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Politique intérieure : donald18542002, 1 utilisateur anonyme et 7 utilisateurs inconnus

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Castro : Cuba attend

 
n°26940
cda - fran​ce 5
Posté le 13-09-2006 à 18:56:57  profilanswer
 

Cuba sans Fidel Castro ? Quel bilan faites-vous de sa présidence ? Quel est, selon vous, l'avenir du pays dans l'après-Lider Maximo ? La relève pourra se passer sans heurts et mener l'île à la démocratie ?


Message édité par cda - france 5 le 29-01-2012 à 21:47:49
n°26946
Mnemozine
Posté le 13-09-2006 à 19:53:24  profilanswer
 

Lors du décès du dictateur, il sera intéressant d'observer les réactions de la presse de gauche et, surtout celles de nos intellos qui, depuis un demi-siècle, n’ont jamais cessé de soutenir les pires tyrannies pourvues qu’elles fussent teintés de rouge. Dans les rédactions, comme d’habitude, tout est prêt. Mais la presse hésite encore entre le panégyrique révolutionnaire, le commentaire nuancé, et le froid bilan : on parle de vingt-cinq mille victimes, cinq fois plus que Pinochet. L’Humanité et Le Monde diplomatique, grands admirateurs de tous les régimes oppressifs, n’ont pas d’états d’âme. Le moment venu leurs folliculaires se fendront d’oraisons funèbres où la geste du dictateur se verra justifiée, magnifiée. A la Havane, il n’y aura pas assez d’hôtels pour loger les potentats arabes et africains - et leurs escortes de porte-flingues, venus saluer la dépouille de ce grand combattant de l’impérialisme américain. Il est prévisible que même Chirac se fendra d’un discours de circonstance dans le style emberlificoté de celui qu’il nous servi à la mort de Mitterrand. Dans les franges de l’événement, Lang, Sollers et BHL se cotiseront pour acheter une couronne. Une délégation de gaucho-communistes, de soixante-huitards et quelques saltimbanques de la chanson « engagée », rempliront un charter, et les antimondialistes, un ou deux autres. Nos révolutionnaires en chambre viendront voir de près à quoi ressemble – grandeur nature – « l’autre monde possible » qu’ils appellent de leurs vœux. Ils seront fortement encadrés par la chiourme des bagnes castristes. Veuve Mitterrand, Kadhafi et Régine Deforges seront aussi du voyage. On les mettra avec les pleureuses officielles qui -dit-on- s’entraînent chaque jour pour être fin prêtes à clamer leur douleur et s’évanouir sur ordre au passage du cortège funèbre. Les usages communistes sont en effet très proches des coutumes orientales.  
 
Il n’est jamais décent de se réjouir de la mort d’un homme. Mais le Lider màximo (j’en parle déjà au passé) n’était qu’un tyran paranoïaque. Un petit Staline des tropiques qui voyait des complots et des traîtres partout. Un menteur pathologique qui aura réussi en quarante-sept ans de pouvoir ubuesque à faire regretter la dictature de Batista. Il faut se rappeler les balseros - comme jadis les boat people vietnamiens – s’embarquant sur des esquifs de fortune pour rejoindre les îles Keys-West au large de la Floride. On estime à deux mille les noyés et les victimes des requins. Le communisme offre partout le même visage. Question : le Tribunal pénal international de La Haye a t-il jamais manifesté la moindre intention d’inquiéter cet homme reçu à l’Élysée ? Non, car l’hypocrisie diplomatique reconnaît les États, pas les régimes. Castro ne répondra pas plus de ses crimes que Sékou Touré, Mengistu, Mugabe, Pol Pot, et de tant d’autres Caligula de brousse aux idées "progressistes" ont répondu des leurs. La justice du TPI est sélective. « Le sang ne compte pas quand c’est la gauche qui le verse » avait observé J.F. Revel.
 
Le monde ne se portera pas mieux de la disparition de ce grigou décrépi, grotesque avec son képi de vieux sous-off rempilé de la coloniale; mais les cubains, oui ! Sa propre fille, Alina, exilée aux Etats-Unis pourra revenir avec sa famille dans son pays natal. La liberté ne viendra pas tout de suite. Les apparatchiks et leurs chiens de garde s’affronteront d’abord entre eux pour se partager ce qui peut l’être en prévision du retour inévitable de l’économie de marché, condition nécessaire à l’instauration - qui sera difficile - de la démocratie. Difficile, car les cubains devront d’abord se laver la tête et réapprendre à penser. Réapprendre à discuter entre eux sans reluquer à droite et à gauche pour s’assurer qu’il n’y a pas quelque mouchard dans les parages. S’habituer à entendre leurs responsables politiques normalement élus dire « il pleut » pour dire qu’il pleut.  Mais c’est surtout aux intellectuels – plus réceptifs que n’importe qui aux phéromones marxistes - que cela prendra du temps pour raisonner autrement qu’en slogans. Ils y seront aidés par le retour des exilés anticastristes de Miami qui disposent de toute leur tête. Ils sont plus d’un million. Ils ont des moyens et des dollars. Au pays de la libre entreprise ils ont appris le management et cultivé la volonté de réussir. Ce sont eux qui redémarreront l’économie. Car les insulaires non seulement sont fauchés mais sont fatigués. Ce doit être éreintant de « construire le socialisme » qui reste éternellement à construire, sans jamais voir pointer l’ombre d’une promesse réalisée de l’idéologie du Grand Mensonge. Cette aurore radieuse aussi inaccessible que ce château d’une légende nordique qui s’éloigne d’autant qu’on s’en approche. Ils en ont leur claque de la révolucion permanente et des logorrhées débiles et interminables du Lider màximo. Ils ont soif du mode de vie à l’américaine. Ils veulent lire le journal de leur choix. Ils veulent consommer. Ils veulent vivre. Ils ne veulent pas autre chose que de succomber à leur tour aux tentations de « l’aliénation » capitaliste.  
Et cela fera encore un État socialiste de moins et ça, c’est bon pour la planète comme dit la belle Évelyne à TF1. Alors les cubains pourront célébrer le plus beau jour de leur vie. Le jour où le drapeau cubain et la bannière étoilée de la liberté, à nouveau réunis, flotteront sur les balcons de la Havane et orneront le zinc de ce bar où autrefois Hemingway venait siroter son Martini.  

n°26947
bilbon1
Posté le 13-09-2006 à 20:31:55  profilanswer
 

Je viens d'écouter une très bonne émission de france Inter à 19 h sur ce sujet.
 
Si vous pouvez la poscaster, n'hésitez pas, les invités étaient intéressants.

n°26948
lapinagile
Posté le 13-09-2006 à 20:37:05  profilanswer
 


Pourqoi n'avez pas parler le sujet du pourquoi les USA maintienne un embargo sur Cuba?
Ca renforce le régime et ça pénalise  les cubains.A+

n°26956
mathias88
Posté le 13-09-2006 à 20:30:46  profilanswer
 

Bravo à Yves Calvi pour cette émission qui n'a vraiment rien à envier aux méthodes employées par Fidel Castro.
 
 
En effet Yves Calvi vient de perdre le peu de déontologie journalistique qui lui restait.
On a pu assister à un simulacre de débat.
Les intervenants ont été trié sur le volet pour que tout du long de l'émission il n'y ait aucun point de vue contridactoire, tout le monde était d'accords avec tout le monde, et pour cause!
Les intervenants rivalisaient même sur le plateau, pour savoir qui d'eux aurait le meilleur argument pour faire passer Castro pour le successeur de Stalline, Pol Pot ou Ceaucescu.
Si Yves Calvi avait encore l'esprit de débat qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, il aurait dû inviter des gens qui ne sont pas d'accords avec son point de vue, Ignacio Ramonet par exemple.
Quitte à l'allumer sur le plateau, mais au moins on aurait eu un débat contradictoire, plusieurs points de vues soit le propre d'un débat démocratique
Or là on se propose même de critiquer les intellectuels qui ont le malheur de peser le pour et le contre sur Cuba, mais qui biensur ne sont pas présent sur le plateau, quel courage de la part d'Yves Calvi.
 
