Lors de mes études je n'ai pas fait le décompte sur le nombre d'accouchement physiologique, le nombre d'accouchement sans RAM etc...
Tout les accouchements sont différents, chaque travail est unique Alors pourquoi vouloir faire renter toutes les femmes dans le même moule ? (même temps de dilatation imposé, même position, même temps d’expulsion,…) et notre rôle c'est d'agir lorsque c'est nécéssaire. Nous sommes d’accords là dessus, mais reste à savoir ce que les uns et les autres considèrent comme « nécessaire » et sur quels critères ils se basent. Bien sûr que certaines sages-femmes sont plus interventionnistes que d'autres mais aucune, enfin aucune que j'ai croisé, n'agit en forçant la patiente sans qu'il y ait d'indication médicale.
Ce n’est pas ce qui ressort des témoignages des principales intéressées : les femmes qui mettent leur enfant au monde.
Une patiente qui arrive à la maternité à le droit de déambuler autant qu'elle le souhaite, on lui pose la péridurale lorsqu'elle le demande, à 3 cm minimum en général, jusqu'à dilatation complète si le temps le permet, sauf lorsqu'il y a des indications médicales (Hypertension, Obésité, accouchement pas le siège).
L’obésité et les sièges ne sont absolument pas des indications de péridurale !!!!
Pour l'expulsion, la femme se positionne c'est vrai fréquemment en position gynécologique parce que lorsque c'est un premier bébé les tissus n'ont jamais été étiré auparavant est l'expulsion est longue, L’expulsion est d’autant plus longue et fatigante en position gyneco et les tissus sont, dans cette position, plus sollicités que lorsque la mère est à quatre patte, accroupie ou à genoux… et une femme pousse en général mieux sur le dos. Absolument pas, La position gyneco est la position où le bassin est le plus fermé. C’est une position qui ralentit ou bloque souvent l’expulsion, qui entrave parfois la respiration, qui exerce une pression plus importante sur le périnée, oblige souvent à pousser en force, et c’est aussi une position où les tissus sont le plus sollicités (augmentant ainsi les risques de lésions périnéales et de prolapsus.)
C’est également la plus douloureuse. Lorsque les patientes désire pousser sur le coté, ce que j'ai vu en pratique et que j'ai pratiqué, c'est qu'on essaye et qu'on voit si c'est efficace.
Et si la patiente désire pousser à quatre pattes, accroupie… ? La position sur le côté n’est pas forcement la panacée loin de là. Il ne suffit pas de mettre de temps en temps une patiente sur le côté pour prétendre respecter la physiologie.
Et je tiens à ajouter que la grande majorité des mamans ne sont pas tenté par des positions différentes que la positions gynéco,(sous péri ou sans ?) malgrè le fait qu'on leur propose. La péridurale empêche les patiente de tenir correctement à 4 pattes, les risques de chute de la maman sont important. Sous péri, ce n’est plus de la physiologie ! (Donc plus rien à voir avec l’AAD.) Il faut comparer ce qui est comparable. Encore une fois, la péridurale c'est pas les sages-femmes qui l'imposent. Bien souvent si. De manière directe ou indirecte (ex : en injectant du synto qui décuple la douleur, en imposant la position allongé qui elle aussi décuple la douleur, ou en rompant la poche des eaux, en cachant certains effets indésirables de la péri, en décourageant la mère, en lui faisant perdre confiance en ses compétences… liste non exhaustive). Les produits dont tu parles que l'on peut utiliser c'est:
- la péridurale: à la demande de la maman sauf indication médicale
-Le syntocinon: utilisé fréquemment c'est vrai, surement trop je l'accorde. Mais la patiente peut en parler avec la sage-femme et demander à ce qu'on le mette en place que si c'est nécéssaire Cela signifie t’il que si la patiente n’en parle pas on lui en injectera même si ce n’est pas nécessaire ???(c'est à dire lorsque les contractions sont insuffisantes pour faire dilater le col Pour favoriser la dilatation il y a aussi la patience, les changement de position, vérifier qu’il n’y a pas de blocage psychologique, le bain,…ou pour un déclenchement)
-Le syntocinon pour la délivrance dirigée: cela fait effectivement parti d'un protocole car de nombreuses études ont mis en évidence que l'utilisation en systématique du synto pour la délivrance dirigée diminuait très fortement les hémorragies de la délivrances.
