet de levier, qui permet d’élever magiquement des pyramides virtuelles sans socle, aujourd’hui il s’agit de l’empilement de dettes d’un mort-vivant, qui ne pourront de toute évidence jamais être remboursées. M.Madoff n’est donc lui aussi, comme M.Kerviel, qu’un révélateur du mode d’opérer d’un gang de bien plus haute volée, dont le conglomérat d’intérêts s’étend depuis la City de Londres et Wall Street au monde entier, en passant par les principaux paradis fiscaux qui en sont l’émanation. Il s’agit, car à toute action humaine il y a un élément subjectif, bel et bien d’une conspiration prouvée par les faits, de nouveaux Père Ubu déterminés à confisquer le pouvoir par le recours infini à des pompes à phynance, et même les esprits nourris de conceptions mécanistes commencent à l’admettre en constatant que l’extraction de valeur concerne leur portefeuille.
 
Le Schéma de Ponzi
 
L’arnaque est simple : c’est, en mieux enrobé, le principe même de la pyramide des mafieux albanais (1997) et des criminels colombiens (2008). Car la loi de la jungle est partout la même. On fait valoir aux investisseurs que leur argent leur rapportera beaucoup parce qu’on a les bonnes informations, le savoir-faire et un carnet d’adresses. Ils apportent leur argent et au fur et à mesure des nouveaux apports, on sert aux premiers des taux d’intérêt élevés en leur distribuant l’argent des seconds, et ainsi de suite. Les premiers, très satisfaits, font la publicité du système et en attirent d’autres. En même temps, on investit une partie en bourse avec des effets de levier énormes, plusieurs fois la mise ! Et tout va bien tant que le marché monte et que personne ne réclame son argent. La pyramide s’élève. Mais à un moment donné les nouveaux fonds n’arrivent plus, les clients ont des difficultés, surtout si la bourse et les opérations immobilières s’avèrent elles-mêmes désastreuses. Ils réclament alors le retrait de leurs fonds, ceux-ci se sont évaporés et c’est la chute !
 
La « titrisation » des créances hypothécaires obéit en fait au même principe. On fait des titres avec des paquets de créances plus ou moins douteuses, qu’on revend à d’autres. Les créances se transforment ainsi en actifs qui circulent. Comme on sait qu’il y a risque, on se garantit. Et on crée les fameux credit default swaps, ou contrats d’échange de risques de défaut : dès lors, on fait circuler un titre représentant le risque. On finit ainsi par parier, en empruntant, avec des effets de levier d’au moins cinq fois sa mise, sur la mort prochaine des autres. Et c’est finalement tout le système qui meurt ! Avec la même logique que le schéma de Ponzi, un escroc des années 1920.
 
On en est là. Et pour sauver le système, on renfloue les banques avec l’argent des contribuables, l’Etat avale leurs effets toxiques en empruntant sur les marchés pour se procurer de quoi le faire. Dans un premier temps les prêteurs sont heureux, car en période de crise, la garantie de l’Etat (bons du Trésor) est précieuse. Ainsi, l’Etat se procure des ressources à faible coût : le 8 décembre, des bons du Trésor américains à trois mois ont même été pris avec un taux légèrement négatif. Puis l’Etat prête à un taux très modéré aux établissements financiers, qui font avec cet argent toutes sortes de choses : prêter à d’autres avec un taux encore plus élevé, nourrir des actionnaires avec des dividendes, boucher les trous qu’ils ont accumulés, mais pas financer l’économie réelle et la production, et surtout pas les PME ! L’arnaque fonctionne à plein, d’autant plus que les Etats demandent aux banques d’affaires, qui « disposent du savoir-faire nécessaire pour jouer cette partie du Monopoly de la finance », de les conseiller… pour sauver les banques ! Les soins financiers de fin de vie deviennent ainsi une bonne affaire… pour les banques. Pas pour les Etats qui, à force d’avaler des effets toxiques, vont se ruiner et ruiner leurs monnaies, ni pour l’économie réelle qui s’effondre, sans parler de l’avenir des êtres humains.
 
