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La vertu écrasée

 

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La vertu écrasée

n°203926
De fumel
Posté le 21-04-2017 à 10:59:40  profil
 

La vertu écrasée

Le deuil est à nouveau présent dans nos vies, nous rappelant combien la vie si chère de l’homme tombé dans l’exercice de ses fonctions est une profonde blessure.
Tous sommes unis et nous associons à la peine subie par chacun et particulièrement souhaitons soutenir par nos messages et notre affection sa famille et son entourage.

La campagne bat son plein, les réactions et la provocation sont à la mesure de l’événement.
Le pouvoir médiatique politise les débats, solidarise et informe. Cette transmission, outre les jugements faits quand aux choix, affirme l’opinion et accuse de récupération ou juge les mots d’un chacun libre.
Cette liberté de pensée est réduite au pouvoir de symbolisation de l’état, des registres de l’appareil et de son fonctionnement, des protocoles et la morale, que l’on voudrait acquise d’un bord et utile d’un autre.

Pas de sauvegarde, pas d’issue favorable dans un contexte subjectif défaillant et trop souvent le fait de la volonté politique et médiatique.

Ce terrorisme qui frappe puise ses origines dans un monde aveugle, sourd, qui ne connaît que la barbarie. Par ses images, depuis l’Afghanistan, la morale occidentale et plus encore de l’humanité a été heurtée, bafouée, montrant des corps inertes décapités pendus sur des portiques de ponts.
La violence d’un autre temps frappait les esprits de quelques uns.
La morale et la vertu s’ouvraient sur une dimension où la véritable issue à nous protéger, nous sauver de la violence demeurait toujours la négociation, la raison, l’apaisement.

Cependant, depuis que nous avons étés marqués par la succession d’attaques et de morts dans nos pays, la peur à pris le dessus, le deuil a été rendu trop souvent impossible et nous avons du mal a identifier les protagonistes, à anticiper.

Le fait est qu’il s’agit de terrorisme, basé sur une pensée religieuse connue. Ce mode de pensée qui renforce l’idéologie et se reconnaît dans l’identification religieuse participe à la faiblesse de notre réponse.

C’est dans ce contexte que l’actualité politico-médiatique s’empare de nos consciences et juge, affaiblit et désempare.
La négativité impose un symbolisme comme image idéale, de façon agressive, cette dernière apaisée, gérée à la veille d’une élection présidentielle.
Cette dernière, sous divers traits caractéristiques, entretient l’image idéale de la négativité, augmentant l’inquiétude des personnes non concernées. Elle sert aussi de déclencheur, de motion culturelle et communautaire caractérisée fondée sur le modèle que le candidat porte et souhaite promouvoir, par l’éducation, le partage et le don.

Ceci n’est pas dénudé de sens et ce culturalisme politique et social participent du dé-constructivisme, de la politique du bouc émissaire et du maintient de la psychose pour alimenter l’énergie nécessaire et diviser.
L’image de la négativité est un renversement de celle de la positivité, elle surgit afin d’identifier l’élément conçu comme menaçant l’identité individuelle ou collective. Ainsi la logique de l‘exclusion cachée dans la conscience transforme l’événement réalisé ou le rituel en un terrorisme politique et quotidien en le faisant sortir du temps cyclique, faisant de la fonction de l’exclusion dans le changement de paradigme scientifique une même dérive, l’agressivité naissant de l’identification totale à autrui entrainant une interdépendance entre les individus.

A se libérer des traumatismes, l’acceptation comme refoulé, entre succession et mort et transmission de la loi et acceptation de la mort, l’opposition comme expiation et purification ne se réalise que dans une prise de conscience historique, une libération de notre inconscient sociologique.
Cela se transforme en fonction du pouvoir de l’autre, dans la zone fonction de l’objet, ce que le regard rend compte comme un rejetant rejeté.
Aussi, le fantasme comporte le déplaisir et la signification sexuelle.
Les instincts dictent un comportement autonome analogue à la vertu et la morale, sur le plan psychologique, la violence comme déclencheur n’est autre qu’un support, le catalyseur des traumatismes refoulés dans ce contexte de divination où l’autorité se confirme dans n’importe lequel des grands instincts, immédiatement.
Les impulsions, les pulsions en concurrence qui rompent par leur comportement produit ces interactions autonomes et instinctives avec les règles générales auxquelles ils obéissent, la violence analogue au combat pour sa morale sont réduites à la figuration qui sert des images, au tribut de la psyché et au refoulement, synchronique dans le même temps de la psyché d’un autre et formant sa propre unité de captation sans faire obstacle à sa propre jouissance.
Ce désir de l’autre, du vu et de l’activité de voir, l’exigence d’avoir à voir devient l‘imposition de regarder ce qui n’est pas soi.

Ainsi, combattre le terrorisme n’est pas vain, cela relève du bon sens, de l’entraide et de la confiance.
Les affection connues doivent faire l’objet de toute notre vigilance, afin d’identifier la dérive de façon claire et évidente et de renforcer la prévention.

Le choix électoral ne doit pas nous faire oublier les grandes priorités nationales et internationales, les enjeux humains et écologiques.

Nous ne devons pas sombrer dans la névrose et l’unilatéralité des convictions moralistes.

Nous ne devons pas oublier, l’injustice et la violence de tous les instants qui nous menacent, pour notre honneur et tous ceux qui nous protègent, pour chacun de nous qui porte en lui cet espoir et cette vie et qui défend l’innocence et la liberté.

En mémoire de nos morts, que la paix soit avec nous.


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