Le synto au moment de la délivrance peut diminuer les risques d’hémorragie si l’accouchement a été médicalisé en amont, mais rien ne prouve que ce soit le cas lorsque la physiologie a été respectée pendant le reste de l’accouchement.
Si je dois prendre en charge une patientes qui désir l'utilisation d'un minimum de produit je lui recommanderai avec insistance d'accepter la délivrance dirigée. C'est recommandé par le collège national des gynéco obstétriciens de France et en cas d'accident ce serait une faute de ne pas l'avoir utilisé.
-Nous utilisons aussi parfois des antibiotiques pendant le travail: de l'amoxicilline (sauf si allergie). C'est utilisé si on a retrouvé du streptocoque B au niveau vaginal ou si il y a une rupture des membranes prolongée (supérieure à 12h dans la majorité des maternités): tout simplement parce que si il y a une transmission au bb du strepto B pendant l'accouchement cela peut-etre très dangereux pour lui (c'est la première cause d'infection neonatales) et lors d'une rupture prolongée des membranes il y a un risque augmenté de chorioamniotite: infection du foetus. L'infection est peut-être la pathologie qu'on redoute le plus pour les nouveaux-nés).
1.Le risque d’infection est plus important en maternité qu’à la maison.
Une maternité brasse beaucoup de monde et donc beaucoup de germes (contre lesquels la mère n’est pas forcement immunisée contrairement à ceux de son domicile.)
En maternité les examens du col (souvent inutiles) sont trop fréquents et pas toujours fait par la même personne.
En maternité les ram quasi systématiques ouvrent inutilement une porte aux infections.
En maternité plus de personnes différentes entre en contacte direct avec la maman et le bébé (tout en passant d’une patiente à l’autre !)
Tout cela fait qu’il y a en structure une plus grande concentration de germes, une plus grande diversité de ces germes qui entre en contacte avec maman et bébé, et un plus grand risque que ces germes soient plus virulent et plus difficile à soigner (bactéries résistantes) que ceux du domicile (souvent saprophytes.)
2. les antibiotique peuvent aussi être utilisé à la maison (si strepto b par exemple…)
La RAM (rupture artificielle des membranes), j'ai fait mon mémoire dessus. effectivement il semble que c'est pratiqué de manière systématique. Encore une fois, la patiente peut demander des explications à la sage-femme et demander à ce qu'elle soit pratiqué le plus tard possible voir pas du tout si il n'y a pas d'indication.
La rupture des membranes augmente les risques de souffrances fœtales, d’infection, de procidence du cordon, de dystocie et les douleurs de la mère. Les soignants devraient donc toujours éviter ce geste sans que la patiente ait à le demander.
Le minutage des différentes étapes du travail consiste à ne pas tolerer que le col reste à la même dilatation pendant 2h de suite sans qu'on ait essayé de corriger la chose (syntocinon, RAM et le changement de position ? et l’approche psychologique ? et le bain ?...il n’y a pas que synto et ram pour débloquer un travail): cela permet d'éviter un travail trop long et donc risquant d'être traumatique pour les tissus de soutient de l'utérus, de même que pour le bébé: un travail physiologique est un travail avec une dilatation d'environ 1cm/h
Ce fameux 1cm/h n’a rien à voir avec la physiologie. C’est une norme arbitraire qui ne correspond en rien à la réalité du fonctionnement et des besoins d’un corps en bonne santé. Cette norme aberrante conduit très souvent les soignants à intervenir à tort.
Et il vaut bien mieux un accouchement plus long mais qui se fait au rythme de la maman et du bébé qu’un accouchement plus rapide accéléré de manière artificielle (et donc plus violent pour la mère et le bébé.)
Un corps sera bien moins mis à mal en travaillant longtemps à son rythme qu’en travaillant plus vite à un rythme qu’il n’est pas fait pour supporter.
(Tu feras plus facilement 3 km en marchant tranquillement qu’1 km en courant à fond !)
et si ce n'est pas le cas il faut pas trop insister car la nature à ses raisons (cordon autour du cou, bassin trop étroit, tête foetale trop grosse etc...) c'est à ces moments là qu'on essaye d'agir pour que le travail reste optimal. De plus même si cela ne doit pas rentrer en compte dans nos prises en charges, les femmes ont souvent du mal à faire des travail de 12h alors que c'est la moyenne pour les premiers bébés.
