Je ne vis pas dans celle ville mais faut-il être grand clerc pour savoir que :
- ce que l'on y décrit comme maux (quartiers de non droit, absence de justice et de protection des citoyens, économie de la drogue, politiques corrompus, corrupteurs et irresponsables..etc) n'est en rien propre à Marseille ou au Sud de la France
Toutes les villes de France, de la moyenne à la plus grande connaissent maintenant de telles dérives extremement graves pour les citoyens qui, malheureusement, résident dans ces endroits et n'ont pas les moyens d'en partir ou qui par volonté souhaitent continuer à y vivre en dépit de la main mise des mafias locales.
Bien entendu il ne fait aucun doute qu'on peut bien vivre à Marseille comme ailleurs et ne jamais être confronté à la violence, aux trafics. En revanche là où chacun est tributaire d'une gestion calamiteuse c'est en ce qui concerne l'économie. La CGT dans le port, FO à la mairie...et les politiques à la manoeuvre. On voit tout de suite le problème. Rien que pour les activités portuaires, Marseille est le seul port du sud (en Europe) a connaitre en 20 ans une croissance quasi nulle (quand la moyenne générale est à deux chiffres).
Toutes les dérives qu'il s'agisse d'économie souterraine, de fraudes, de barrage à l'emploi et à la croissance se répercutent in fine sur le portefeuille des contribuables. Et de cela les politiques s'en contre fichent royalement. Car eux comme les syndicalistes mafieux ont de belles places, de bons revenus (parfois exonérés d'impôts même), des bakchichs, des logements et voitures de fonction, des frais de représentation en voulez vous en voilà...Alors quand il faut plus d'impôts pour payer leurs avantages, pour payer le cout de la fraude fiscale, des destructions ou dégradation de biens publics, pour payer les budgets sociaux qui servent à museler la piétaille, on s'adresse aux travailleurs, à ceux qui ne bénéficient pas de passe droit et on leur pompe le fruit de leur boulot.
Parmi les idées qui ont été avancées, il y en a une qui je trouve est le comble de l'hypocrisie.
A savoir, mais que feraient ces gens, sous entendu les familles qui dealent, pour manger et vivre si elles ne se livraient pas aux trafics ?
Comme si ces familles n'avaient pas droit aux prestations sociales, allocations pour les familles, chômage, couverture santé, hlm., rmi, rsa..et n'étaient pas en mesure de trouver un travail.
Mais comment font les millions de français qui frôlent le seuil de pauvreté ou le foulent des deux pieds ? se livrent ils à des activités illicites, menacent ils leurs voisins, brulent ils des voitures, dégomment ils des enfants au pistolet mitrailleur ?
Parmi les idées qui n'ont pas été avancées ou si peu. La corruption des politiques par les patrons de la drogue. En effet, il est trop facile de s'imaginer que seule la contrepartie du vote contre la tranquillité policiere est la base de l'inaction politique.
Dans l'hebdo. Marianne il a été publié un témoignage lourd de sens il y a de cela quelques semaines. On pouvait y lire le récit d'un éducateur (de je ne sais plus quelle ville, peu importe d'ailleurs) qui décrivait comment l'argent du social était utilisé pour endormir les masses, les assister, sans jamais rien attendre d'elles en retour. Bref un déni total d'éducation et de responsabilisation. Les personnes qui voulaient tirer vers le haut les jeunes en exigeant d'eux des devoirs ont été constamment arrêtées par le discours associatif misérabiliste. (meme les personnes issues des quartiers). L'histoire se termine par un suicide pour l'un, et un abandon pour l'autre.
Et ce témoignage concernait les années 70....et depuis ?
Il ne faut pas s'y tromper, la misere sociale et culturelle est un business pour bcp de monde, chacun à sa maniere.
Les associations subventionnées par l'argent public dont bcp n'ont aucun but ni résultat hormis employer des gens sans qualification, ni expérience, ni volonté. Ces memes personnes sont un atout pour leurs opposants politiques qui s'empressent de dénoncer leur vacuité mais qui continuent à les financer une fois au pouvoir. En effet, il est plus aisé d'entretenir des idiots utiles que de s'attaquer aux problemes citoyens.
alors que faire?