Cette émission nous as alors appris plein de nouveautés.
La plupart des Cubains exilés à Miami ont fait fortune
La FnCA est un organisation très recommendable, d'ailleurs tout ses actions sont empruns de beaucoup de démocratie
Durant toute l'émission l'embargo des Etats-Unis envers Cuba n'a pas été cité une seule fois.
Chavez et Castro sont parano jamais les Etats-Unis n'ont tenté de déstabiliser leur régime, d'ailleurs le télévangéliste américain qui appelle tout les jours au meurtre de Chavez n'existe même pas
 
 
On retiendra aussi de cette émission quelques phrases mitiques du présentateur vedette :
 
Comment peut-on décider de foutre la moitié de la population de l'île en taule
Ou encore l'allusion aux profs d'espagnoles gauchistes qui ont surement eu le malheurs d'avoir un points de vue plus équilibré.
 
 
Mais ces invités ne se sont pas limités à déverser toute leur haine sur le régime cubain, ils en ont profité pour étendre leur haine à tout les dirigeants socialistes du coin, Chavez et Morales.
Qui tout le monde le sait sont des dictateurs nés.
D'ailleurs Chavez ose même remettre en jeu son poste de président à mi-mandat par référendum. Quel horreur !
Je crois bien qu'un certains Jacques C. ferait bien de prendre exemple sur Chavez l'apprenti dictateur.
 
Quant au référendum de 2010, qui selon une intervante sur le plateau serait un référendum pour élir à Chavez à vie.
Mais quel mensonge !
Le référendum vise juste à mettre en place une situation électorale comme en France ou un Président a le droit de se réprésenter autant de fois qu'il le désire. Par exemple Chirac a le droit de se présenter et d'être élu 2,3,4... fois, mais encore faut-il qu'il soit élu.
Ce que Chavez veut mettre en place c'est la même chose la possibilité de se présenter à autant d'élection qu'il le désire, tant que les Vénézuéliens l'élise !
ça n'a rien d'une élection à vie
 
 
 
J'espere que les d'analyse des médias vont dénoncer cette émission scandaleuse.
Je crois bien que Bayrou a raison on assiste dans ce pays à une dérive compléte des médias.

n°26957
sb145
Posté le 13-09-2006 à 21:41:34  profilanswer
 

au moderateur
cda est une emission de débats hier ils s'agissait de la fusion de gdf/suez sur le plateau cinq personnes TOUTES SONT D'ACCORD aVEC LE PROJET
sauf la CFDT D ACCORD ...MAIS  est ce un débat ou de la propagande !!!!
aujourd'hui cuba rebelote que des interlocuteurs anti castristes ou est le débat
l'année dernière il y avait un semblant de débat contradictoire nous sommes en année électorale YC va s'en donner à coeur joie dans les questions tendancieuses surtout si son plateau est univoque
sommes nous réellement en démocratie nous qui donnons des leçons à tout le monde nos médias sont tombés bien bas!!!!

n°26958
alaoudy
Posté le 13-09-2006 à 22:40:39  profilanswer
 

Bizarre bizarrre - d'abord à cette émission que des anti castrique convaincus. Ensuite, une image apacalyptique à tel point que l'on pouvait penser à Haiti, Saint domingue, ces paradis tropicaux qui ne souffrent pas de dicature.
PAs un mot ou presque sur le blocus.
Bizarre bizarre. Sur mezzo ce soir je regarde une émission allemande sur un orchestre de musique classique à la Havane, à votre avis, ils ont l'air...malheureux? affamés? apeurés? despérés? en prison?
à la rage des intello face à un peuple fier qui ne veut pas revenir à l'état d'avant, merceilleux quand cuba était le bordel des américains, son casino, le lieu detous les trafics, ni devenir comme leurs merveilleux voisins, haiti, saint domingue, grenade occupée par les USA.

n°26959
bozo175
Posté le 13-09-2006 à 23:39:53  profilanswer
 

Grand admirateur de l'émission, de son concept, de son analyse, de son animateur en chef, etc etc..   J'ai été surpris ce soir de voir 4 personnes, 4 anti Castro, pas 1 seule voix pour. On nous avait habitué à plus de diversité pourtant : qu'est-ce qui s'est passé ?    En plus, j'ai pu mettre la main sur un des discours (un régal) de l'organisation "Cuba Libre" de ce charmant M.Muller, invité sur le plateau (accessible sur http://www.liberte-cherie.com/a451 [...] ecl_.html)
 
On ne sera pas non plus étonné d'apprendre que l'association en question est financée (comme elle le clame ouvertement) par des donnateurs un petit peu particuliers et affiliés à des organisation soutenu par l'administration américaine, elle-même !?  - Eh oui, La France, elle même n'échappe pas au noyautage (on doit surement faire pareil de notre côté après tout.. )
 
Mis à part les reportages qui essaye de relève un peu de positivisme sur Cuba et les Cubains, on a assisté ce soir à un déversement d'unilatéralisme anti-castriste.  
 
A Refaire... (en plus démocratique)

n°26960
ludo78
Posté le 14-09-2006 à 01:10:45  profilanswer
 

Copie du message que je viens d'envoyer à l'émission :
 