Nous minutions éffectivement la durée de l'expulsion: toujours pour les mêmes raisons de sécurité.
Diminuer artificiellement les temps d’expulsion si bébé et maman vont bien n’est pas un facteur de sécurité mais un facteur de risque. ne En général on accepte 40min de poussée. Temps qui ne repose sur rien ou uniquement sur des habitudes de service. On peut éventuellement prolongé lorsque le bébé présente tout les signes de bien être. Mais une durée d'expulsion plus importante réduit ensuite de manière très rapide le bien être foetal et les bébés ont des apgars plus bas..je passe les détails.
Si la mère est sous péri, sous synto, à pousser sur commande en position gyneco là oui je te confirme que la mère et le bébé ont de grands risques de souffrir.
Mais sans intervention en amont la deuxième phase peut durer beaucoup plus longtemps sans souci. Dans d’autre pays (ex : Canada, Allemagne, Belgique, …) si tout le monde va bien on laisse la phase d’expulsion durer jusqu’à plusieurs heures sans que cela ne pose problème.
La rotation n'est pas pratiquée en systématique. Toujours pareil, parlez-en à la sage-femme. Faut-il encore être au courant de cette pratique, et les soignants se gardent bien d’en informer les patientes. Personnellement je ne la pratique que très rarement. On ne fait pas un torticoli au bébé, on fait tourner les épaules dans le bassin pour les aider à s'engager. Ca se fait tout seul si on laisse faire la mère et le bébé, il n’y a pas besoin ni de tourner le bébé ni de lui dégager manuellement les épaules. C'est en général recommandé lorsque les bébé sont gros (macrosomes) car il y a un risque augmenté que les épaules se bloquent le risque augmente surtout lorsqu’on intervient et que la mère est en position gyneco ! et dans ce cas là c'est une véritable urgence, il faut que l'expulsion ait lieu dans les 2 mins. Futures maman ne vous inquietez pas, ce risque est surtout présent lorsque les foetus sont estimé à plus de 4500g. (Estimations de poids qui se révèlent fausses plus d’une fois sur deux.)
Cela ne me plait pas de détailler tout cela, les mamans n'ont pas à envisager toutes les possibilités car les accouchements sont 90% des cas physiologiques, un passage par les voies naturelles sans grosses complications ne signifie pas que l’accouchement est physiologique, la physiologie inclus bien d’autres critères. même si ils se déroulent dans les maternité!
Si on aide pour les épaules c'est afin de limiter les déchirures et les lesions du périnée.
Cela ne diminue pas les risques de lésions bien au contraire. Entre autre parce que pour que le praticien intervienne il faut que la patiente soit en position allongée, position qui augmente justement les risques de lésions périnéales et de dystocie, cela n’a donc aucun sens.
Nous pourrions très bien laisser faire mais en général c'est mieux pour vous qu'on aide.. sauf dans les accouchements à 4 pattes et dans ce cas la il n'y a pas besoin.
Alors pourquoi coucher les femmes ??????
Nous sommes formé à la physiologie.
Nous n’avons pas la même définition de la physiologie.
Tu sembles confondre les termes physiologique et eutocique. La physiologie ce n'est pas juste l'absence de pathologie!
Durant la première partie de notre cursus, 2 ans, nous abordons uniquement la physiologie. Les 2 dernières années nous abordons la pathologie, car il est nécéssaire que nous sachions la dépister et que nous comprenions les mécanismes.
La sage-femme c'est l'aide de l'accouchement PHSYSIOLOGIQUE. Cela devrait être le cas en effet. Dès lors qu'il y a quelque chose de pathologique, nous suivons les directives des médecins.
Les protocoles ne sont pas des idioties ou des dangerosité! c'est au contraire une sécurité , afin que chaque professionnel fasse ce qu'il faut selon telle ou telle situation. C'est fait pour qu'il y ait une harmonisation des pratiques. Il existe des protocoles pour l'utilisation du syntocinon, qui précise ses indications et qui explique comment l'utiliser, il existe des protocoles pour la prévention du risque infectieux, qui récapitules les indications d'antibiothérapie etc.. , pour le traitement de l'hypertension etc. Un protocole ne dit pas: la patiente arrive, vous la perfuser, vous la clouez au lit, vous lui posez la péri sans même lui adresser la parole, vous lui faire une épisio etc etc!