Nouvelle délinquance économique
 
Dans ce contexte de tricherie et d’escroquerie devenues intrinsèques au système, la morale publique s’effondre et chacun, voyant les arnaqueurs impunis et leurs folles créances défendues par les Etats, cherche à « s’arranger ». Ainsi la criminalité des seniors a doublé en cinq ans au Japon, certains sont des veufs qui commettent des crimes pour aller en prison et manger trois fois par jour, ce qu’ils ne peuvent plus faire avec des retraites en peau de chagrin. La piraterie moderne développe ses bases en Somalie, en Indonésie et au Nigéria. Les pêcheurs ruinés du Putland somalien attaquent les bateaux, et ceux qui ont perdu leurs ressources au Sénégal vendent leurs pirogues à des passeurs qui gèrent le trafic d’êtres humains. En Grande-Bretagne, des gangs de braconniers font la chasse à la viande sauvage et pillent les élevages de moules. Chez nous, des centraux téléphoniques ont été dépecés de leurs fils de cuivre, des rails de chemin de fer déboulonnés et des plaques d’égout volées. A la délinquance des financiers correspond ainsi une délinquance nouvelle des marginalisés, qui n’est pas seulement le trafic de drogue dans les banlieues et le showbiz.
 
Ici apparaît donc plus crûment la nécessité d’une banqueroute organisée pour dégager le terrain et permettre à des flux d’argent, dans un système de crédit public et non de monétarisme pilleur, d’irriguer de nouveau l’économie réelle et de tarir la délinquance à la source.
 
http://www.solidariteetprogres.org/

n°8652
arapede
Posté le 17-12-2008 à 11:24:45  profilanswer
 

Alors ! on se révolte ?
Réaction de bon sens, vite étouffée, d'Y. Calvi !
J'ai trouvé qu'il étais le seul à pas trop rigoler de cette histoire.
C'est une réaction tellement humaine, quelqu'un trébuche et tout le monde se marre !
L'escroquerie en col blanc a encore de beaux jours devant elle.
Et celle-ci est un exemple école du : plus rien n'est contrôlé.
Il est évident que la bassine est encore pleine de trous et que, dans l'affolement de ces dernières semaines, plus personne ne s'occupe de la taille des trous, tellement occupés à vouloir à tous prix faire remonter le niveau !
Bien sur que les fonds d'aide aux banques sont remis dans le circuit de la spéculation.
Bien sur que les paradis fiscaux continuent d'acceuillir à bras ouverts les Mardoff, il n'y a qu'à compter, dans une simple émission comme C dans l'air, le nombre de spécialistes qui veulent à tout prix l'appeler par son petit nom.
C'est devenu plus important que de savoir lire un bilan, détail comptable que les commissaires aux comptes ont abandonné depuis longtemps.
Pas un seul des intervenants n'a tenté, une seconde, de moraliser cette escroquerie en nous disant que les sommes empôchées étaient du recel d'escroquerie et qu'elles rendaient coupables de complicité tous les heureux gagnants d'une partie de la pyramide !
Leurs efforts étaient plus dirigés vers la construction de l'opacité du mur déjà réalisé par les banques qui avaient distribué les sommes énormes qui ont participé à l'escroquerie.
Méfiez-vous quand-même, si demain votre découvert de 20 € n'est pas comblé immédiatement, vous serez marqué au rouge à la banque de France, grâce à la punition de votre banque remise à flots grâce à vos impôts !
Faut-il se révolter ?

n°8656
roger34
Posté le 17-12-2008 à 18:02:43  profilanswer
 

Le seul problème de salubrité publique qui devrait nous intéresser , c'est de savoir si nous aurons la volonté politique , judiciaire et économique , d'une part de construire suffisamment de prisons et d'autre part de mettre au trou tous les banquiers véreux et les fraudeurs de haut vol qui nous ont mené dans cette situation !!!
 
Le reste , c'est de la discussion et du brassage de méninges à peu de frais pour distraire la gallerie médiatico-populaire , et du foutage de gueule des pigeons qui ont laissé les plumes et des futurs volatiles qui vont encore se faire plumer si on ne prend pas les décisions qui s'imposent !!!