"Monsieur CALVI
 
Je viens de regarder votre émission au sujet du régime cubain de Fidel Castro. J’en suis profondément atterré.
En effet, ce pseudo débat qui réunissait des invités du même bord, représentait un superbe exemple d'unanimité parfaite. Cela signifie que soit il n'y avait pas matière à débat, ce qui laisse penser que ce sujet n'était pas un bon ordre du jour pour votre émission, soit le débat était raté ; dans ce cas, j'espère que vous corrigerez rapidement le tir en organisant une nouvelle émission sur ce sujet. En tous cas, je pense que vous auriez pu économiser trois des quatre invités.
Pourtant, si vous aviez cherché ne serait-ce qu'un peu, vous auriez sûrement trouvé des contradicteurs, ils existent, ils écrivent et s'expriment dans les médias, peut-être pas les vôtres, mais vous en connaissez forcément certains.  
Pourquoi laisser vos invités regretter que Fidel Castro puisse garder autant de soutiens dans l'opinion mondiale sans en inviter un seul représentant ?
Vos invités ont pu librement s'exprimer sans que vous ne mettiez en doute à aucun moment leurs propos alors qu'ils contenaient de nombreux mensonges et omissions.
Comment peut-on n’exposer les malheurs du peuple cubain qu'à travers la politique de son président et occulter complètement les agissements des pays (les Etats-Unis en tout premier chef) et des organisations basées à l'étranger s'opposant à Cuba parfois par des méthodes hautement condamnables (terrorisme par exemple) ?
Comment peut-on faire l'impasse sur l'embargo criminel décrété par les Etats-unis qui nuit bien plus au peuple cubain que le caractère autoritaire du gouvernement cubain ?
Pourquoi ne pas avoir rappelé que les mesures de lutte contre Cuba par les Etats-Unis ont été reconnues illégales par les organisations internationales ?
Pourquoi laisser dire tant de mensonges sur le président du Venezuela Hugo Chavez et sur ce projet de référendum qui, soi-disant, ferait de lui un président "à vie" ? Vous savez pourtant que c'est une erreur grossière de laisser présenter les choses comme cela, n'est-ce pas ? Laisser dire que Chavez n’est qu’un apprenti dictateur est totalement malhonnête, car c’est complètement faux. En revanche, quand Madame Burgos se réjouit que l’opposition à Chavez ait pu se trouver un représentant unique pour les élections présidentielles de décembre prochain, il convient de rappeler que ce représentant, qui est le gouverneur de l’état de Zulia, est reconnu avoir été impliqué dans le coup d’état contre Chavez en avril 2002. Ce coup d’état avait, pour deux jours seulement, mis au pouvoir une personne qui s’est immédiatement révélé être un véritable dictateur ; et comme cette personne était le président du syndicat patronal du Venezuela, nul doute qu’il aurait fait beaucoup mieux que Chavez ou Castro pour le bien-être de son peuple !
Vous avouerez quand même que, pour fustiger Castro, les arguments exposés étaient très maigres. L’émission partait d’un acquis : Fidel Castro est l’incarnation du mal. Là-dessus, il ne pouvait y avoir de débat. La question ne portait que sur la nature des réjouissances qui suivraient sa mort. Il faut reconnaître que vos questions n’ont pas beaucoup donné l’occasion à vos invités de se justifier sur les raisons de leur farouche opposition. Les images des manifestations des opposants (à Paris ou à Miami) n’étaient pas convaincantes (difficultés évidentes pour recruter des figurants).
Je pense qu’il aurait été intéressant de détailler le contexte dans lequel le régime de Castro a vécu : Cuba est une île assiégée et agressée depuis plusieurs décennies par la plus grande puissance mondiale et, pire encore, très proche voisine. S’est-on demandé si, dans de telles circonstances, n’importe quel état serait resté un exemple de démocratie ?
S’est-on demandé si, après la chute éventuelle du régime de Castro, le peuple cubain allait échanger avec joie son modèle social (reconnu à l’échelle mondiale, comme vous l’avez avoué du bout des lèvres) pour une pseudo-démocratie baignée de nouveau dans un capitalisme libéral et brutal assaisonné de néo-colonialisme ? Nier que c’est ce qui attend les Cubains comme alternative en cas de chute du régime castriste serait de la mauvaise foi ou de l’optimisme naïf indigne d’un journaliste.
Monsieur Calvi, vous êtes un meilleur outil de propagande que celui que vous et vos invités attribuez à M. Fidel Castro.
En espérant que vous ferez mieux la prochaine fois, veuillez agréer, Monsieur CALVI mes salutations les meilleures.
"
 
Je pense que ASINUS aurait très bien pu faire parti des invités de cette émission, il a l'air parfaitement dans le ton.

n°26961
Xebeche
Posté le 14-09-2006 à 03:40:20  profilanswer
 

 Oh là, Oh là, Asinus ! Quel diatribe que celle que tu nous offres ici, Ô penseur devant l'éternel, oui je tutoie, c'est plus convivial et je critique aussi :  
  Tout d'abord je soulignerai que ton pseudo est parfaitement valable car c'est bien en "Equus asinus" que je te considère :
 
  Tout d'abord, il faut savoir que la gauche française n'a jamais épaulé le gouvernement de Cuba, et si un jour elle a osé en dire du bien, dans un moment d'égarement sûrement, c'était du bout des lèvres car Cuba est clairement et vraiment à gauche et cela dérange. Pour preuve nous avons eu une superbe émission de propagande politique anti-castriste sur une chaine du service public, avec un présentateur vedette qui monte et qui monte encore à l'audimat mais qui descend dans l'estime de tous les esprits critiques qui ont eu droit à cette démonstration de la manipulation des masses : Pas de débat mais une longue énumeration d'inepties formulées par des pseudos experts qui parle de Cuba comme s'il s'agissait d'une anomalie. Pourquoi ne pas avoir convié des journalistes pro-cuba, des représentants de Cuba comme des membres de l'ambassade de Cuba à Paris ? C'est certain, cela a été fait mais personne ne voulait venir, de peur de vomir sur le plateau peut-être ?  
 
  J'en reviens à l'âne, donc. La presse de gauche et son avis, on s'en moque car ils sont impuissant et tout le monde le sait. Qu'avons nous donc ensuite ? Castro un petit Staline paranoïaque ? Certe après plus de 50 attentats déjoué, il y a de quoi douter, non ? Castro pourrait faire regretter la dictature de Batista ? Ne conviendrait-il pas de demander leur avis au Cubains ? Qui es-tu donc pour oser louer un dictateur comme Batista dans le seul but d'en dégommer un autre, fidèle celui là ! Mais par ce "regret" tu te trahie toi même petit âne dôter de doigts délicats qui écrivent n'importe quoi. Car ici est ta limite, tu sais peu mais tu écris beaucoup, comme d'autres ... Les boats-people   cubains ne sont-ils pas encouragés par les USA quand on sait que seul les cubains ont droit à la nationalité étasunienne s'il arrive à poser les deux pieds sur le sol "sec" de la côte nord-américaines ? Les mexicains n'ont visiblement pas droit à un pareil traitement , pour eux un mur et des milices privées suffiront. Et si les demandes de visa du gouvernement Cubains sont supérieures aux acceptations de l'administratiion nord américaine, en infraction avec les accors passés, d'où cela peut-il provenir, de la "pseudo dictature" incriminée dans cette ersatz de débat télévisé ... ?  
 
  L'âne dit " Le communisme montre partout le même visage", le réfléchit écrit : Pauvre de toi, peut-être un jour tu penseras toi aussi et alors le régime de la Corée du nord t'achèvera car si tu te révoltes tant concernant Cuba regarde à l'Est et souffre de ton propre venin.
 
  Le tribunal pénal international ? Pas moins ? Et bien que dire d'un embargo qui perdure alors que depuis plus de 15 ans seul trois pays au conseil de l'ONU votent pour son maintien alors qu'approximativement 177 votent pour la levée de ses sanctions qui ne meutrissent que le peuple Cubain ?
 
  Ainsi donc l'économie de marché est la seule condition à l'instauration de la démocratie ... Certes, on pourrait te croire, un 20 avril 2002, juste avant l'addition et la perte de liberté visible au second tour d'une élection présidentielle dans une économie de marché bien française celle-ci ! Pardon mais le 21 Avril 2002, le démocratie s'en est enfuit mais l'économie de marché est restée ...
  Les cubains vont réapprendre à penser ... Pourquoi ? Parce qu'ils pensent de travers ? Et puis ils sont tellement bêtes qu'ils ne se révoltent pas, n'est ce pas ? Quel cruel manque de considération alors que ton propos ressemblait, au début, à de l'intérêt pour ce peuple, usurpateur ! Et quand on ne pense pas comme toi, au travail, dans la rue et dans ton voisinnage, ils pensent tous de travers, eux aussi ? Pauvre Asinus.
 
  Tu fais l'apologie de la presse dite "libre" alors que la presse française est dans les mains des plus grands fabricant d'armes de l'hexagone, bien ancrée à droite s'il faut le préciser. Bravo, quelle belle analyse, demande à Yves Calvi une petite place au chaud sur son plateau, tu es bien dans le ton de cette fausse émission.
 
  Le meilleur pour la fin,  
 
"Ils veulent consommer. Ils veulent vivre. Ils ne veulent pas autre chose que de succomber à leur tour aux tentations de « l’aliénation » capitaliste".  
 