C'est grâce aux protocoles que la sécurité des patientes a été améliorée.
La sage-femme connait la physiologie, mieux que personne, mieux que les patientes visiblement non. Et la maman qui accouche n’a pas besoin d’avoir fait 15 ans d’étude pour sentir ce qu’elle a à faire, c’est instinctif. Ton cœur n’a pas attendu que tu suives des cours de cardiologue pour savoir battre comme il faut!
L’accouchement est un phénomène naturel pour lequel les femmes sont parfaitement compétentes et mieux que les médecins ça ce n’est pas difficile, à quelques exceptions près, ils n’y connaissent effectivement rien en la matière. (Et c’est pourtant eux d’ailleurs qui décident du contenu des cours dispensés aux élèves sf !
)
Il est vrai que certaines pratiques ont eu tendance à se généraliser: à une époque, l'épisiotomie était systématique. Maintenant, quand on la pratique c'est comme si on avait mal travaillé. L'objectif de l'épisiotomie n'est pas de vous couper, on la pratique lorsque l'on estime que si on ne le fait pas la déchirure naturelle sera plus importante. c'est quelque chose que l'on ressent au moment de l'expulsion, qui dépend de nombreux facteurs, de notre ressentit clinique. Contrairement à ce que tu sous entends, ce n'est plus du tout enseigné comme quelque chose à faire de manière systématique.
Je constate qu’on enseigne encore que l’épisio évite les déchirures. C’est faux ! L’épisio n’évite pas les déchirures et ne protège pas le périnée.
Et de toute façon les déchirures cicatrisent mieux que les épisio, sont moins hémorragiques, moins douloureuses et laisse moins de séquelles.
Un soignant est tenu de tenir ses connaissances à jour! Cela fait plus de 20 ans que les études ont démontré que l’épisio ne protégeait pas le périnée …au contraire !
(Voir, entre autre, le compte-rendu du CNGOF sur l’épiso. Tu pourras constater que le risque de déchirure n’est pas une indication d’épisio !)[/#4600B8]
Lorsque je dis que tout peut bien se passer mais que rien n'est garantit, tu dis "aussi en maternité": justement, au moins à la maternité il y a des outils et des professionnels qui permettront de limiter les "dégats" les risques et d'agir en temps et en heure sans délais: attendre l'ambulance, le trajet à l'hôpital etc..
A domicile on est aussi accompagnée d’une (un) professionnelle. Et elle apporte le matériel nécessaire en cas de besoin.
Je n'ai plus les chiffres en tête mais il me semble au contraire que l'on est très bien classé pour les taux de mortalité maternelle. Justement non, si on compare aux autres pays d’Europe. Je n'ai pas dit que les maisons de naissances étaient dangereuse: une maison de naissance si elle est équipée et qu'elle est a proximité de l'hôpital me semble être l'idéal! Même votre maison, si la sage-femme est équipée et que votre maison est à 10min cela me semble tout à fait envisageable. Pour moi, comme pour tout accident, catastrophe, c'est le délai de prise en charge qui determine le pronostic... et pour moi c'est ce facteur temps qui fait que les accouchements à domicile sont dangereux
Il se trouve que justement à la maison les complications éventuelles (en plus d’être plus rares qu’en maternité) sont souvent détectées plus tôt et prises en charge plus rapidement qu’en structure. Notamment car à la maison tu as une sf rien que pour toi (qui te connait et que tu connais), et qui ne se contente pas de regarder un monito, mais observe la mère, ses attitudes, ses réactions…
Elle dispose également du matériel nécessaire pour intervenir en cas de complication (pour une hémorragie par exemple tous les gestes qui sont fait en première intention en maternité peuvent être faits à domicile…)
Tu parles des infections nosocomiales: pour un accouchement, des sutures etc une salle d'accouchement sera beaucoup plus propre qu'un salon.
Non. Les germes présents en structure sont plus nombreux et plus pathogènes qu’à la maison. Et en maternité la mère et le bébé entre en contacte avec un plus grand nombre de personne (et donc de bactéries), personnes qui passent d’une patiente à l’autre, …
(d'ailleurs attention aux utilisations de produits chimiques, pesticides etc lorsque vous êtes enceinte)
C'est à cause des hémorragies de la délivrance et afin de les prévenir que certain protocoles ont été instauré, ce qui a permi de diminuer le taux de mortalité.