Depuis toujours c'est une question de volonté politique et de bon sens.
Que veut on ? un nivellement par le haut ou par le bas ? Pour l'instant c'est plutôt par le bas.
il n'y a aucune solution miracle mais des réformes sérieuses à engager :
- la fin du cumul des mandats, en nombre et dans le temps pour les politiques (la politique ne devrait pas etre un métier mais une parenthèse, de sorte que les revenus tirés de la politique n'excedent pas un mandat- tous ces croulants qui occupent 3 postes encore à 70 ans passés sont une véritable honte pour la démocratie)
- la réforme de la rémunération des politiques (dans les faits le plafonnement du cumul des indemnités n'est pas effectif, évidemment, puisque mis en place par...les politiques), la fin des indemnités et autres avantages indus.
- la réforme des institutions : notre petit pays a plus d'élus que les USA...la fin des départements et des couches administratives (pas pour les remplacer par d'autres, ce qu'on fait actuellement). La fin du Senat, qui ne sert à rien, a un budget opaque (placé en bourse d'ailleurs, un peu chez maddoff) et est non démocratique. La réforme de l'assemblée nationale (grotesque aujourd'hui en 2010) qui n'a aucun pouvoir si ce n'est de nuire aux citoyens et de dire amen aux lobbys ou est juste bonne à légiférer sur la dimension des passages cloutés.
- la réforme de l'europe : car l'europe administrative, c'est la France mais puissance 10. (avec des avantages et privileges pour ses serviteurs que bcp de gens ignorent et qui sont juste scandaleux)
- la concentration des efforts de l'Etat et de l'argent public à destination des missions régaliennes (fin du financement des idiots utiles du grand capital (SOS racisme, LDH, associations diverses et nombreuses connues nationalement ou localement pour financer les partis et servir de tiroir caisse)
- la fin de l'immigration clandestine (désole messieurs les patrons véreux du batiment et de la restauration)
- la réforme du droit du sol et du regroupement familial (veut on encore plus de chômage et de problemes sociaux, de communautarismes ? ou prefere t on s'occuper des français, d'où qu'ils viennent, qui sont dans la mouise ? pour l'instant nous continuons à importer en masse de futurs chomeurs (sans compter le taux de natalité digne du 1/3 monde).
- la réforme de la justice : des moyens et la simplification des procédures afin d'éviter que les juges rouges s'en donnent à coeur joie. La fin aussi d'une réforme actuelle qui fait en sorte qu'on évite la prison aux délinquants. Donc construction de prisons et de lieux de privation de liberté pour mineurs (afin aussi que les gens encore récupérables ne fréquentent pas leurs ainés). L'éducation nationale ne devrait plus supporter un seul voyou dans ses rangs.
- reprise du service militaire : je lis parfois que cela serait impossible parce qu'aujourd'hui les jeunes seraient ingérables et en particulier ceux issus de l'immigration. Alors comment se fait il que bcp de jeunes dont les parents étaient des immigrés sont aujourd'hui diplomés, travaillent dans divers domaines et se conforment aux lois, us et coutumes de la république ? Ceux qui cherchent l'affrontement et veulent imposer leurs lois au détriment du pays doivent etre recadrés, ré-éduqués, ou éduqués tout bonnement. Si cela ne fonctionne pas, la déchéance de la nationalité doit etre envisagée, en ultime recours certes mais envisagée. Que feront ces rigolos qui jouent les caîds en France dans le pays d'origine de leurs parents ? ils se tiendront à carreau à coup sûr.
Trop longtemps les efforts ont été dirigés en pure perte vers les délinquants ou petites frappes.
Aujourd'hui l'essentiel de la politique doit viser celles et ceux qui par leur volonté et le respect des lois se distinguent d'une part de la population qui a fait de l'incivisme sa marque.
