Liens groupe

Les chaînes du groupe France Télévisions

Publicité

Navigations

Les rubriques

 

Il y a 149 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur
 Sujet :

Mon premier accouchement s'est mal passé

 
n°12169
moderateur​3
Posté le 18-04-2011 à 16:41:35  profilanswer
 

On vous avez dit que ce serait formidable, mais ce n’était pas du tout le plus beau jour de votre vie ! Forceps, douleur, césarienne, déception, épisio… Vous gardez un souvenir mitigé de ce premier accouchement et vous appréhendez de faire un deuxième bébé…  
Comment accepter la déception ? Comment surmonter ce traumatisme? Comment se préparer au suivant ?


Message édité par moderateur3 le 30-08-2011 à 18:03:29
n°12177
lynette311
Posté le 19-04-2011 à 15:58:37  profilanswer
 

mon accouchement c 'est tres mal passer on as meme dit a mon mari de ce préparer a rentrer seul avec bébé ,je m'en suis sortie mais mon fils a 19 mois et j'ai toujours du mal et oui ca devais etre le plus beau jour de notre vie et finalement pas génial

n°12178
lskro
Posté le 20-04-2011 à 09:20:21  profilanswer
 

Bonjour,  
Mon accouchement a été très traumatisant j'ai accouché prématurément à 32 semaines mon bébé est en très bonne santé aucun soucis de ce côté la mais depuis l'accouchement je refuse d'aller chez un medecin quel qu’il soit ça me rend malade et déclenche des pleurs je n'ai pas consulté de gyneco depuis mon accouchement ni mm fait de rééducation du périnée.
Accouchement déclenché 72h après mon hospitalisation travail de 4H30 péridurale ki ne fait pas effet très forte douleur la délivrance qui se fait pas naturellement dc introduction des mains de la sage femme pour tous retirer ensuite elle a du me faire 4 points et tous ca sans anesthésie. mon bébé à 10 mois et je suis toujours traumatisé y a t il un mot sur cette état  

n°12197
Rose Vanil​le et B
Posté le 21-04-2011 à 15:09:08  profilanswer
 

Bonjour
Oui Iskro il y a un nom sur ce que tu décris: ça s'appelle un syndrôme de stress post-traumatique: en gros, tu as été traumatisée par la violence de certains actes que tu as subis pendant ton accouchement, et j'imagine qu'en plus les personnels médicaux qui ont fait ça n'étaient pas très psychologues, donc tu as vécu ce moment comme une agression
Mon fils va avoir 8 mois, il se porte très bien, mais je vis la même chose que toi(même si mon accouchement ne s'est pas déroulé de la même façon): je suis sous traitement depuis 6 mois et suivie par une psy car tout ça m'a conduit à la dépression
Si tu veux parler de tout ça en message privé n'hésite pas (en parler me permet d'extérioriser cette souffrance et d'essayer de vivre avec)
Bon courage à toi

n°12202
lynette311
Posté le 22-04-2011 à 10:04:52  profilanswer
 

mais comment passer a autre chose lorsqu'on ce sent aussi mal

n°12216
Elodolly2
Posté le 24-04-2011 à 09:55:56  profilanswer
 

J'ai accouché de mon premier enfant le 20 mars dernier. J'ai vécu une expérience assez traumatisante également car j'ai eu des complications qui arrivent très rarement en France. J'ai été en travail la veille, sauf que les contractions n'étaient pas douloureuses. Je me suis couchée et ai passé une bonne nuit. Vers 8h le matin, j'ai perdu les eaux et les contractions sont arrivées brutalement et de façon très intense. Nous sommes partis en 4ème vitesse à la maternité où, heureusement, il n'y avait personne aux urgences. J'ai été très rapidement transférée en salle de naissance. Ils m'ont installé les monitorings et rapidement nous avons vu que quelque chose n'allait pas sur le bébé. J'étais dilatée à 7-8 cm et le bébé était en souffrance (son coeur ne battait pas vite et ne récupérait pas, à cause de la violence du travail). Ils ont décidé de me transférer au bloc pour effectuer une césarienne. Le temps du transfert, le col s'est totalement dilaté et avec l'aide des forceps, mon bébé est né par voie basse à 9h39 (soit 1h40 après la rupture de la poche des eaux => ils n'ont jamais vu un travail aussi rapide, surtout pour un premier enfant). Tout cela sans péridurale, car c'était trop tard. J'ai vécu l'enfer. Je ne pensais pas que l'on pouvait avoir aussi mal. Lors de la délivrance, je me suis déchiré le périnée, au 4ème degré (périnée complet compliqué) => cela touche mon sphincter anal. Aujourd'hui mon périnée est "massacré". J'ai un point de suture qui a lâché quelques jours après l'accouchement ; ceci a eu pour incidence de me faire une fistule recto-vaginale => en gros, j'ai une ouverture entre le rectum et le vagin. Ce genre de complication est extrêmement rare. J'ai très très mal vécu cet accouchement et ai fait une sérieuse dépression post-partum. Heureusement pour moi, j'ai été très entourée et j'ai eu l'occasion de voir une psychologue à la maternité et maintenant ça va mieux. J'attends de savoir quand je vais me faire réopérer car je dois subir une chirurgie réparatrice afin de pouvoir tourner la page et commencer ma rééducation.
On m'a dit que pour les prochaines grossesses, les accouchements seront effectués obligatoirement par césarienne. Je dois avouer aujourd'hui que je ne suis pas prête à retenter l'expérience de la maternité même si je n'ai pas envie que mon bébé soit tout seul. Je pense que lors d'une prochaine grossesse, cette épée de Damoclès sera toujours au-dessus de ma tête.