Les taux de mortalité ont avant tout diminués grâce à l’amélioration des conditions de vie et des conditions sanitaires en général.
Et même si dans certains cas, personne ne le nie, une intervention médicale peut sauver des vies, cela ne justifie pas de traiter chaque accouchement comme une intervention chirurgicale. Parce qu’un même traitement qui va, dans un cas pathologique bien précis, sauver une vie, peut à l’inverse mettre en danger une patiente en bonne santé.
Je ne pense pas que les accouchements à domicile soient reconnu par le monde médical (à priori composé de personnes auyant certaines connaissances) voir ce lien :
http://portail.naissance.asso.fr/m [...] Piette.pdf
comme étant un moyen de diminuer la mortalité maternelle. As-tu une étude prouvant le contraire à nous soumettre ? (la pratique médicale doit reposer sur des preuves scientifiques concrètes, pas sur des aprioris.) Car cette mortalité est liée aux hemorragies et en cas d'hémorragie, il faut très rapidement transfuser et passer au bloc.. ce qu'il n'y a pas dans un salon.
1. D’une part avant de traiter une hémorragie le mieux est encore d’éviter qu’elle ne survienne. Hors les protocoles instaurés en maternité tendent justement à augmenter nettement les risques qu’une hémorragie survienne et les risques que cette hémorragie soit grave.
Entre autres facteurs de risque il y a l’injection de synto durant le travail (voir l’étude de l’INSERM sortie récemment à se sujet : http://ciane.net/blog/2012/02/inse [...] p-graves/), la péri, les déclanchement…
Tout cela n’ayant pas cours à domicile, le risque d’hémorragie y est plus faible.
2. D’autre part, si malgré un respect de la physiologie, une hémorragie survient à domicile, la sf dispose sur place de tout le matériel nécessaire pour y opposer rapidement les soins de premières intension (identiques à ceux pratiqués en maternité.) Ce qui laisse le temps pour un transfère éventuel vers une structure si nécessaire.
3. Ces gestes que tu cites (transfusion, bloc) ne sont pas faits en première intention.
Et d’ailleurs si tu écoutes les témoignages des patientes ayant eu une hémorragie importante en maternité tu constateras que, très souvent, elles sont transférées vers une autre maternité car toutes les structures ne sont pas équipées par exemple du matériel nécessaire à une embolisation. (Quelle est la différence entre transférer d’une mat à une autre ou du domicile à l’hôpital ?)
Je repète que les sages femmes sont là pour prendre en charge la physiologie,
Elles ne sont pas la pour prendre en charge la physiologie, la physiologie ne se prend pas en charge, elle se respecte et s’accompagne.
Le rôle principal de la sage-femme est d’accompagner les femmes et pas de faire à leur place.
que c'est notre domaine. Et que nous donnons le choix aux femmes, et que celles-ci, si on ne leur explique pas, propose pas des choses peuvent toujours s'exprimer sur leurs souhaits et leur désirs.
Nous connaissons les sequelles parce que la plupart du temps c'est nous qui les constatons et qui les traitons: massages aux oestrogènes etc. En général les sages-femme sont meilleures pour les sutures car elles sont des femmes, ont également accouchée et on parfois elles aussi bénéficiée d'épisio. Nous sommes sages-femmes, 5 années d'études: on ne tricote pas pendant cette formation, nous connaissons la physiologie, nous sommes formé afin que l'accouchement se rapproche au plus de la physiologie et nous sommes des femmes, qui avont ou auront des enfants. Les plus grands désagrement au niveau du périnée sont ceux après des travails trop long ou des expulsions prolongées: une expulsion ou un travail long n’endommage le périnée que s’ils se passent dans de mauvaises conditions (femme allongée, poussées dirigées et en force, synto, expression abdominale,…..) descente d'organe, incontinence urinaire et anale.. L’épisio ne prévient pas ces complications !
Notre fierté c'est quand le périné est intact. Pour la perfusion c'est une sécurité en cas d'Hémorragie.
