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COURAGE FUYONS... SURTOUT PAS DE VAGUES

 

Terrorisme : arapede et 6 utilisateurs inconnus

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COURAGE FUYONS... SURTOUT PAS DE VAGUES

n°13482
Docteur Al​ain AMAR
Posté le 04-02-2017 à 09:02:43  profil
 

Courage, fuyons…
Surtout, pas de vagues !

Docteur H. Alain Amar
Psychiatre, AIHP
Février 2017

Lorsque Charles Brisset et ses amis et collègues décident en 1979 de fonder l’AFP, Association Française de Psychiatrie, puis il y a 25 ans, lorsque paraît le premier numéro du bulletin intitulé La Lettre de Psychiatrie Française ou LLPF, l’esprit qui anime les fondateurs et leurs successeurs est pétri de liberté, d’innovation, d’audace, voire de rébellion ou tout au moins du refus de se prosterner devant une administration déjà tatillonne et aux ambitions démesurées quant à la prise de pouvoir sur les médecins et les soignants en général…
C’est dans cet esprit de liberté notamment que j’ai eu la chance de recevoir l’enseignement de mon maître le docteur Georges Daumezon (médecin-chef de l’hôpital Henri-Rousselle à Sainte Anne, Paris), l’un des pionniers et fondateurs de la psychothérapie institutionnelle.
Au cours de ma vie professionnelle, j’ai adhéré à l’AFP et eu le privilège d’en être conseiller régional Rhône-Alpes et membre du Bureau national. J’ai pu apprécier l’ouverture, la richesse des débats parfois très animés autour de thèmes essentiels de notre profession : éthique, innovation, formation continue, indépendance vis-à-vis de l’administration et de l’industrie pharmaceutique.
Récemment, un « incident » aurait du attirer davantage mon attention. Je venais d’écrire un billet intitulé « L’indépendance menacée des médecins » (destiné à plusieurs revues afin d’assurer une plus large diffusion) qui parût dans la rubrique bien nommée « LIBRES PROPOS » (qui avertit clairement le lecteur que les opinions émises sont de la responsabilité de l’auteur et non de la revue qui l’héberge). Toutefois avant la parution, et pour la première fois depuis le début de ma longue et fructueuse collaboration avec l’AFP, je reçus un appel téléphonique d’un des « responsables » de la LLPF qui prétendait m’inciter (avec une assez lourde insistance) à modifier quelques passages de mon article, au motif qu’il « ne fallait pas (sic) indisposer les cadres de soins » infirmiers bombardés « directeurs de soins » depuis la mise en place de la calamiteuse gouvernance et des pôles de soins !
Mon refus, abondamment argumenté, sembla indisposer mon interlocuteur, mais l’article parût.
A ce propos, et quelques mois plus tard, tous les médecins inscrits à l’ordre ont reçu du CNOM (Conseil National de l’Ordre des Médecins) un appel à faire des propositions dont le CNOM se saisirait pour interroger les candidats à la prochaine élection présidentielle de la République en mai 2017.
Lorsque je proposai en novembre 2016, je le précise volontairement et clairement POUR LA RUBRIQUE « LIBRES PROPOS » un article consacré aux « mensonges des pouvoirs publics à propos des médicaments génériques », le coup de Jarnac me fut asséné : le « comité de rédaction » de la LLPF censura le dit article. Pourquoi nommer cette rubrique « LIBRES PROPOS » si elle doit faire l’objet d’une censure non argumentée ou alors de façon dilatoire… CHERCHEZ l’ERREUR ! Paradoxe, ou mieux, oxymore, comme disent les snobs actuellement ! Le « mystère reste entier » !
Il est vrai qu’au même moment, le gouvernement par le biais du ministère de la santé et des agences affiliées commençait à se livrer à un véritable matraquage des citoyens au moyen de spots télévisés, d’infos insistantes, harcelantes à la radio, dans les journaux sur les bienfaits et « bénéfices » (financiers) des génériques !
« On » (à la LLPF) me fit savoir alors que mon article était « provocateur » alors qu’il n’était qu’informatif !
Georges Daumezon, Henri Ey, Charles Brisset, Tosquelles, Lucien Bonnafé, réveillez-vous, ils sont devenus non pas fous, mais bien pire, timorés et tremblants face au pouvoir !

Voici, enfin, en annexe, le texte de cet article jugé sulfureux, censuré par la LLPF et, fort heureusement publié plusieurs fois ailleurs !

