Certains arguments des protagonistes m’ont semblé pour le moins spécieux et j’aimerais vous faire part de mes remarques.
Cela concerne essentiellement le problème des limitations de vitesses et de l’attention que cela demande au conducteur qui doit regarder la route.
En se servant judicieusement d’un GPS et d’un limiteur de vitesse, on peut respecter les limitations de vitesses tout en étant concentré sur sa conduite. (Le régulateur ne devrait servir que sur les routes à 4 voies, limités à 110 ou 130).
On obtient un système qui fait penser au LAVIA. La grande différence vient du fait que le LAVIA est automatique. Certains y trouveront un avantage.
D’autres, dont je fais parti, préféreront garder le contrôle du système. Cela évitera de trop se reposer sur le système qui peut-être défaillant et, de plus, cela incite à rester attentif à la conduite.
Je vais maintenant expliquer les avantages et l’utilisation de ces dispositifs qui doivent être considérer comme des aides pour une conduite plus responsable.
Le GPS n’est pas forcément à jour et il faut rester attentif aux panneaux mais si on ne l’a pas vu pour telle ou telle raison (Véhicule mal garé, … ), le GPS vous indique la limitation de la zone où on circule. Parfois, mon GPS m’indique la limitation que doit respecter un poids lourd. Il faudrait que le GPS puisse être paramétré en fonction du type de véhicule que l’on utilise. Sur mon GPS, depuis l’interdiction des détecteurs de radars, j’ai désactivé cette fonction.
L’un des protagonistes a affirmé que le GPS fonctionne moins bien dans les tunnels. C’est sans doute vrai mais, normalement, on ne conduit pas comme un robot et on tient compte de toutes les informations pour adapter sa conduite. Ainsi, s’il survient un accident ou des embouteillages, ce n’est pas le GPS n’y les panneaux de signalisation qui vous indiqueront la vitesse à adopter.
En fonction des informations qui me sont fournies, soit par le GPS, soit par la signalisation routière, je fais en sorte que mon limiteur soit toujours réglé sur la bonne vitesse. Ce réglage se fait manuellement. Ce n’est pas automatique comme avec le système LAVIA.
Sur mon limiteur de vitesse, qui n’est pas très perfectionné et qui ne permet pas de mettre en mémoire, à l’avance, plusieurs vitesses, je suis obligé d’appuyer 20 fois sur un bouton pour régler de 50 à 90 km/h. Le bouton fait changer la vitesse que de 2 km/h à chaque pression. Lorsque je change de zone, j’appuie sur le bouton le nombre de fois nécessaire et je vérifie avec un rapide coup d’œil. En suite, je n’ai plus besoin de me préoccuper des dépassements de vitesses et je peux me concentrer sur la route. Et je n’ai aucune excuse si je dépasse la limitation de vitesse. Il faut malgré tout faire attention dans les descentes, la plupart des limiteurs et régulateurs n’agissent pas sur les freins.
Tous les limiteurs devraient permettre de garder en mémoire plusieurs vitesses, trois ou quatre. J’ai remarqué que sur les trajets que je suis amené à emprunter, les limitations que je rencontre le plus fréquemment sont 50, 70 et 90. C’est aux constructeurs d’étudier l’ergonomie du dispositif pour qu’il reste simple à utiliser.
Le plus simple serait que l’on ait qu’à appuyer sur un seul bouton et le régulateur se règle alors sur la vitesse indiquée par le GPS. On obtient là en fait une version semi-automatique du LAVIA. Ainsi, en fonction de la signalisation et de ce qu’indique le GPS, soit on règle manuellement la vitesse, soit on laisse le limiteur se caler automatiquement sur la vitesse du GPS.
Etant bien entendu que de toute façon, tant que la vitesse limite n’est pas atteinte, le limiteur reste inactif et, sinon, un limiteur n’empêche pas d’accélérer en cas d’urgence en appuyant franchement sur l’accélérateur, ce qui a effet de le désactiver.
Les premiers réfractaires à utiliser un GPS pour contrôler leur vitesse sont souvent ceux qui utilisent leur téléphone portable au volant, ce qui est encore bien plus délicat à gérer qu’un GPS et bien plus dangereux.
Si le conducteur n’est pas en mesure de gérer ces dispositifs de sécurités, et il y aussi les clignotants, les essuie-glaces, les feux de croisements, …, c’est qu’il n’a pas les moyens intellectuels suffisants pour conduire, ou qu’il prend des substances illicites.
Le régulateur ne devrait servir que sur les routes à 4 voies, limités à 110 ou 130.
Cela devrait être indiqué aux conducteurs et, de plus, les constructeurs devraient faire en sorte que l’on ne puisse pas activer le régulateur si on n’est pas sur le rapport le plus élevé de la boîte de vitesse et en dessous d’une certaine vitesse, 90km/h par exemple.
Ainsi, si on arrive sur une portion limitée à 110 alors que l’on roule à 90, on enclenche le régulateur et c’est lui qui accéléré automatiquement jusqu’à 110km/h.