  Et bien non, peut-être qu'ils ne veulent pas de ton "alienation" à 2 centimes d'euros, et de toute façon, ce qu'ils veulent c'est à eux et à eux seuls de le définir, encore une fois. Enfin pour ce qui est de l'état socialiste de moins, cela ne fera sans doute aucun bien à la planète, bien au contraire, car s'il est un pays au monde qui se soucis de l'écologie c'est bien Cub, avec un embargo si pénalisant, rien ne se gaspille à Cuba, réfléchit et surtout arrête de regarder Evelyne sur TF1, cela fait consommer trop de Coca-Cola !
 
  Bravo, tu as la réflexion et les oeillères d'un vrai "Equus Asinus"
   
Bien cordialement,
 
Xebeche.
 
 
 

n°26963
bilbon1
Posté le 14-09-2006 à 10:30:49  profilanswer
 

Equus Asinus:  
 
L'âne est un vertébré :
 
 classe des mammifères,  
 famille des équidés,  
 genre equus,  
 espèce asinus.
 
 
C'est un équidé asin, alors que le cheval est un équidé équin. Parmi les équidés, on différencie aussi les zèbres, les onagres et les hémiones.  
 
L'origine géographique de l'âne était discutée jusqu'à qu'une étude de deux longues années vienne nous en apporter un éclairage nouveau : les ânes sauvages en Afrique du Nord-Est sont les ancêtres de nos ânes modernes.
 
Etonnant non ?
 
Le jour où l'humanité rêvera d'autre chose que "consommer et succomber aux tentations du capitalisme", alors Cuba sera sans doute le caïman vert que beaucoup rêvent.
 

n°26968
lef1
Posté le 14-09-2006 à 11:24:33  profilanswer
 

Le 13-09-2006 à 18:56:57, cda - france 5 a écrit :

Cuba sans Fidel Castro ? Quel bilan faites-vous de sa présidence ? Quel est, selon vous, l'avenir du pays dans l'après-Lider Maximo ? La relève pourra se passer sans heurts et mener l'île à la démocratie ?


 
Le pb avec les dictatures de gauche c'est qu'elles tiennent bien mieux le coup que toutes les autres.
 
La démocratie n'est hélas pas pour demain à Cuba. On peut même augurer que le joug va se resserrer afin d'éviter tout trouble. Le fascisme rouge ne va pas s'effondrer illico.

n°26977
Olivier L
Posté le 14-09-2006 à 14:24:31  profilanswer
 

A l’attention de M. Yves Calvi
 
Quel beau titre pour une émission d’investigation télévisée : « Castro : Cuba attend ». Oui, vous avez raison de le dire, Cuba attend. Cuba attend à peu près tout ce qui va à l’encontre de ce que vos invités nous ont raconté sur votre plateau.  
Cuba attend que son histoire et son destin soit enfin évoqués sans que la parole soit uniquement laissée aux contre-révolutionnaires qui se battent (avec des capitaux nord-américains) pour que cette île redevienne le tripot et le bordel pour étasuniens fortunés que Fulgecio Batista, dictateur que la révolution cubaine a renversé, avait développé.  
Cuba attend que l’on pose enfin la vraie question des souffrances qu’engendrent le blocus étasunien à son peuple.
Cuba attend que l’on évoque un jour les succès rencontrés par ce que vous appelez le « régime » dans les domaines de la santé, de la culture, de l’éducation...
Cuba attend que l’on reconnaisse à son peuple le droit, qui passe pour pure folie aux yeux de certains, de vivre dans un système socialiste, où le premier but de l’homme n’est pas de s’enrichir, mais de partager entre tous les ressources à disposition.
Cuba attend que les plateaux de télévision ne soient plus uniquement ouverts aux pseudos-intellectuels qui dénoncent de loin et dans une scandaleuse insouciance les affres d’un régime qu’ils ne connaissent pas, ou qu’ils travestissent pour le rendre conforme à leurs intérêts.
 
 Quelle est la place laissée au débat, lorsque vous invitez sur un plateau Jacobo Machover, Serge Raffy, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Laurent Muller, dont l’association qui s’est honteusement attribué le nom de Cuba Libre est largement financée par des capitaux venant de l’autre côté de l’Atlantique, et Elizabeth Burgos, dont on comprend la frustration face au succès de la guérilla quant on voit la façon dont son mari, Régis Debray selon El Nacional, s’y est illustré.
 
 Je ne vous reproche pas, Monsieur Calvi, d’avoir invité ces personnes là, bien que, vous l’avez deviné, leur vision ne soit pas la mienne. Je vous reproche de leur avoir attribué exclusivement la parole, sans place aux débats, sans place aux associations qui travaillent avec Cuba sans lui donner de leçon sur ce qu’elle doit devenir, sans place au peuple cubain pour défendre sa vision des choses, sans même un avis historique ou économique neutre. Vous êtes vous seulement adressé à l’Ambassade de Cuba pour lui demander de venir parler de l’île sur le plateau ? Monsieur Muller, qui se targue de manifester chaque semaine devant, vous en aurait peut-être fourni l’adresse ? A moins que vos invités eux-mêmes n’aient refusé la confrontation ? Vous nous avez livré durant toute l’émission, une vision unique, pour laquelle vous prenez fait et cause, ce qui est proprement inacceptable. Vous avez nié, durant toute cette émission, l’intelligence et la réflexion de vos téléspectateurs, pensant qu’ils ne s’interrogeraient pas sur les autres aspects du débat.  
 
 Je n’ai pas réussi à supporter votre émission de façon intégrale. Le discours stérile et prémâché de vos invités n’invite pas à l’attente d’une réflexion intelligente. Comment peut-on comparer Cuba et « les systèmes caudillistes comme on en a tant connu en Amérique Latine » ? C’est non seulement mentir à l’auditeur et refuser de voir l’histoire : il ne s’agit pas d’un système caudilliste, il s’agit d’un peuple qui a pris les armes pour se libérer et qui a fait jusqu’ici confiance à Fidel Castro pour diriger le pays. Le sens du « dialogue » que revendiquent vos invités pour les cubains de Miami a été maintes fois prouvé, lors de l’attaque de la baie des cochons, par exemple…Doit-je aller jusqu’à relever les incohérences de Mme Burgos, lorsqu’elle parle de la volonté d’Hugo Chavez (qui n’est pas épargné au passage, tant qu’à y être, faisons-nous plaisir !) d’installer son pouvoir à vie.
Pour Mme Burgos, un pouvoir à vie passe par des élections démocratiques. Pour Mme Burgos, un Président de la République qui remet son mandat en jeu à mi-mandat cherche à établir un pouvoir à vie. Et lorsqu’un Président propose de faire cesser la limitation constitutionnelle du nombre de mandat qu’un Président est autorisé à faire, en organisant un référendum pour savoir si le peuple est d’accord, alors Chavez tente d’instaurer un pouvoir à vie. Les mots ont-ils encore un sens ? Est-ce que Mme Burgos s’est insurgée lorsqu’un certain Jacques Chirac, en mettant en place le quinquennat par voie référendaire,  a enlevé de la Constitution la limitation du nombre de mandats présidentiels ? Je n’en fais pas un titre de gloire, mais je constate : le Président Chavez propose de mettre en place la même démarche que celle qui a été mise en place en France pour aboutir au même résultat. Un seul de vos invités a-t-ils qualifié Monsieur Chirac de dictateur ?  
 