Je ne sais pas où tu as recoltés de telles informations mais elles sont éronnées: les risques d'hémorragies de la délivrance sont: la surdistension utérine (trop de liquide amniotique, jumeaux, gros bébé), l'utilisation massive de syntocinon (la je te rejoins). La délivrance dirigée préviens les hémorragies Forcer la délivrance (tirer sur le cordon entre autre) ne diminue pas les risques d’hémorragie, au contraire. Certaines femmes ont besoin de plus de temps pour la dilatation, l’expulsion ou la délivrance sans que cela ne pose problème. Ce qui entraine des complications le plus souvent c’est lorsque l’on cherche à forcer les choses. et c'est très efficace. Les césariennes inutiles sont un risque de tout, c'est pour ça qu'on ne fait jamais de césarienne inutile. En France il y a deux fois plus de césariennes que nécessaire et sans que la santé des bébés soit améliorée ! L'expression abdominale n'est pas recommandée mais est parfois pratiquée en urgence lorsqu'il est nécéssaire que le bb sorte immédiatement. C’est une pratique à risque pour la mère et le bébé Les extractions instrumentales abusives, ça existe mais c'est les incompétents qui le font, tout comme les épiso pour éviter les déchirures, le synto parce que la femme ne dilate pas d’un cm par heure, mettre une femme en position gyneco pour l’expulsion, etc.…
sinon une extraction c'est pour accelerer la naissance d'un bébé qui ne supporte plus le travail, la perfusion c'est pour vous hydrater Pour s’hydrater le mieux est encore de boire !!! car vous ne pouvez pas boire, non seulement on peut, mais c’est même recommandé (voir les recommandations de l’OMS à se sujet : l’interdiction de boire et manger est classée dans les pratiques à risque) ça ne dilue absolument pas les facteurs de coag. cela dilue le sang.
La péridurale c'est selon votre souhait.
La je ne comprends pas tes propos...!? Mal jugé? non accompagné? je comprends pas ce que tu veux dire.
Je me suis mal exprimée, c’est le choix d’accoucher sans péri qui est souvent mal jugé par le personnel médical, et la plus part des sages-femmes ne sont plus formées à accompagner un accouchement sans péri. Elles sont perdues, mal à l’aise lorsqu’une femme accouche sans. je dirais juste que la péridurale ça implique une surveillance plus rapprochée donc c'est pas notre objectif, et on n'apprécie pas contrairement à ce que tu sous entends que les patientes souffrent,ce n'est pas ce que j'ai dit donc si elles souffrent et qu'elles le souhaite, on appel l'anesthésiste, c'est tout.
La plupart du temps il n'y a pas d'indication médicale, c'est une péridural de "confort" si j'ose dire. La douleur d'un accouchement n'est pas pathologique, ce n'est pas dangereux. C'est juste selon les mamans très douloureux.
Notre profession implique d'informer le patient des actes qu'on pratique, je n'ai jamais vu mettre du synto "en douce"!!! C’est pourtant très fréquent.
Lis les témoignages des femmes…Intéresses-toi au vécu des principales intéressées.
être à jéûn c'est au cas où une césarienne en urgence soit pratiquée sour anesthésie générale, la patiente ne regurgite pas et ne fasse pas un décès par detresse respiration suite à une inhalation. Les risques liés au jeun sont plus importants que les risques lié à un hypothétique syndrome de Mendelson, et une femme enceinte est de toute façon considérée comme un estomac plein.
Je ne comprends pas ce qui te fais peur dans le fait de rester allongé,
C’est pourtant le b.a.-ba de l’obstétrique.
La position allongée décuple les douleurs de la mère.
Elle oblige l’utérus à travailler en force tout en étant moins efficace.
Elle augmente les risques de souffrance fœtale.
Elle augmente les risques de dystocie divers et le recours aux extractions instrumentales.
Elle empêche la mère d’adapter sa position pour ouvrir le passage à son bébé.
Elle limite la mobilité du sacrum.
La position gyneco est la position qui ferme le bassin au maximum.
Elle met en position d’infériorité et infantilise.
il me semble qu'avant dêtre en travail les patientes dorment a priori allongée.
Où est le rapport ?
Avant d’être en travail et en travail cela n’a rien à voire !
