pour isd-33 et ceux qui s'y connaissent en théories sur l'univers, en voici quelques unes.
En 1982, les travaux d'un physicien de l'Université de Paris, Alain Aspect, mettaient en évidence un événement tout à fait étonnant qui défiait en apparence les lois physiques d'Einstein relatives à la vitesse de la lumière : des particules subatomiques (NDR : particules plus petites que l'atome) "communiqueraient" entre elles, instantanément quelles que soient les distances qui les séparent, que cela soit 10 cm, 10 mètres ou 100 mètres ou 10 millions de kilomètres. Lorsqu'une particule se comporte d'une certaine manière, celle qui lui est liée "réagit" et se comporte de la même manière, instantanément. Elles communiqueraient donc en elles plus vite que la vitesse de la lumière ? Cette constatation violerait-elle la loi d'Einstein selon laquelle rien ne peut dépasser la "sacro-sainte" vitesse de la lumière ? En fait, on découvrait que ces particules infimes, -que l'on appelle les particules élémentaires, les plus petits composants repérés de la matière- se comportent non seulement de façon exotique mais qu'en plus, elles sont reliées entre elles par un lien étrange, quasi magique puisque la "communication" entre ces particules est instantanée, abolissant les notions de distances et de temps. Avec l'étude de ces particules élémentaires qui constituent la fibre, l'âme même de notre univers de matière, on se retrouve dans un univers où tout est lié, interdépendant, fluctuant, extraordinaire. On découvrait que ces particules étaient liées entre elles dans un " univers " sous-jacent au nôtre, sans doute en dehors du temps et de l'espace et que nous examinerons plus loin dans cet article.
Les constatations faites par certains physiciens comme David Bohm sur les comportements de ces particules élémentaires les ont amenés à penser que l'univers de matière dans lequel nous vivons est une illusion, une illusion "dense" et réelle pour notre cerveau mais une illusion néanmoins. Et que la matière et la conscience ne sont pas séparés mais se connectent, se "prolongent". La réalité objective, stable, n'existe pas. Des gens comme David Bohm ou Michael Talbot ont comparé notre univers à un gigantesque hologramme, en 3 dimensions (sans compter la dimension du Temps). Nous allons voir pourquoi et comment.
La matière, une illusion ?
Prenons un exemple : la table sur laquelle se trouve installé votre ordinateur ou prenons tout simplement votre ordinateur. Votre cerveau vous dit qu'il s'agit d'une matière dense, dure, résistante. Vous pouvez vous cogner les mains à votre table, à votre PC et vous faire mal. Vous ne passerez pas au travers. Et pourtant, si vous "examinez" par exemple votre table ou votre ordinateur avec un microscope électronique à effet de tunnel, vous vous rendrez compte que cette matière est en réalité composée d'atomes de carbones et d'autres composants qui ne sont en fait que des particules qui "s'agitent" (spin) et qui sont soumises aux énergies électromagnétiques et à l'énergie électro-atomique. Ces particules ne sont en vérité pas des choses "solides" et c'est la force de cohésion qui existe entre ces particules "vibrillonnantes", "tournoyantes" qui donnent l'illusion de la solidité. Si vous étiez capable de faire "vibrer" les cellules, les composés organiques et les atomes de votre corps à une autre fréquence, vous seriez théoriquement capable de passer au travers de votre table, de votre ordinateur ! La force électromagnétique (et la force nucléaire forte qui assure la cohésion entre protons et neutrons qui forment le noyau de l'atome), jouant le rôle de cohésion de la matière nous empêche de traverser la table, de passer au travers des murs et empêche tout simplement la matière de se désagréger.
Ces particules élémentaires quantiques –ce monde de l'infiniment petit- se comportent de façon étrange car elles sont à la fois des particules et à la fois des ondes. Lorsqu'on veut examiner ces particules, au moment où l'on pense "voir" un corpuscule, la particule se comportera en fait comme une "onde" et vice et versa. La seule et vraie limite –certes très importante- à cette façon d'examiner la réalité revient à se demander si l'on peut véritablement expliquer le réel en décortiquant et en analysant l'infiniment petit et ce que l'on croit être les particules élémentaires ( photons, quarks etc.). L'acte d'examiner l'infiniment petit peut-il tout expliquer ? Et allons-nous assez loin dans l'infiniment petit ? Il y a peut-être plus "petit" encore. Il existe peut-être des niveaux dans la matière et dans le réel que l'on arrive pas à examiner et qui recèle encore bien des mystères !