Oui, Monsieur Calvi, Cuba a attendu et attend. Cuba attend aujourd’hui des nouvelles de son Président, Cuba attend que l’on cesse de lui expliquer ce qui est le mieux pour elle. Mais Cuba ne fait pas qu’attendre : Cuba a pris les armes pour se libérer de la tyrannie, et le referait si cela était nécessaire. Cuba a lutté durant 47 ans pour garantir sa souveraineté. Cuba travaille pour la reconnaissance des pays « non alignés ». Cuba travaille avec le Venezuela et la Bolivie à la mise en place d’un autre système que celui que la pensée unique cherche à nous imposer aujourd’hui.
 
 Si vos invités sont si sûrs que le peuple cubain n’attend que la mort de Fidel Castro pour renverser le « système » cubain et revenir à l’ordre néolibéral, qu’ils aient au moins le courage de leurs opinions. Lorsque les cubains n’ont plus voulu de la régence nord-américaine, ils ont pris les armes et se sont libérés. Ce fut un combat dur et long, un peu le combat de David contre Goliath, ce qui ne l’empêcha pas d’être victorieux. Que messieurs Raffy, Machover, Muller et Mme Burgos prennent leurs responsabilités : les étasuniens se feront un plaisir de financer un combat qu’ils lanceraient. Mais peut-être ne sont-ils pas si sûr de la victoire.
 
Cuba attend, car son Président est malade. Cuba sait que Castro n’est pas éternel. Que Fidel Castro meure est inévitable, c’est peut-être le seul point sur lequel nous sommes d’accord. Mais cette révolution, que vous présentez comme la prise de pouvoir par Fidel Castro, est la Révolution du peuple cubain. Et le peuple cubain saura la faire vivre, car le peuple cubain sait ce qu’il a gagné, même si vos invités, choisis avec soin, font mine de l’ignorer.

n°26978
Francescol​i
Posté le 14-09-2006 à 14:42:36  profilanswer
 


Je ne suis pas un habitué de l'émission, je suis tombé dessus par hasard, et je suis tombé une deuxième fois de haut.
 
Comme le sujet m'intéressait, je me suis tout de même accroché, choqué par le ton très unilatéral, mais espérant une note discordante qui au moins excuserait quelques dérives castristes, ou rappelle l'un ou l'autre acquis de la révolution. Mais rien de tel, un débat inique, à sens unique, animé par des esprits revanchards et de mauvaise foi.
 
Parce que quand même :
 - oser dire que Cuba n'est plus un problème pour les Etats Unis depuis la crise des missiles (années 60 tout de même), alors que dans le reportage précédent on relevait que les cubains de Miami constituaient un des plus influents lobbies aux USA !!!
 - oser dire que la Bolivie de Morales, pays le plus pauvre d'Amérique du Sud, a davantage besoin d'ingénieurs pour leurs mines que de médecins !!!!!
 - oser parler de ségrégation raciale à Cuba ("la pire de l'Amérique Latine" ) ... alors qu'il n'y avait aucun noir sur le plateau !!!
 - passer sous silence toutes les souffrances des peuples latinoaméricains qui  ont rejoint la "voie de la liberté et la démocratie" américaine, comme le Nicaragua dont la situation ne semble pas plus enviable depuis le retrait des Sandinistes, ou les autres voisins (Haiti, St Domingue, ...) qui n'ont même pas eu droit à de tels moments d'espoir
 - passer sous silence, entre autres, les systèmes de santé et d'éducation cubains, probablement pas parfaits, mais plus qu'honorables eu égard aux moyens de ce petit pays, et sans aucun doute plus performants que beaucoup dans la région
 - et surtout, s'arroger la parole d'un peuple qui n'est peut-être pas le plus heureux ou opulent sur terre, mais qui a au moins de quoi alimenter sa fierté nationale, que beaucoup d'autres ont bradé à des puissances étrangères.
 
Bref, c'est un scandale. Un anti-exemple parfait, un cas d'école à montrer dans les classes de journalistes. Et une véritable honte pour le service public. Aurais-je quelque raison de me montrer moins pessimiste quant à la qualité des futures émissions sur cette chaîne ? Ou devrais-je attendre la fin des présidentielles et du totalitarisme médiatique sarkozyste pour nourrir un quelconque espoir ?

n°26979
Francescol​i
Posté le 14-09-2006 à 15:08:14  profilanswer
 

Le fascisme rouge est-il moins enviable que le nouveau fascisme libéral ambiant ? La police politique cubaine est-elle vraiment plus insupportable que le mattraquage anti-terrorriste aux USA, qui pousse certains citoyens musulmans aux pires exactions, et qui pousse la majorité des autres à soutenir les entreprises guerrières de leurs dirigeants et la restriction de leurs propres libertés ?  
 
Est-il scandaleux de considérer que les promesses américaines de démocratie et de liberté ne sont pas tout-à-fait crédibles quand on voit la dégénérescence du Nicaragua qui a eu le malheur de jouer le jeu "démocratique", ou l'exemple Irakien, ou encore le sort des voisins Haïtiens, ou des mêmes Cubains avant la révolution ?
 
Je crois qu'il faut surtout voir le régime cubain comme un bouclier, aussi imparfait soit-il, contre le totalitarisme américain qui veut imposer son modèle et ses vues à toute la planète. Je suis persuadé que les Cubains - ou en tous cas la majorité de ceux-ci - ne vivront pas mieux sous le joug américain. Vous m'excuserez en effet de penser, à la lumière de l'histoire latinoaméricaine, que les ennemis des USA ne peuvent être totalement mauvais ... Ils ont été l'ennemi fatal de trop d'aspirations collectives pour pouvoir envisager sérieusement une seule seconde qu'ils sont capables d'améliorer le sort actuel des Cubains.
 
Je ne suis pas un spécialiste de ce pays, mais les gens y ont acquis des avantages sociaux indéniables. Peut-être limités si on les compare à ceux dont nous bénéficions sous nos latitudes plus opulentes, mais pas aussi ridicules à la lumière des PIB respectifs ...

n°26986
Mnemozine
Posté le 14-09-2006 à 16:49:39  profilanswer
 

[
  A Xébèche et Bilbon]
Chers amis,  
Asinus equus secoue sa tête d’âne par-dessus la clôture pour vous saluer et vous remercier de l’intérêt que vous portez à ses braiements. D’abord, je vous sais gré de m’informer que nous vivons depuis 2002 en dictature. C’est bête, je ne m’en étais pas aperçu ! La distraction sans doute ? Il est vrai qu’un âne…
Je ne « loue » pas le régime de Batista et moins encore celui de Kim Jong Il, ça c’est vous qui le dîtes.  Je fais la comparaison entre deux dictatures dont la seconde n’est pas moins déplaisante que la première. Quant à l’embargo, il ne s’applique qu’aux exportations américaines. Un embargo n’est pas un blocus, comme certains disent assez sottement. Cuba a toujours été libre de commercer avec qui il voulait. Ce qui est évidemment difficile dans le contexte mondial de libre échange qui prévoit la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux. Un régime autarcique (et autiste), comme le sont les régimes communistes de stricte obédience (il en reste peu : Corée du Nord, Cuba, Laos…) se condamne à végéter dans la pauvreté. Jusqu’à l’effondrement du « camp socialiste » l’île sous perfusion soviétique ne vivait pas si mal. Et d’ailleurs, on ne peut nier les progrès réalisés dans le domaine de l’éducation et de la santé. La prostitution et la pornographie mercantile auraient même disparus, au moins officiellement. Ce sont là des plaies des pays libres. Nous faisons parfois un mauvais usage de la liberté.  Il faut reconnaître qu’il nous arrive d’appeler « libertés » ce qui relève du laxisme moral et de la lâcheté complaisante. Contrairement à ce vous dites à mon propos, je sais aussi rester lucide. Mais d’autres éléments propres à tous les régimes socialistes : inefficacité, corruption, parasitisme bureaucratique, économie « noire », dogmatisme doctrinal niant le réel, presse à la botte, etc… ont malheureusement contrebalancé les aspects positifs de la « révolucion ».  
 