n°8659
angegabrie​ld
Posté le 17-12-2008 à 19:01:31  profilanswer
 

finalement la vraie zone de non-droit, ce n'est pas la banlieue difficile, mais le monde financier...loll

n°8678
arapede
Posté le 18-12-2008 à 16:28:06  profilanswer
 

Les décisions qui s'imposent, roger34 ?
Des banques, en France, doivent être nationnalisées et leurs directeurs actuels doivent passer par la case prison !
Comment continuer d'accepter que ces banques perçoivent une aide de l'état, des sommes très importantes garanties par les pauvres idiots qui continuent de payer des impôts en France, et qu'elles continuent de transférer ces aides dans leurs succursales des paradis fiscaux afin d'y continuer de jouer à la loterie, au lieu d'aider des français dans les crédits ou découverts qui leur sont necessaires.
L'argent que nous gagnons ne peut être utilisé qu'à la condition qu'il passe par une banque ou il nous est échangé contre une carte de crédit ou des chèques qui sont de plus en plus refusés.
Quand l'état autorise des entreprises ou ses collectivités à vous payer à 60 jours, alors que cela devrait être à vous de décider si oui ou non vous accordez un crédit à vos clients, l'état doit obliger les banques aux mêmes découverts puisque se faisant, l'état vous transforme en continuïté de la banque.
En ce moment des entreprises de France reçoivent des avis de blocage de découvert par leur banque.
La grande distribution, dans certaines enseignes, paie encore ses fournisseurs à 90 jours.
La Banque de France va-t'elle continuer de garantir des banques française qui transfèrent dans des succursales des paradis fiscaux tous les fonds que nous, pauvres imposables, garantissons par notre travail et nos impôts ?

n°8688
denfert0
Posté le 19-12-2008 à 02:18:24  profilanswer
 

Comment peut-on faire confiance aux banques, et au système capitaliste dans son entier?
Il est bien clair que, pour déclencher la crise actuelle tout a commencé avec la mise en place d'un système de profits (en économie réelle) monstrueux, drainant ainsi des capitaux (non réinvestis) vers la sphère monétaire où les banques se sont mises à organiser une concurrence impitoyable entre les bénéficiaires de ces profits.
 
Les profits monstrueux ont été réalisés grâce à des fabrications réalisées dans des pays où l'heure de travail s'évalue aux environs de 1 euro l'heure et où la vente de ces fabrications se fait dans des pays où elle est en rapport avec l'heure de travail correspondante, soit: 14 à 16 euros l'heure. C'est dire le niveau de profitabilité exceptionnelle où l'on est arrivé en économie réelle.
 
Certes une partie de ces profits est replacée dans l'économie réelle; mais à quel prix? La bulle financière manie avec une grande habileté les taux d'intérêt. Comme on sait, les charges d'intérêt croissent avec le temps de manière exponentielle. Les ventes des entreprises, les salaires des salariés, le P.I.B. ne vont pas si vite. Autrement dit les prêteurs, avec les intérêts et par l'intermédiaire des banques, empêchent tous les emprunteurs à consommer pour les uns, à ré-investir pour les autres. Distillant ainsi pauvreté pour les uns, récession puis faillites pour les autres.
 
Mais l'économie réelle ne suffit pas pour satisfaire l'appât du gain des gros prêteurs. Une forte concurrence existe entre ces derniers, puisque l'argent afflue. Chaque agent financier essaie de prendre de l'argent à l'autre. C'est comme cela qu'il faut voir:
- l'action de tous ces opérateurs de marchés qui arrachent des bénéfices sur les marchés monétaires,
- les subprimes bâties sur des prêts risqués et revendues à d'autres détenteurs de fonds ont également pour but de gagner autant d'argent sur les marchés financiers que sur l'économie réelle.
- l'affaire Madoff et bien d'autres escroqueries avec elle.
 
Tout çà pour dire que le capitalisme ne sait pas se retenir. Il sait créer des richesses, mais ne sait pas les répartir puisqu'il ne courre qu'après le profit, après l'argent. Partout la pauvreté s'étend: à l'Ouest, à l'Est, au Sud, où les économies s'écroulent. J'entends parler de régulation, d'autorité internationale, mais si l'on conserve les mêmes principes, on ira dans le mur. Le communisme a rendu son tablier, mais justement le capitalisme créateur de richesses (et sans crise majeure) ne pouvait que le discréditer. C'est bien l'exposition internationale de Hambourg qui a, à la surprise générale en 1989, provoqué la chute du mur de Berlin, et avec elle la chute des régimes dits des Pays de l'Est. Mais en fait, être moins compétitif, être moins concurrentiel, ce n'est pas honteux; c'est même dans ces directions qu'il faut se diriger. L'ONU saura, en conservant du capitalisme ce qui est bon, créer les organismes adéquats et faire pencher la balance dans ce sens.
Merci pour votre attention

n°8694
nervi
Posté le 19-12-2008 à 11:11:05  profilanswer
 

Le 16-12-2008 à 18:59:12, cbdan a écrit :