Selon le principe d'incertitude d' Heisenberg , une autre "bizarrerie" qui montre en fait que tout est lié et interdépendant, " l'observateur est irrémédiablement lié au système quantique et que tout acte d'observation perturbe en effet ce système " (" Synchronicité " de F.David Peat, éditions Le Mail). C'est ainsi que l'on s'est posé la question de savoir jusqu'où un expérimentateur, lorsqu'il observe une expérience, un système physique, peut l'influencer. Par exemple, un "observateur" se trouve dans une pièce où est installée une machine qui génère des nombres aléatoires. Et bien, on s'est aperçu que cet observateur va influencer de façon infime mais mesurable la production de ces nombres aléatoires suivant son état émotionnel. Il existe même une discipline de la science qui étudie les technologies aptes à isoler des super ordinateurs, de gros calculateurs –souvent des systèmes de sécurité de navigation aérienne militaire ou encore des ordinateurs agissant dans des contextes financiers très sensibles- de toute influence, notamment de l'influence de l'homme.
Revenons maintenant à nos atomes et à leurs composants, les particules subatomiques et élémentaires. Par exemples : les électrons, protons, neutrons et à une échelle plus "petite", les quarks (particule hypothétique mais très utile) sans compter les gravitons (particule encore plus hypothétique), voire les psychons. Prenons une image : si vous prenez un atome d'hydrogène, son noyau (composé de neutrons et de protons) et l'électron qui gravite autour ; ce noyau ainsi que l'électron apparaissent plus ou moins comme des "particules" vibrantes, des énergies en mouvement plutôt que comme des "objets" solides si le physicien qui me lit permet cette image pas très orthodoxe. Si l'on veut examiner la notion de distance (à l'échelle bien entendu) entre ce noyau et cet électron, et que l'on les "agrandit" énormément aux dimension d'une cathédrale, le noyau aura la taille d'une pièce de 50 cents placée au centre de l'édifice tandis que l'électron gravitera à hauteur de la voûte de la cathédrale (une autre image : un grain de riz dans un terrain de foot). Le noyau compte 99,9% de la masse de l'atome mais n'occupe que le millionième de milliardième de son volume ! Autant dire que l'atome et donc la matière sont en fait essentiellement constitués de vide, comme le font remarquer certains physiciens. Du vide dans lequel s'agitent des "particules" qui sont en réalité de l'énergie et des ondes. La matière est donc du vide, ce qui très curieusement nous fait penser à des principes du Bouddhisme sur la nature du monde. Dans la conception bouddhiste, l'univers est une illusion constituée de vide (à ne pas confondre avec le " rien ", le non-être nihiliste). Chez les Bouddhistes, le vide désigne plutôt les potentialités de toute chose, ses virtualités. " En termes de vérités relatives, le Bouddhisme parle donc de "particules d'espace" qui ne représentent pas des objets mais un potentiel de manifestation. On parle ensuite de l'expression de ce "vide plein" sous la forme de cinq "souffles" qui se manifestent peu à peu en 5 éléments –air, eau, terre, feu et espace. Leur combinaison engendre une "soupe", un océan dont le barattage, sous l'effet de l'énergie initiale, produit les corps célestes, les continents, les montagnes, et finalement les êtres vivants. Voilà comment se forme un univers parmi l'infinité de ceux qui existent" nous affirme le biologiste et moine bouddhiste Mathieu Ricard ("L'infini dans la paume de la main, du Big Bang à l'Eveil", Mathieu Ricard et Trinh Xuan Thuan , éditions Fayard, Paris, 2000). Quant à l'astrophysicien vietnamien Trinh Xuan Thuan, il précise : " la physique affirme que ce potentiel de manifestation est fourni par l'énergie du vide ". Et Ricard de poursuivre : "il s'agit d'une concrétisation apparente de cette énergie" . En d'autres termes, la matière est avant tout de l'énergie qui se manifeste dans le "vide" en "choisissant" un potentiel plutôt qu'un autre, en se manifestant sous une forme plutôt qu'une autre. Ces propos illustrent à merveille l'impression que l'on peut avoir sur le côté virtuel de la réalité : de l'énergie qui se manifeste en 3 D apparentes (plus la dimension temporelle) dans notre univers de matière. Une manifestation holographique en quelque sorte ? Pourquoi pas !