A propos des boat people, votre commentaire relève de la bouillie de chat. Comme la réalité des « balseros » est impossible à nier, vous faites l’amalgame entre des gens qui pensent vivre mieux aux Etats-Unis que chez eux (ce qui est effectivement le cas de la population pauvre mexicaine) et les Cubains qui fuient la tyrannie. Ce n’est pas la même chose que de fuir la misère et fuir l’oppression. Mais s’il arrive fréquemment que l’on fuie les deux, comme en Afrique. En observateur perspicace vous aurez remarqué qu’au long de l’histoire du XXème siècle, c’est par milliers et même par millions que des gens ont fuit, ou tenter de fuir, les régimes totalitaires pour trouver refuge en démocratie et, particulièrement, aux Etats-Unis. Sauf erreur ou oubli (je vous accorde volontiers qu’un âne ne sait pas grand-chose), on n’a jamais vu quelqu’un d’assez cinglé pour tenter à titre personnel la démarche inverse : fuir l’abominable capitalisme pour demander asile dans un paradis collectiviste. Mais cela est arrivé dans un cadre plus collectif. Ainsi, nombre de brigadistes de la guerre d’Espagne ont rejoint la patrie des travailleurs après la débâcle. Ils ont eu droit au comité d’accueil du petit père des peuples. Bien d’autres naïfs militants communistes (français en particulier) sont partis aussi pour « construire le socialisme ». Un voyage sans retour.  
 
Oui, ne vous en déplaise, les Cubains devront réapprendre à vivre libre. On ne se débarrasse pas facilement de près d’un demi-siècle de bourrage de crâne et de réflexes conditionnés par la peur ou la servilité. L’oppression disparue dans les faits persiste longtemps dans les têtes. Quel serait votre état d’esprit si vous aviez du subir journellement, depuis quarante ans, depuis la maternelle, un matraquage idéologique imbécile – y compris au boulot, ou une « camarade du parti » commente la presse locale, c'est-à-dire la pensée du leader maximo ?  Vous dites 50 attentats déjoués ? Vous êtes bien en dessous de la réalité, monsieur ! La « pensée » obsessionnelle de Castro, relayée par ses séides, consiste à dénoncer tous les jours le « complot » de l’impérialisme. Oui, c’est tous les jours que le bien-aimé Fidel, en dépit de sa garde prétorienne, échappe par miracle au Ravaillac ou à la Charlotte Corday version tropicale.  C’est d’ailleurs là une constante des régimes communistes. C’est inouï le nombre d’ennemis du peuple, de contre-révolutionnaires, d’agents de la CIA, de suppôts du capitalisme, de traîtres et de renégats en tous genres, que le gentil Fidel a du embastiller ou fusiller depuis les temps héroïques de la Sierra Maestra. Y compris ses compagnons. Pour exister, le communisme à d’abord besoin d’ennemis. Quitte à les inventer. Car le propre de l’idéologie est moins de réaliser que de dénoncer. Tout le temps. Même chez nous. Les logorrhées spasmodiques de Besançenot ou « d’Arlette » sont peu différentes de celle de Castro : tout le monde est pourri sauf nous. Je vous rappelle au passage que les Etats-Unis n’étaient pas du tout hostiles aux « barbudos ». Au contraire ! L’attitude américaine a changé quand « Fidel » s’est avisé de construire une république de type « populaire ». Je suis allé à Cuba. Deux fois. En tant que touriste, on ne voit d’abord que ce que les gens veulent bien montrer ; soit en accord avec le régime, soit par une attitude neutre - déjà révélatrice en soit, soit en désaccord, mais à leur risques et périls. L’âne ne sait rien, mais il se trouve qu’il a vécu deux ans au Mali (61/62) au temps de la dictature prosoviétique (un pléonasme) de Modibo Keita. A condition de nous occuper de nos affaires et de la boucler, nous les « toubabs » n’en étions pas affectés. Nous étions même tout à fait libres. Mais pour les Noirs, c’était tout autre chose. Chaque jour les hauts parleurs installés sur la place du marché à Bamako déversait un torrent non-stop de propagande niaise. Et ce n’était là que l’aspect le moins toxique du régime. Si les Maliens s’habituaient aux décibels, ceux qui étaient arrêtés, (pour cause de complot, bien sûr !) menottés, tabassés, survivaient rarement au travail forcé dans une « mine de sel », l’équivalent africain du goulag. Il faut avoir vécu ce genre d’expérience pour savoir ce qu’est la réalité quotidienne sous le joug d’un régime d’oppression, même si l’on n’est pas soi-même concerné. Mais je ne peux oublier des amis africains roués de coups pour la seule raison d’avoir été surpris à écouter Radio Dakar, le Sénégal étant « l’ennemi » d’alors. Or donc, vous pouvez vous raccrocher à des chimères ; prendre vos désirs pour des réalités. Il reste que Cuba est déjà en route vers la liberté. Évidemment, cela ne va pas dans le sens du « matérialisme historique » des marxistes de la vieille école… ou des « analyses » du « Diplo », mais il faudra s’y faire.
Comme vous le savez, le socialisme a le culte des momies. Aussi après Lénine, Staline et Mao – on pourrait empailler Castro. N’est-ce pas une bonne idée ?  

n°26987
alinemex
Posté le 14-09-2006 à 17:01:16  profilanswer
 

Dommage, dommage, dommage...
Dans un pays démocratique comme la France, où règne la liberté d'expression, dommage de voir cette bonne émission tomber dans le politiquement correct le plus complet et le plus surprenant.  
Latinoaméricaine, pas forcément de gauche, j'ai été énormément étonnée de voir ce panel d'invités oublier de se questionner vraiment sur leur point de vue. Oublier de débattre et oublier de donner suffisamment d'éléments pour que le public sache quelle est la vraie situation à Cuba. Ce serait bien de s'éloigner des idées reçues qu'a véhiculé ce débat.
Vraiment regrettable.

n°26996
crab2
Posté le 14-09-2006 à 19:31:37  profilanswer
 

.
En France il n’y a pas de prisonnier politique ni de journalistes dans les prisons.
.
A Cuba ?
.
Crab.
 

n°26997
bilbon1
Posté le 14-09-2006 à 21:10:49  profilanswer
 

Je ne souhaitais pas intervenir dans ce débat, Cuba n'est pas ma spécialité, j'éprouve juste une profonde sympathie pour ce peuple que nombre de mes amis m'ont décrit.
 
Mais sur l'embargo, différent du blocus, c'est une présentation tendencieuse qui ferait frémir un cubain le subissant.
 
Lorsqu'on sait que les navires qui commercent avec Cuba ne peuvent sans amende entrer dans un port états-unien, que ne pas pouvoir commercer avec les états-unis revient pour ce pays à na pas disposer du plus grand marché accessible en Amérique, et que les états unis dissuadent tous les pays potentiels de commercer avec Cuba . . .
 
C'est juste de la bonne conscience : pas d'obligation . . .la liberté  . . .  
 
Je veux juste reprendre une phrase qui teinte tout le reste du propos :  
 
"Ce qui est évidemment difficile dans le contexte mondial de libre échange qui prévoit la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux"
 
Là, permettez moi de sourire, car si les capitaux s'échangent bien, seuls les hommes qui les détiennent jouissent de cette liberté de circulation que vous semblez appeler de vos voeux pour les cubains.
 