Les situations dans lesquelles on pourrait éventuellement utiliser le régulateur sur une route à 90 sont très rares et dans tous les cas, le limiteur est suffisant.
Après ces considérations techniques, je vais exposer quelles considérations sur le rôle des radars et essayer de présenter des arguments irréfutables quant aux respects des limitations.
A l’émission de France5, j’ai entendu beaucoup de contrevérités au sujet de l’interdiction des détecteurs de radars, de la part de personnes qui connaissent probablement très bien ces technologies et ont fait preuve de mauvaise foi. On avait vraiment l’impression que l’on se moquait du monde.
Les professionnels qui ont besoin de circuler en véhicule prennent déjà en compte les temps de parcours qui dépendent de la distance, des possibilités des véhicules, du type de routes qu’ils doivent emprunter, avec plus ou moins d’autoroutes ou, à contrario, plus ou moins d’agglomération à traverser.
Les limitations de vitesse ne sont que l’un de ces paramètres à prendre en compte. Le problème, c’est que ce paramètre n’est pas vraiment perçu comme une limite puisque cela ne correspond pas à une limitation physique et il y a alors possibilité de gagner du temps et tant pis si cela se fait en infraction avec la loi. De plus, beaucoup de personne considère la loi comme une contrainte arbitraire sans rapport directe avec la sécurité.
Pour mémoire, en ce qui concerne la mauvaise foi, on peut se souvenir du tollé des motards lorsque l’on a voulu rendre obligatoire pour les automobilistes l’allumages des feux en plein jour avec le prétexte qu’on les confondrait avec les voitures et du tollé lorsque qu’il est question de leurs imposer un gilet réfléchissant pour être vu.
Les radars pédagogiques sont pédagogiquement nuisibles et laissent entendre un certain nombre d’idées reçues.
Ainsi, d’après les réflexions de certains intervenants, ou de personnes interviewer dans la rue, on aurait mis des radars uniquement là où il y aurait des risques. Et évidemment, il faudrait alors les signaler, d’où le tollé lorsque le gouvernement à décider de retirer les indicateurs de radars.
Et là, le gouvernement s’est complètement trompé dans la logique de ces dispositifs de sécurité et il en est venu à inventer ces fameux radars pédagogiques pour ne pas se mettre à dos trop d’électeurs.
L’idée était en fait de faire respecter les limitations même là ou il n’y a pas de radar et le gouvernement a été incapable de faire passer ce message.
Le représentant de l’ordre présent à l’émission, en parlant des radars dans les zones accidentogènes contribuait à entretenir cet état d’esprits.
En dehors des zones accidentogènes, il n’y aurait jamais d’accidents !?
Il y a l’idée qu’il ne faudrait limiter la vitesse uniquement dans les zones à risques, c’est-à-dire, dans l’esprit des gens, uniquement là où il y a un radar.
On considère que, de toute façon, les voitures protègent beaucoup mieux les occupants qu’auparavant. Certains des intervenants à l’émission doivent considérer que l’automobiliste sait de lui-même quelle est la bonne vitesse et les panneaux ne sont faits que pour les imbéciles ou bien que les zones limitées ne seraient là que pour pouvoir verbaliser les contrevenants et sont déterminées selon des critères qu’ils perçoivent comme étant arbitraire.
Que faire alors des autres règles du code de la route ? du respect des feux tricolores ? des passages protégés pour piétons ? de la priorité à droite ? Ce serait celui qui saurait s’imposer qui aurait raison.
Il y a deux points qu’il faut garder en mémoire, même en dehors des endroits ou il n’y a pas de radar, plus la vitesse est élève et plus les risques d’accidents sont importants et plus la vitesse est élèves et plus les conséquences d’un accident sont importantes.
A mais c’est vrai, maintenant les voitures sont beaucoup plus sures qu’avant, et pour les autres usagé, les cyclistes, les piétons, il n’avait pas à être là.
Ainsi, là où il n’y a pas de radars, il n’y aurait pas de risque !?
Pourquoi alors respecter la limitation ?
A la sortie d’un virage, il peut y avoir un cycliste.
Certains lieux-dits sur des routes bien dégagées et droites, avec quelles habitations, sont limités à 70km/h. Il n’y a généralement jamais d’accident, jusqu’au jour où un enfant, pour rattraper son chien, ou un ballon, sort précipitamment d’entre deux voitures en stationnement.
Aussi, il semblerait que l’on soit confronté à des a priori puérils.
Le problème, c’est que les gouvernements sont baignés dans cet état d’esprits infantiles, ne sont pas suffisamment détachés des enjeux électoralistes et de certains lobbies et ont des arguments qui vont par fois à l’encontre de la sécurité routière.
De plus, il est vrai que pour l’État, cela représente une certaine manne financière qu’il ne faudrait pas assécher.
Il ne faudrait pas conduire en pensant qu’à sa propre sécurité, ce qui serait déjà pas si mal, mais en pensant aussi aux autres. Et même si on est un as du volant, on n’est pas à l’abri des erreurs des autres usagés.
On pourrait aussi évoquer l’augmentation de la consommation et des problèmes écologiques qui y sont liés.