La positon allongée est physiologique pour dormir, pas pour accoucher. (Essaies de boire ou manger allongée par exemple et du comprendras.) Mais je t'informe que nous laissons jamais les patientes à plat dos car premierement elles n'aiment pas cette position (et nous les écoutons) et également parce que être totalement à plat dos est responsable du syndrome aortocave qui peut être responsable de ralentissements cardiaques. Mais comme nous surveillons le rythme, si une patiente veut rester à plat dos et que le coeur du bébé ralentit, alors nous lui recommanderons de se mettre sur le coté.
Le mieux, et le plus sécuritaire, est simplement de laisser les mères se mettre dans la position de leur choix (debout, à quatre pattes, accroupie, couchée ….) y compris pour l’expulsion.
Et nous changeons toutes les heures la patientes de position elles ne peuvent pas le faire elles-mêmes ???? tout simplement afin de la mobiliser et de limiter ses courbatures dans le post partum.
Les protocoles sur le syntocinons sont la pour encadrer l'utilisation de syntocinon et notre objectif est d'avoir un moteur normal, c'est à dire normal, c'est à dire qui laisse LE PLACENTA faire ses échange et qui permet au bébé d'être correctement oxygéné.
Je pense qu'on est les mieux formée.. si je puis me permettre humblement, à l'accouchement dit eutocique (c'est à dire physiologique).
Eutocique et physiologique cela ne veut pas dire du tout la même chose !!!!!!!!!
Il y a malentendu entre nous sur le sens des termes employés!
La physiologie c’est l’ensemble des processus spontanés d’un corps en bonne santé. C’est à dire un accouchement où on laisse (tant que maman et bébé vont bien) la mère faire entièrement comme elle le sent sans rien lui injecter, sans position imposée, sans temps limité pour telle ou telle étape.
La physiologie ce n’est pas juste un bébé qui sort par voies basse!
Par exemple un accouchement sous péri peut être eutocique (= sans complication) mais un accouchement sous péri n’est jamais physiologique (car les processus spontanés d’un accouchement sont court-circuités avec une péri).
Tout comme un accouchement sous synto (péri ou pas) n’est jamais physiologique, mais peut se passer sans complication et donc être considéré comme eutocique, etc….
Je reformule donc ma question de départ : As-tu déjà assisté à un accouchement où on a laissé durant tout l’accouchement (comme en AAD) la mère suivre uniquement son instinct sans rien lui injecter, sans lui imposer de rythme arbitraire, sans manipulation du bébé, et en laissant la mère entièrement libre de choisir sa position, …?
As-tu déjà assisté à un AAD ?
As-tu déjà discuté avec une sf accompagnant les AAD ?
Je viens de passer 2h à répondre à ce message et je sais que ça ne servira à rien, je ne répondrai donc plus et je me contenterai d'informer les patientes qui viendront me demander des informations, en personne.
Je souhaite juste insister, la desinformation c'est ça qui est dangereux.
Je suis bien d’accord !
Les personnes formées à l'obstétrique sont les sages-femmes et les obstétriciens. C'est eux qui ont les compétences et la connaissance.
Les premiers spécialistes de la naissance ne sont ni les sf ni les obstétriciens… ceux sont les mères et les bébés.
Ce n’est pas la sf ou l’obstétricien qui est acteur d’une naissance, c’est la mère et son enfant.
La principale qualité d’une sf c’est de savoir mettre ses mains dans ses poches et d’ouvrir ses yeux et ses oreilles.
Tu ne peux pas demander aux patientes de te faire confiance si toi de ton côté tu n’es pas prête à leur faire confiance en retour.
La mère a aussi ses compétences propres (et innées) qu’il faut encourager et respecter au moment de la naissance afin de diminuer les risques de complication pour elle et son enfant. Une femme sait mettre son enfant au monde !
Il faut accepter d’apprendre des patientes, d’apprendre de leur vécu, de leur savoir inné et de leur expérience, cela ne pourra qu’enrichir tes propres compétences.
Ils ont de grandes qualité d'écoute pour la plupart et ont pour seul objectif un déroulement physiologique de votre grossesse et de votre accouchement.
J’espère plutôt que leur objectif est le bien être de leurs patients. La physiologie n’est pas une fin en soit, c’est un moyen.
Et encore une fois nous n’avons décidemment pas la même définition du terme « physiologie.» Bien sur certaines pratiques ont eu tendance à se banaliser (syntocinon, rupture artificielle des membranes) mais elles sont dans la majorité des cas pratiqués lorsqu'elles sont nécéssaires afin d'assurer votre bien être et celui de votre enfant.N'hesitez pas à en parler à la sage femme qui vous accueille afin d'exposer vos craintes et vos souhaits.