Et le cubain de demain, si son pays ressemble à un paradis capitaliste ou du moins non socialiste comme haïti, ne risque pas d'aller profiter du libéralisme en chine et au vietnam.
 
Comme l'écrasante majorité des habitants de cette planète pourtant aujourd'hui si peu socialiste et tellement libérale.
 

n°26998
foula94
Posté le 14-09-2006 à 23:25:15  profilanswer
 

j'hésite encore en écrivant ces lignes entre l'ironie et la colère. Je vais choisir ni l'un ni l'autre car finalement ce n'est ni drôle ni dramatique! marié à une cubaine, travaillant avec des entreprises cubaines, je pense avoir ma petite expérience de Cuba et de ses réalités qui vaut bien celle de ceux qui n'y mettent jamais les pieds. Cher Monsieur Asimut votre haine du communisme vous aveugle! qu'elle présomption et quelle arrogance dans votre phrase "les cubains devront apprendre à réfléchir" ou quelque chose comme ça... Je ne vais pas redire ce qui a déjà été dit par les autres intervenants, ni même défendre ma réalité de Cuba. Si je devais le faire ce serait trop long car c'est une situation complexe qui mérite autre chose justement que le procès stalinien auquel nous avons assisté l'autre soir. Que certains qui passent à la soupe chez Busch (ils se reconnaitront)  puisse se satisfaire de ce genre d'émission à sens unique, je peux le comprendre, mais qu'un journaliste que je respectais jusqu'à ce jour tombe dans ce panneau grossier, alors là je m'inquiète vraiment pour notre démocratie. Cette émission était vulgaire dans tous les sens du terme. Reprenez-vous vite SVP

n°27002
CubaSi Fra​nce Proven​ce
Posté le 14-09-2006 à 19:28:53  profilanswer
 

Emission C dans l’air : « Castro : Cuba attend »
 
 
Votre émission « C dans l’air » se veut une émission d’information. Or, informer signifie tout d’abord s’informer soi-même sur le sujet que l’on doit traiter, en étudier tous les aspects, donner la parole à des intervenants d’origines et d’opinions diverses... Rien de cela n’a été fait dans votre émission du 13 septembre : « Castro, Cuba attend ».
Le liste de vos invités donne d’emblée le ton : Serge Raffy, Elizabeth Burgos, Jacobo Machober, Laurent Muller, un ramassis d’anticastristes notoires aux déclarations truffées d’erreurs, d’approximations, d’interprétations fallacizeuses... et en face, personne !!
Or, face à l’association « Cuba libre » représentée par Laurent Muller, il existe en France de nombreuses associations de solidarité avec Cuba, dont Cuba Si France, qui auraient pu répondre efficacement à un certain nombre de contre vérités qui nous ont été assénées avec le commentaire éternellement répété : « Tout le monde est d’accord là-dessus... » Eh bien non, tout le monde n’est pas d’accord là-dessus...
Il existe aussi à Paris une ambassade de Cuba qui fait un travail d’information remarquable . Le moins que vous auriez pu faire aurait été d’inviter un de ses membres, en application du principe selon lequel tout accusé a le droit de se défendre et le pire des assassins a le droit de ne pas être condamné sans avoir été entendu.
Vous parlez des manifestations de l’associations « Cuba libre » devant cette ambassade pour demander « la libération des prisonniers politiques » mais vous ne parlez pas de la pétitions  « La souveraineté de Cuba doit être respectée » qui circule actuellement et a déjà réuni plus de 12 000 signatures en quelques jours. Vous ne dites pas non plus qu’une demande a été déposée l’année dernière, et va l’être à nouveau cette année, pour que le Prix Nobel de la Paix soit attribué au Président Fidel Castro, vous ne parlez pas non plus des 5 Cubains condamnés aux USA à des peines qui dépassent parfois la perpétuité pour avoir lutté contre le terrorisme et dont nous demandons la libération depuis 8 ans déjà. A ce sujet, je peux vous informer qu’une grande manifestation de soutien aux 5 va être organisée le 30 septembre à Paris, salle des Diaconnesses. Vous devriez aller y faire un tour...
Toute votre émission n’a reproduit qu’un son de cloche et donc, cette émission n’est pas une émission d’information mais une émission de propagande éhontée.
Seul le titre était bien choisi, car en effet, Cuba attend mais pas comme vous le suggérez, la mort de Fidel Castro, non, Cuba attend le rétablissement du président Fidel Castro, qui lui a rendu sa dignité et que, pour cela, elle respecte infiniment...
Françoise Lopez
présidente de Cuba Si France Provence

n°27003
bleitrachd​anielle1
Posté le 14-09-2006 à 23:24:56  profilanswer
 

Je tiens à signaler à vos auditeurs les faits suivants qui prouvent à quel point votre émission est "démocratique"...
 
J'ai été contactée lundi 11 septembre par une de vos collaboratrice madame christelle B. Nous avons parlé quelques minutes de Cuba et je lui ai expliqué à quel point ceux qui intervenaient habituellement non seulement refletaient une seule opinion, mais témoignaient en général d'une ignorance crasse sur le sujet. l'exemple type étant Serge raffy, qui a écrit le livre le plus malveillant mais aussi le plus fantaisiste sur Fidel castro, faire appel à lui est à peu près comme faire appel à Dan Brown l'auteur du Da Vinci code comme spécialiste des questions vaticanes. je dois dire d'ailleurs que "le plateau que vous avez réuni est ce qui se fait de mieux dans la désinformation, mais ne sachant pas à qui vous faisiez appel, je vous ai suggéré puisqu'il s'agissait de Fidel Castro de faire appel à Ignacio Ramonet qui a écrit un livre tout recemment en espagnol, qui devrait bientôt être traduit en français consacré à 100 heures d'interview de Fidel Castro. Ce journaliste comme d'ailleurs Maurice Lemoine du même Monde Diplomatique ne pratiquent pas la complaisance, mais sont des gens compétents, qui connaissent leur sujet. Donc tout en acceptant de venir à votre émission je vous ai proposé un certain nombre de noms de gens très compétents dont les travaux sont sérieux, par exemple monsieur rémy herrera professeur à la Sorbonne, Jean lamor professeur à Bordeaux, Salim Lamrani, chercheur, outre mes co-auteurs Viktor Dedaj et Maxime Vivas ou un autre journaliste comme Calvo Ospina...  
 
Ce qui m'a étonné a été la réaction de votre collaboratrice en entendant le nom d'Ignacio Ramonet, qui est directeur du Monde Diplomatique, elle m'a demandé : "c'est le fils de Ramon Chao!" Je lui ai dit "non! son fils est manu Chao!" Mais ce que j'ai trouvé étrange était qu'elle fasse le lien entre Ignacio ramonet de ramon Chao... Vu son ignorance, elle devait avoir une liste, une "black list" de type macarthyste puisque Ignacio ramonet et ramon Chao ont vu leur chronique supprimée dans le journal espagnol El Païs pour avoir tenté de rétablir la vérité sur Fidel Castro. C'était leur seul lien.
 
Mais revenons à la suite, je n'ai plus eu de nouvelles de votre collaboratrice quand je lui ai expliqué que connaissant bien Cuba, ayant multiplié des enquêtes dans tous les milieux depuis plus de dix ans, il y avait une véritable adhésion populaire à Fidel, et si on ne comprenait pas cela, on ne comprenait rien. Toutes les prévisions s'avéraient fausses...  
 