« LES ENORMES MENSONGES DES POUVOIRS PUBLICS SUR LES GENERIQUES
FRANCAIS, "ON" VOUS MENT »
Docteur H. Alain AMAR
06 novembre 2016
Sous le prétexte fallacieux et éculé d'économies en matière de santé publique, le ministère de la santé et la direction de l'ANSM (Agence Nationale du médicament) se livrent à des campagnes d'intoxication des citoyens pris pour des imbéciles sur l'intérêt des médicaments génériques. Or savez-vous vraiment que vous avez parfaitement le DROIT d'exiger du médecin les molécules originales et non les génériques, que vous pouvez demander au médecin d'inscrire la mention "NON SUBSTITUABLE" sur l'ordonnance afin que le pharmacien n'exerce pas son "droit de substitution"? Les médecins qui prescrivent beaucoup de génériques sont récompensés d'une prime annuelle de quelques milliers d'euros (les trente deniers de Judas) s'ils sont de bons petits soldats aux ordres de la sécurité sociale et les pharmaciens qui délivrent beaucoup de génériques sont récompensés tout autant sur votre dos!
Or qu'est-ce qu'un générique? Lorsqu'un médicament tombe dans le domaine public à la fin d'un brevet, n'importe quel "génériqueur" peut le copier en se passant bien sûr de la phase la plus coûteuse de la mise au pont d'un médicament, c'est à dire de la recherche, le génériqueur n'est qu'un copieur qui n'a fait aucune recherche mais se contente de vendre son produit. Or, s'il copie la molécule tombée dans le domaine public, il peut ajouter ce qu'on nomme "excipient", (ce qui fait la matière même d'un comprimé, suppositoire, sirop, gélule...) en utilisant des matières pouvant causer des allergies cutanées, respiratoires, digestives, c'est ce nous appelons "des excipients à effet notoire". C'est pourquoi certains patients supportent mal certains génériques car contrairement aux allégations ministérielles, le générique n'est pas la COPIE INTEGRALE du produit original mais un succédané de celui-ci. Il existe quatre sortes de génériques:
- le produit tombe dans le domaine public, le labo qui le fabrique crée une filiale et commercialise son propre produit sous un autre nom, et normalement un peu moins cher: c'est le cas le plus favorable car la recherche a été faite et il s'agit d'une manipulation purement commerciale
- un génériqueur copie le produit original en ajoutant les excipients qu'il veut avec les risques d'allergie signalés plus haut
- un génériqueur se contente de copier partiellement le produit original en le qualifiant de BIOEQUIVALENT, avec parfois des dosages différents moindres pour réduire les coûts de fabrication, exemple si le produit original est 500 mg, il ne mettra que 300 mg de matière première
- enfin les faux médicaments parfois très dangereux produits par des officines à l'étranger, Chine, Inde et même en vente sur le Net. Alors, la balle est dans votre camp, soyez vigilants et ne vous en laissez pas compter par des campagnes hypocrites et mensongères des pouvoirs publics.
NB : A lire un ouvrage intéressant et sans complaisance d'un confrère, le Docteur Sauveur BOUKRIS sur les génériques : « Médicaments génériques, la grande arnaque », Editions du Moment, 11 avril 2013.

n°13485
De fumel
Posté le 04-02-2017 à 14:55:15  profil
 

Bonjour, je suis surpris, ce libre propos ne faisant pas lieu d'étude et d'analyse, est l'objet d'une tribune médiatique?
Sur les différents points de vue qui vous oppose à la LLPF, oui, nul doute!
Sur le fond, dénoncer les modérateurs laisse préjuger de sa propre consistance, en la matière, en la maitrise du sujet. Hors la connaissance que vous nous en donnez est difficilement arbitrable.
La liberté d'expression est sans pareille, avec une telle afférente déontologique, je ne saurai que solliciter votre savoir pour en démontrer la force et la pertinence!
J'admire votre profession et j'en connais certaines difficultés, étant moi même du corps de la santé.
Cependant, j'apprenais qu'aux détracteurs, la rigueur administrative, médicale et scientifique sont communes mesures à toute conciliation dans l'issue du conflit.
loin de moi l'idée de vous faire la morale, cher docteur, mais plutôt je vous sollicite afin d'avoir une idée pondérée et réfléchie qui me permette et à d'autres, d'apprécier la singularité de votre indignation.
ne vous y trompez pas, à justifier, la justice rendrait sans appel ses comptes.
Le lobbying médical est soumis aux contraintes des autorités.
Les contester n'est pas vain et si cela devait présenter l'intérêt des patients, alors je ne saurai que vous engager sur la voie de la confiance et de la persévérance.
On sait ce que le scandale du médiator aurait été, si des personnes responsables avaient obligé les hauts responsables.
pour ma part, j'ai soigné une personne vraisemblablement victime, mais qui, faute d'ignorance, portait tout le désarroi et sa misère, démunie et seule. Elle souffrait chez elle, après une longue prise du traitement, avec des conséquences cardiologiques dramatiques, les milliers de son coeurs détruits, une insuffisance cardio respiratoire majeure, des troubles associés, bref, l'ignorance d'une vie altérée et ce sentiment, de souffrir inutilement, jusqu'au jour où son visage s'illuminait, le journal à la main, après la lecture de l'affaire dévoilée.
Mais elle ne pouvait déjà plus aller en face de chez elle, ne voyait que trop peu souvent ses enfants, ses amis. télévision, son médecin comme oreille amie, les infirmiers pour la soulager, ses exigences, sa dépression, cette quo-morbidité. Sombre mortification de l'existence et des moeurs, cher Alain Amar!
Alors, puisez autour de vous, indignez vous, oui, agissez avec les mêmes atouts que ce que vous soupçonnez d'être des usurpateurs, de nos vies en l'occurence...

n°13490
Docteur Al​ain AMAR
Posté le 05-02-2017 à 03:45:22  profil
 

Cher De Fumel, j'ai alerté non seulement les confrères, des patients, les responsables de l'ordre national des médecins et de l'ordre départemental où je réside et je dois constater soit de l'indifférence, soit de la résignation. Il serait temps que les patients les citoyens deviennent de véritables sujets de leur existence et non des objets biologiques. Tous les acteurs du soin sont concernés, en premier les patients mais aussi tous les soignants. Quant aux administratifs dits responsables tellement préoccupés par l'aspect comptable et financier du soin, je ne compte pas trop sur eux sauf pour certains pour qui éthique et humanité ont encore un sens!
Cordialement

n°13503
De fumel
Posté le 09-02-2017 à 00:10:45  profil
 

désolé, le texte est truffé d'erreurs, y'a des fois j'abandonne!
mais vous m'avez compris, c'est l'essentiel.
cordialement


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