Sachez que les forums ou les sites genre aufeminin, doctissimo sont pas pris au sérieux par les professionnels soignant, dans tout les domaines.
Ces forums/sites sont à la médecine ce que Voici est au journal Le Monde. Allez chercher les informations chez des personnes qui auront la compétence de vous répondre.
En tant que professionnel il te faut aussi avoir l’humilité d’apprendre des principales concernées : les femmes qui accouchent..
Ce qui fait peur aux soignants avec internet c’est que les femmes communiquent de nouveaux entre elles, qu’elles partagent leur expérience et leur savoir sans intermédiaire.
Sur les forums les femmes peuvent parler librement sans langue de bois, …les conséquences et la nocivité de certains actes ne peuvent plus être cachées, minimiser comme au paravent…
Pourquoi les taux d’épisio tendent à diminuer (bien qu’encore trop élevés) ? Pas grâce à l'initiative des soignants! Mais bien parce que les femmes sont de mieux en mieux informées sur ce geste (et pas par les soignants) et qu’elles commencent à se rebeller contre cet acte. Les soignants ne peuvent plus dire aussi facilement que ce geste est anodin et utile puisqu’aujourd’hui les femmes témoignent publiquement, se transmette les coordonnées des études scientifiques (CNGOF-OMS- études internationales,...), comparent les chiffre statistiques et les pratiques obstétricales françaises aux pays voisins... grâce au net. Elles ne sont plus isolées chacune dans leur coin à ne pouvoir demander des infos qu’à leur médecin.
Il en va de même pour les positions d’accouchement. Avant d’avoir internet je croyais être anormale parce qu’au moment de mon accouchement la position allongé décuplait mes douleurs et que je sentais très nettement (pas de péri) que cette position bloquait mon bébé.
Grâce aux nombreux témoignages d’autres femmes (et à l’accès à des documents scientifiques) j’ai pris conscience que je n’étais pas du tout un cas isolé, loin de là, et qu’en plus mon ressenti correspondait au données scientifiques actuelles.
Dernier point qui veut tout dire: les sages femmes qui pratiquent l'accouchement à domicile ne sont pas assurées, car aucune assurance ne veux les prends en charge. (en isère du moins, mais les assurance étant nationales, je pense que c'est pareil ailleurs.)
Cela prouve justement qu’elles sont sûres de la sécurité de leurs pratiques. Sinon risqueraient-elles tout ce qu’elles ont pour accompagner leurs patientes malgré la responsabilité et l’investissement important en temps et en implication que l’accompagnement global en AAD impose ? (contre un salaire modéré en retour la plus part du temps.)
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Le meilleur moyen pour toi de t’informer serait déjà de faire un stage auprès de plusieurs sages-femmes qui accompagnent des AAD. Tu seras ainsi plus à même de comprendre pourquoi l’accouchement à domicile est sécuritaire. Tu pourrais ainsi voir pour la première fois un accouchement vraiment physiologique, et donc mieux comprendre tout ce que les protocoles classique perturbent.
Cela pourrait aussi te redonner confiance dans les compétences des femmes à mettre leur enfant au monde.
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J’ai choisi pour mon troisième enfant l’accouchement à domicile non pas dans le but d’éviter la médicalisation, mais dans le but de bénéficier d’une médicalisation raisonnée, adaptée au cas par cas et qui s'appuie, non pas sur des habitudes, mais sur les dernières données de la science.
Une médecine à l’emporte pièce qui consiste à faire le maximum d’examens, le maximum de gestes par le maximum de monde n’est pas une médecine sécuritaire. L’idéal étant de poser le bon geste, au bon moment en cas de pathologie, et de savoir aussi à l’inverse s’abstenir d’intervenir dans les processus physiologiques quand tout va bien.
PS : Tu peux également te reporter aux recommandations de l’OMS : la plus part des gestes classés comme « à risque » ou « trop souvent utilisées à tort » sont pratiqués en quasi systématique dans les maternités Françaises. (Comme l’interdiction de boire et manger, le positon allongé, l’épisio,…….)
Message édité par laura 6 le 13-04-2012 à 12:45:14