Pouvez vous m'exliquer cette notion abstraite : les fonds propres des banques ? A priori l'argent des banques est bien fourni par nous ? Non ? Pour conclure ce raisonnement, les fonds propres d'une banque ne sont pas aussi propres qu'on le dit !!! Qu'en pensez vous ?


 
 
Avis tout à fait personnel:
 
Votre argent se divise en plusieurs types de placements:
 
Comptes courants........pas de % mais la Banque le place, elle, à court terme, quelques jours, et à des % très importants!
Comptes d'Epargne, et assimilés.....la Banque vous donne peu de %, mais elle place votre argent au double, voir au triple!
Les soi-disants frais de gestions et autres tarifications.......bénéfice: 90%! et Vous, vous payez!
 
Cela constitue une partie des fonds propres, ils appartiennent à la Banque, qui les place à SON profit!

n°8695
nervi
Posté le 19-12-2008 à 11:19:17  profilanswer
 

Le 19-12-2008 à 02:18:24, denfert0 a écrit :

Comment peut-on faire confiance aux banques, et au système capitaliste dans son entier?
Il est bien clair que, pour déclencher la crise actuelle tout a commencé avec la mise en place d'un système de profits (en économie réelle) monstrueux, drainant ainsi des capitaux (non réinvestis) vers la sphère monétaire où les banques se sont mises à organiser une concurrence impitoyable entre les bénéficiaires de ces profits.
 
Les profits monstrueux ont été réalisés grâce à des fabrications réalisées dans des pays où l'heure de travail s'évalue aux environs de 1 euro l'heure et où la vente de ces fabrications se fait dans des pays où elle est en rapport avec l'heure de travail correspondante, soit: 14 à 16 euros l'heure. C'est dire le niveau de profitabilité exceptionnelle où l'on est arrivé en économie réelle.
 
Toujours la même stupidité.......1€ en ASIE ou plus près, au MAROC, ne vaut pas 1€ de FRANCE!
Si vous voulez une comparaison crédible et valable, comparez le pouvoir d'achat d'1€ dans les divers pays à salaires bas! Il y a des pays, comme le Maroc, où un salaire mensuel de 250 à 300€ est une très honorable paye!
Tout est fonction de ce que l''on peut se procurer avec 1€ dans les divers pays du monde!
1€ aux USA donne un pouvoir d'achat de 1,42$!!!!!! soit 42% de plus que le pouvoir d'achat d'un américain!

 
 
Certes une partie de ces profits est replacée dans l'économie réelle; mais à quel prix? La bulle financière manie avec une grande habileté les taux d'intérêt. Comme on sait, les charges d'intérêt croissent avec le temps de manière exponentielle. Les ventes des entreprises, les salaires des salariés, le P.I.B. ne vont pas si vite. Autrement dit les prêteurs, avec les intérêts et par l'intermédiaire des banques, empêchent tous les emprunteurs à consommer pour les uns, à ré-investir pour les autres. Distillant ainsi pauvreté pour les uns, récession puis faillites pour les autres.
 
Mais l'économie réelle ne suffit pas pour satisfaire l'appât du gain des gros prêteurs. Une forte concurrence existe entre ces derniers, puisque l'argent afflue. Chaque agent financier essaie de prendre de l'argent à l'autre. C'est comme cela qu'il faut voir:
- l'action de tous ces opérateurs de marchés qui arrachent des bénéfices sur les marchés monétaires,
- les subprimes bâties sur des prêts risqués et revendues à d'autres détenteurs de fonds ont également pour but de gagner autant d'argent sur les marchés financiers que sur l'économie réelle.
- l'affaire Madoff et bien d'autres escroqueries avec elle.
 