Ayant publié ces faits sur internet, aujourd'hui votre collaboratrice m'a écrit pour m'expliquer que tenant au pluralisme, monsieur Salim Lamrani avait été convié et il s'était démis à la dernière minute. Salim Lamrani a expliqué qu'alors qu'il lui avait été dit qu'il y aurait ignacio Ramonet, à la dernière minute il se retrouvait avec cette bande d'histrions et que dans de telles conditions (je le comprends), il refusait de cautionner une telle opération...  
 
Puisque vous ne savez que pratiquer l'uniformité des plateaux, je vous propose de faire une émission avec de véritables spécialistes de Cuba, des journalistes de qualité comme le sont ceux du Monde Diplomatique, des chercheurs, des universitaires...  
 
Peut-être sera-t-il possible enfin de présenter  les institutions cubaines, ce qui permettra de comprendre que non seulement Fidel Castro est élu, mais qu'il l'est en tant que député à l'Assemblée populaire, et que l'assemblée populaire l'élit à la présidence du Conseil d'Etat. Il s'agit d'un régime d'Assemblée avec fort renouvellement, un sytème comparable à celui de la IV e république. Cuba est un Etat de droit et aucune décision n'y est prise dans l'arbitraire. On peut discuter le système mais ne pas dire n'importe quoi... Ce qui est le cas dans la plupart des interventions de vos pseudos-spécialistes... Par exemple le fait que jamais personne à Cuba n'a jamais parlé du lider maximo, que cette expression est inventée à Miami. je vous signale également que ce n'est même pas l'opinion des Etats-Unis que vos intervenants véhiculent mais celle de l'extrême-droite de Miami. D'ailleurs, il y a actuellement un scandale aux Etats-Unis puisque des journalistes de Miami sont actuellement convaincus d'avoir touché des sommes importantes pour avoir écrit sur Cuba de purs tissus de mensonges financés par la CIA...  
 
Donc j'accuse C dans l'air de pratiquer un mac carthysme qui est condamné aux Etats-Unis... où les pratiques d'une telle émission seraient dans la presse étasunienne au moins dénoncées... Comme on le voit avec le scandale actuel...  
 
Danielle Bleitrach
Co-auteur avec Viktor Dedaj de "Cuba est une île". 2004
Co-auteur avec Viktor dedaj et >maxime Vivas "Des Etats-Unis de Mal Empire. Ces leçons de résistance qui nous viennent du sud". 2005
Ces deux livres sont traduits en espagnol.

n°27014
foxapoildu​r
Posté le 15-09-2006 à 11:13:08  profilanswer
 

J’ai été atterré par l’émission sur Cuba. J’avais déjà remarqué qu’Yves Calvy était à la fois juge et partie dans ses émissions mais là il a fait fort.
 
Il a beau jeu de dénoncer Castro quand lui-même emploie de telles méthodes : invités douteux et tous du même camp. Chapelet de contre vérités proférées sans aucune contradiction, Yves Calvy en rajoutant même une couche. Bref je n’ai même pas pu aller au bout de l’émission tellement tout ceci était dégoûtant.
 
Néanmoins, cette émission (de propagande) a quand même permis de confirmer 2 choses :
 
1 – Au vu des réactions du forum, les téléspectateurs ont suffisamment de jugement pour se rendre compte qu’on les prend pour des imbéciles et ça c’est rassurant.
 
2 – Yves Calvy a bien trouvé sa carte de Journaliste dans une pochette-surprise. A moins que ce ne soit dans un paquet Bonux.

n°27015
crab2
Posté le 15-09-2006 à 12:52:52  profilanswer
 

Le 14-09-2006 à 23:25:15, foula94 a écrit :

j'hésite encore en écrivant ces lignes entre l'ironie et la colère. Je vais choisir ni l'un ni l'autre car finalement ce n'est ni drôle ni dramatique! marié à une cubaine, travaillant avec des entreprises cubaines, je pense avoir ma petite expérience de Cuba et de ses réalités qui vaut bien celle de ceux qui n'y mettent jamais les pieds. Cher Monsieur Asimut votre haine du communisme vous aveugle! qu'elle présomption et quelle arrogance dans votre phrase "les cubains devront apprendre à réfléchir" ou quelque chose comme ça... Je ne vais pas redire ce qui a déjà été dit par les autres intervenants, ni même défendre ma réalité de Cuba. Si je devais le faire ce serait trop long car c'est une situation complexe qui mérite autre chose justement que le procès stalinien auquel nous avons assisté l'autre soir. Que certains qui passent à la soupe chez Busch (ils se reconnaitront)  puisse se satisfaire de ce genre d'émission à sens unique, je peux le comprendre, mais qu'un journaliste que je respectais jusqu'à ce jour tombe dans ce panneau grossier, alors là je m'inquiète vraiment pour notre démocratie. Cette émission était vulgaire dans tous les sens du terme. Reprenez-vous vite SVP


 
.
.
L’embargo, stupide, comme tous les embargos d’ici et d’ailleurs, ne justifie pas les crimes commis au nom  « de la défense » d’un régime politique.
.
C’est étonnant quand « on » parle de ce pays de rêve, que cette question reste sans réponse : » A Cuba y a-t-il, des intellectuels, des journalistes et des opposants politiques emprisonnés ?
.
Crab.

n°27123
tertius
Pour rester libre, soyez fort
Posté le 20-09-2006 à 08:30:39  profilanswer
 

Le bilan ?
 
Après plus de quarante années de castrisme, un touriste peut toujours se payer une gamine de quinze ans pour une poignée de dollars. Brillant bilan en vérité ...

n°27139
mathias88
Posté le 20-09-2006 à 22:29:04  profilanswer
 

Le 15-09-2006 à 12:52:52, crab2 a écrit :

.
.
L’embargo, stupide, comme tous les embargos d’ici et d’ailleurs, ne justifie pas les crimes commis au nom  « de la défense » d’un régime politique.
.
C’est étonnant quand « on » parle de ce pays de rêve, que cette question reste sans réponse : » A Cuba y a-t-il, des intellectuels, des journalistes et des opposants politiques emprisonnés ?
.
Crab.


 
Comme dans 80 à 90% des pays du monde.
D'ailleurs dans les années 70 il y avait encore des prisonniers politiques en France. Et comment peut-on appeler les 5 cubains emprissonés aux Etats-Unis, les prisonniers de Guantanamo sinon des prisonniers politiques
Il suffit de lire les rapports d'Amnesty International pour s'en convaincre.
J'ais l'impression que certains d'entre vous vivent dans une bulle et n'ont pas conscience de la réalité du monde actuel.
Les médias ont souvent tendance à ne pas s'intéresser aux pays et aux chefs d'Etats soit disant respectables ou fréquentable :
http://efai.amnesty.org/
Il y a des dizaines et des dizaines de pays qui ont droit à beaucoup plus de rapports de la part d'Amnesty.
 
Qu'on fasse une émission sur Cuba, d'accords.
Mais qu'on invite au moins une personne qui a un regards différents des 3 autres ainsi que du présentateur.
Et qu'on fasse aussi des émissions sur ce qui se passe au Darfour, en Russie, à Guantanamo, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Chine,...
Et surement plein d'autres pays que j'oublie car les médias se contentent souvent de montrer toujours du doigt les boucs émissaires habituels.
C'est tellement plus simple de ressasser les thèses dejà longuement exposées à l'écran et qui sont devenus aux yeux de certains téléspectateurs la "vérité absolue", tellement ces thèses ont été martelées à l'antenne.
Sans doute que l'apprentissage dès 14 ans augmentera le nombre de téléspectateurs dociles qui n'auront pas appris à mettre en oeuvre les outils nécessaire à garder constament une position critique par rapport à ce qu'ils voient ou qu'ils entendent.
 


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