Pourquoi ne voit on pas de gens issus de l'immigration en haut du PS ? (étonnant, n'est ce pas ? est que ça serait parce que pour une certaine gauche l'immigré est et doit rester le cliché qu'on aime à répandre : à savoir qqn victime de racisme, sans travail, ou faisant, bien évidemment, le travail que personne ne veut faire....)
- réforme fiscale : bien entendu,et à destination des classes moyennes qui sont étouffées. Le travail doit etre revalorisé, et de beaucoup. Il doit etre coordonné avec une réforme sociale afin qu'il y ait le plus d'écart possible entre l'assistanat et le travail.
De meme, le paiement de l'impot sur le revenu doit concerner plus de monde. Chacun, selon ses moyens, doit y contribuer. La fin des aides médicales pour les non français doit aussi intervenir, sous peine de voir disparaitre dans un trés proche avenir les aides pour tout le monde.
Le niveau des allocations en tout genre doit baisser, l'équilibre ne se fera que si le travail devient la regle et l'assistance l'exception. Combien de boulots non pourvus ? (dans le technique, et l'artisanat, il y a pléthores de possibilités...mais c'est vrai il faut pour cela bosser, à l'école, en apprenissage, puis ensuite en tant que professionnel).
Il faut imposer la fin de l'acces à l'université pour des gens qui n'ont rien à y faire à part obliger ceux qui y ont leur place à étudier sur des marches d'escalier. Cela vaut également pour des filières qui ne menent à aucun débouché professionnel.
A un niveau international, la lutte contre les paradis fiscaux doit etre engagée. (la liste grise ou noire je ne sais plus est une supercherie). Taxer les transactions financieres est une idée, mais imposer à la source en est une bien meilleure et juste (en fonction de criteres écologiques ou sociaux par ex). Veut on à terme que ce soient bill gates ou warren buffet qui décident de la politique sociale d'un pays ? (ah les phylantropes, respect pour leur entreprise mais ne pas etre aveuglé par les moyens qui ont concouru à développer de telles montagnes d'argent : combien de paradis fiscaux, de délocalisations, d'employés du 1/3 monde sous payés pour en arriver là - cela doit se payer en retour aussi - le génie devrait etre exempté de taxes, mais la cupidité bcp moins)
Etc...
Bref Marseille a les symptomes de la France et d'autres pays aussi. Ceux qui n'ont pas compris que les mafias ne sont qu'une des conséquences d'une politique de laisser aller, laisser faire (en termes économqiue, sécuritaires (il parait que sarko fait du sécuritaire !! rires, non, il fait de la COMMUNICATION, c'est différent, d'éducation...etc) qui est ultra libérale et qui vise à créer des tensions sociales (ça marche, insécurité réelle, de l'emploi, et de sa propre liberté), flinguer la protection sociale (on y arrive étant donné qu'on veut donner à tout le monde), du communautarisme (c'est bien, ça évite de la cohésion cf le role des idiots utiles et ça exacerbe les votes extremes), du chomage de masse (parfait, des salaires bas). Que veulent de plus les gardiens du grand capital ? Rien, ils sont comblés et servis depuis plus de 30 ans alternativement par le PS et l'UMP qui sont les deux faces d'une seule et même médaille.
si le pays etait une entreprise, elle aurait sombré 1000 fois déjà. les honnetes gens tiennent à bout de bras la nation, en payant leurs impots, travaillant, respectant les lois , il font tourner la machine économique et administrative. Mais attention, ce sont EUX les délinquants, ce sont EUX les futures cibles de l'ETAT. Parce que eux ont quelques économies (durement gagnées au fil des ans), ne créent pas d'émeutes, ne sont pas armés, ne menaceront pas les juges, ni ne gifleront les professeurs de leurs enfants. Et par dessus tout, ils paieront leurs amendes, leurs impots leurs flashs à 54 kmh, leur pluie de contributions sociales rubis sur l'ongle. Il faut donc les marquer à la culotte pour les faire raquer.
Si l'Etat ne réagit pas, la solution devrait passer par la désobéissance fiscale. (contrairement à boycotter les banques qui ne sert à rien)