Tout çà pour dire que le capitalisme ne sait pas se retenir. Il sait créer des richesses, mais ne sait pas les répartir puisqu'il ne courre qu'après le profit, après l'argent. Partout la pauvreté s'étend: à l'Ouest, à l'Est, au Sud, où les économies s'écroulent. J'entends parler de régulation, d'autorité internationale, mais si l'on conserve les mêmes principes, on ira dans le mur. Le communisme a rendu son tablier, mais justement le capitalisme créateur de richesses (et sans crise majeure) ne pouvait que le discréditer. C'est bien l'exposition internationale de Hambourg qui a, à la surprise générale en 1989, provoqué la chute du mur de Berlin, et avec elle la chute des régimes dits des Pays de l'Est. Mais en fait, être moins compétitif, être moins concurrentiel, ce n'est pas honteux; c'est même dans ces directions qu'il faut se diriger. L'ONU saura, en conservant du capitalisme ce qui est bon, créer les organismes adéquats et faire pencher la balance dans ce sens.
Merci pour votre attention


n°8696
nervi
Posté le 19-12-2008 à 11:21:39  profilanswer
 

Le 18-12-2008 à 16:28:06, arapede a écrit :

Les décisions qui s'imposent, roger34 ?
Des banques, en France, doivent être nationnalisées et leurs directeurs actuels doivent passer par la case prison !
Comment continuer d'accepter que ces banques perçoivent une aide de l'état, des sommes très importantes garanties par les pauvres idiots qui continuent de payer des impôts en France, et qu'elles continuent de transférer ces aides dans leurs succursales des paradis fiscaux afin d'y continuer de jouer à la loterie, au lieu d'aider des français dans les crédits ou découverts qui leur sont necessaires.
L'argent que nous gagnons ne peut être utilisé qu'à la condition qu'il passe par une banque ou il nous est échangé contre une carte de crédit ou des chèques qui sont de plus en plus refusés.
Quand l'état autorise des entreprises ou ses collectivités à vous payer à 60 jours, alors que cela devrait être à vous de décider si oui ou non vous accordez un crédit à vos clients, l'état doit obliger les banques aux mêmes découverts puisque se faisant, l'état vous transforme en continuïté de la banque.
En ce moment des entreprises de France reçoivent des avis de blocage de découvert par leur banque.
La grande distribution, dans certaines enseignes, paie encore ses fournisseurs à 90 jours.
La Banque de France va-t'elle continuer de garantir des banques française qui transfèrent dans des succursales des paradis fiscaux tous les fonds que nous, pauvres imposables, garantissons par notre travail et nos impôts ?


 
 
En Belgique, la loi a tjrs imposé que les salaires soient payés 3 jours ouvrables avant la fin du mois!

n°8716
denfert0
Posté le 20-12-2008 à 00:18:05  profilanswer
 

Denfert, c'est à dire moi-même a déclaré ceci (entre autres) :
Les profits monstrueux ont été réalisés grâce à des fabrications réalisées dans des pays où l'heure de travail s'évalue aux environs de 1 euro l'heure et où la vente de ces fabrications se fait dans des pays où elle est en rapport avec l'heure de travail correspondante, soit: 14 à 16 euros l'heure. C'est dire le niveau de profitabilité exceptionnelle où l'on est arrivé en économie réelle.  
 
Manneken m’a rétorqué à ce sujet ce qui suit :
Toujours la même stupidité.......1€ en ASIE ou plus près, au MAROC, ne vaut pas 1€ de FRANCE!  
Si vous voulez une comparaison crédible et valable, comparez le pouvoir d'achat d'1€ dans les divers pays à salaires bas! Il y a des pays, comme le Maroc, où un salaire mensuel de 250 à 300€ est une très honorable paye!  
Tout est fonction de ce que l''on peut se procurer avec 1€ dans les divers pays du monde!  
1€ aux USA donne un pouvoir d'achat de 1,42$!!!!!! soit 42% de plus que le pouvoir d'achat d'un américain!

 
Denfert, c'est à dire moi-même répond ceci à Manneken :
Manneken a raison sur son sujet. Mais Manneken passe à côté de mon sujet.  
La profitabilité exceptionnelle dont je parle est obtenue par la vente en Europe occidentale ou en Amérique du Nord (où l’heure de travaillée directe vaut 14 à 16 euros l’heure) de biens fabriqués à raison de 1 euro environ l’heure (en Chine ou dans des pays au niveau de monnaie et rémunération comparable). La vente est réalisée à un niveau européen comme si le prix des heures de travail était 14 à 16 euros. Comme ce niveau est de 1 euro seulement, c’est dire la profitabilité exceptionnelle atteinte. Elle génère donc des profits bruts monstrueux.
 
Pour la suite relire l’article intitulé « Comment peut-on faire confiance aux banques, et au système capitaliste dans son entier? »

n°8721
nervi
Posté le 20-12-2008 à 10:44:01  profilanswer
 

Le 20-12-2008 à 00:18:05, denfert0 a écrit :

Denfert, c'est à dire moi-même a déclaré ceci (entre autres) :
Les profits monstrueux ont été réalisés grâce à des fabrications réalisées dans des pays où l'heure de travail s'évalue aux environs de 1 euro l'heure et où la vente de ces fabrications se fait dans des pays où elle est en rapport avec l'heure de travail correspondante, soit: 14 à 16 euros l'heure. C'est dire le niveau de profitabilité exceptionnelle où l'on est arrivé en économie réelle.  
 
Manneken m’a rétorqué à ce sujet ce qui suit :
Toujours la même stupidité.......1€ en ASIE ou plus près, au MAROC, ne vaut pas 1€ de FRANCE!  
Si vous voulez une comparaison crédible et valable, comparez le pouvoir d'achat d'1€ dans les divers pays à salaires bas! Il y a des pays, comme le Maroc, où un salaire mensuel de 250 à 300€ est une très honorable paye!  
Tout est fonction de ce que l''on peut se procurer avec 1€ dans les divers pays du monde!  
1€ aux USA donne un pouvoir d'achat de 1,42$!!!!!! soit 42% de plus que le pouvoir d'achat d'un américain!

 
Denfert, c'est à dire moi-même répond ceci à Manneken :
Manneken a raison sur son sujet. Mais Manneken passe à côté de mon sujet.  
La profitabilité exceptionnelle dont je parle est obtenue par la vente en Europe occidentale ou en Amérique du Nord (où l’heure de travaillée directe vaut 14 à 16 euros l’heure) de biens fabriqués à raison de 1 euro environ l’heure (en Chine ou dans des pays au niveau de monnaie et rémunération comparable). La vente est réalisée à un niveau européen comme si le prix des heures de travail était 14 à 16 euros. Comme ce niveau est de 1 euro seulement, c’est dire la profitabilité exceptionnelle atteinte. Elle génère donc des profits bruts monstrueux.
 
Pour la suite relire l’article intitulé « Comment peut-on faire confiance aux banques, et au système capitaliste dans son entier? »


 
 
Mais oui et non......car ce qui est fabriqué TRES loin d'ici, supporte des frais de taxes, de transports, de pertes en tous genres! Mais sur la principe, vous avez raison, sauf que la majorité de ces articles importés ne sont plus fabricables sous nos cieux!
 
Et le phénomène est le même ici en France: exemple dernier....les huîtres sont vendues au double du prix du grossiste.......qui lui-même les vend au détaillant le double de ce qu'il les achète! Alors le problème est proportionellement identique!

n°8733
denfert0
Posté le 21-12-2008 à 00:52:36  profilanswer
 

Finalement entre mon contradicteur, Manneken , et mon premier article, il n'y a même pas, sur le fond, une épaisseur de feuille à cigarette.  
- Les articles importés des pays à bas (très bas) salaires ne sont plus fabriqués chez nous. Eh! bien, je dis d'accord, mais ce n'est pas bon pour le niveau des revenus distribués ici. Il manque désormais du pouvoir d'achat au niveau de la demande des biens et services NON importés, d'où les problèmes importants observés depuis quelques années: inflation d'abord, chômage, puis récession, celle - ci pouvant entraîner une grave déflation.
- Le phénomène existe chez nous. Là encore, tout à fait d'accord. Mais le but de mon article initial était de dire modestement que le capitalisme est arrivé à un stade de profitabilité plus fort qu'avant. Sinon pourquoi "certains" auraient pris la peine de faire fabriquer "ailleurs et très loin" des articles ordinaires tels que nos habits et articles de sport, nos chaussures, notre électroménager et électronique courants; mais il y a aussi les pièces détachées pour automobiles, avions, bateaux.
 
Cela paraît tout de même crédible, car le système bancaire, en voyant arriver ces profits bruts massifs a complètement déraillé. Entre les subprimes et les crédits revolving réservés aux économiquement faibles, le bon vieux système de Ponzi ( voir Madoff ) réservé apparemment à ceux qui ont des moyens, les abus de biens sociaux commis par certains  clients indélicats des banques mais dissimulés par elles dans les paradis fiscaux, les opérateurs financiers qui achètent avec de l’argent qu’ils n’ont pas encore ou qui vendent des objets financiers (d’ailleurs plus ou moins douteux) qu’ils n’ont pas encore acheté, il y a bien là tout un ensemble de procédés soit nouveaux, soit pratiqués au delà des limites jusque là admises et contrôlées. Les banques laissent faire si l’on en croit de nombreux chroniqueurs spécialistes qui jettent un regard suspicieux sur le jeu de yo-yo que connaissent encore les bourses. Il y a bien les Etats, mais les mesures prises par ces derniers ne semblent pas remettrent en cause le système ; tout au plus remplacent – ils des acteurs financiers défaillants.
 
Alors : Quel crédit accorder aux banques ? Réponse : aucun.

n°13850
TAAJ4
Posté le 22-08-2009 à 00:31:51  profilanswer
 

Les banques et les banquiers en France ont la réputation d’être coincés, en retard d’un quart de siècle, constituent un frein au développement économique de ce pays, ils ne foutent rien la plupart du temps dans les agences,  ils ne comprennent rien aux nouvelles technologies, beaucoup de cadres et chefs d’agences vieillissant dans leur bureau de 3m ne suivent plus le progrès.  Oui ils ne font pas faillite, ils se servent dans les comptes des autres.

n°25623
michesive
Posté le 25-10-2010 à 17:31:57  profilanswer
 

[fixed]

Le 21-12-2008 à 00:52:36, denfert0 a écrit :

Finalement entre mon contradicteur, Manneken , et mon premier article, il n'y a même pas, sur le fond, une épaisseur de feuille à cigarette.  
- Les articles importés des pays à bas (très bas) salaires ne sont plus fabriqués chez nous. Eh! bien, je dis d'accord, mais ce n'est pas bon pour le niveau des revenus distribués ici. Il manque désormais du pouvoir d'achat au niveau de la demande des biens et services NON importés, d'où les problèmes importants observés depuis quelques années: inflation d'abord, chômage, puis récession, celle - ci pouvant entraîner une grave déflation.
- Le phénomène existe chez nous. Là encore, tout à fait d'accord. Mais le but de mon article initial était de dire modestement que le capitalisme est arrivé à un stade de profitabilité plus fort qu'avant. Sinon pourquoi "certains" auraient pris la peine de faire fabriquer "ailleurs et très loin" des articles ordinaires tels que nos habits et articles de sport, nos chaussures, notre électroménager et électronique courants; mais il y a aussi les pièces détachées pour automobiles, avions, bateaux.
 
Cela paraît tout de même crédible, car le système bancaire, en voyant arriver ces profits bruts massifs a complètement déraillé. Entre les subprimes et les crédits revolving réservés aux économiquement faibles, le bon vieux système de Ponzi ( voir Madoff ) réservé apparemment à ceux qui ont des moyens, les abus de biens sociaux commis par certains  clients indélicats des banques mais dissimulés par elles dans les paradis fiscaux, les opérateurs financiers qui achètent avec de l’argent qu’ils n’ont pas encore ou qui vendent des objets financiers (d’ailleurs plus ou moins douteux) qu’ils n’ont pas encore acheté, il y a bien là tout un ensemble de procédés soit nouveaux, soit pratiqués au delà des limites jusque là admises et contrôlées. Les banques laissent faire si l’on en croit de nombreux chroniqueurs spécialistes qui jettent un regard suspicieux sur le jeu de yo-yo que connaissent encore les bourses. Il y a bien les Etats, mais les mesures prises par ces derniers ne semblent pas remettrent en cause le système ; tout au plus remplacent – ils des acteurs financiers défaillants.
 
Alors : Quel crédit accorder aux banques ? Réponse : aucun.


Cher internaute permettez moi de vous dire que je vais dire autrement ce que vous avez affirmé:
Aux banques je n'accorderais que des prêts de discrédit à vie, renouvelable au taux exclusif de sang pour sang


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