n°12252
angelsmum
Posté le 29-04-2011 à 18:26:12  profilanswer
 

JE VEUX PORTER PLAINTE CONTRE MON GYNECO
 
Il a bousiller ma vie.lisez mon post ds la rubrique accouchement>compliquations>deux accouchements catastrophes
Le premier accouchement c'est très mal passé, j'ai frolé la mort, l'hystérectomie, pour finir je m'en suis sortie grace a une embolisation. Cette premiere experience nous a longtemps fait hesiter, mon mari et moi a avoir un second enfant. Nous nous sommes pourtant décidé 4 ans plus tard, a mettre en route la seconde grossesse et a rester dans cette meme maternité en se disant que ça avait tout simplement été de la malchance. Resultat, des jumelles, un accouchement voix basse pour éviter une seconde hemoragie et le meme gyneco de garde ce jour là( encore de la malchance?).Toujours est-il que monsieur le gyneco avec son exces de zele a tous simplement tué notre petite Zoé. Les choses ne changeront plus pour nous et nous allons devoir apprendre à vivre avec cette terrible souffrance mais je ne veux pas que d'autres soient victimes de ses incompétences. Nous hesitons neanmoins a refaire un enfant. Je ne sais pas si c'est une bonne idée, j'ai peur que cette malchance nous tombe encore dessus mais ce manque de cette petite puce est si intence! aidez-moi a y voir plus clair, que feriez-vous a ma place?


---------------
alice, heureuse maman de noa né le 04/12/2006, de cléa née le 12/02/2011 et de mon ange zoé qui s'est envolée trois jours après sa naissance le 15/02/2011
n°12276
lynette311
Posté le 03-05-2011 à 16:23:29  profilanswer
 

bonjour,angelsmum ton histoire est touchante et fais réagir moi je pense que je porterais plainte ,maintenant pense tu etre assez forte pour supporter tout ca car a mon avis c'est un long procé qui vous attend mais vous avez perdu un enfant et rien de pire peut arriver .en tout cas je vous souhaite a toi et ton mari d'etre bcp de courage pour la suite.

n°12430
angelsmum
Posté le 20-05-2011 à 14:04:30  profilanswer
 

oui comme tu dis il n'y a rien de pire.Je sais que ça sera une epreuve de plus ms je veux qu'il paye pr ce qu'il a fait.ça ne sera qu'une faible consolation ms je pense que ns avons besoin de ça.
merci en tt cas pour ton sontien


---------------
alice, heureuse maman de noa né le 04/12/2006, de cléa née le 12/02/2011 et de mon ange zoé qui s'est envolée trois jours après sa naissance le 15/02/2011
n°12534
G-L
Posté le 06-06-2011 à 10:17:24  profilanswer
 

bonjour à toutes,
Une chose tres importante est, et quelque soit votre vécu, de réussir à ranger ces mémoires, ces mauvaises mémoires dans les bonnes cases. Vous ne pourrez pas les effacer ou les oublier....il faut réussir à les ranger.
Il y a des thérapeutes qui travaillent sur la mémoire cellulaire et ils peuvent vous aider....
Je ne dit pas qu'il ne faut pas porter plainte, je dit juste qu'il ne faut pas que vous restiez avec cette boule au ventre.
Angelsmum, il faut absolument que tu évacues tout cela, surtout si tu envisages de faire un autre enfant. Dans quelle coin habites-tu?


---------------
Gwenn Le Coz
Doula à Rennes
n°12575
melo melo1​3
Posté le 17-06-2011 à 11:53:19  profilanswer
 

Ellodolly comme je te comprends... à travers ton témoignage je retrouve quelques aspects de mon accouchement, bien que quelques peu différend :
 
9 mars 2011 nous sommes à J+3 : 4h30 du mat dépar pour la mater car pertes de sang (dans ma tête pertes de sang = probleme). J'arrive en pleurs aux urgences.
- 5h du mat : monito ok, bébé va bien, vous êtes dilatée à 2, le travail a commencé c'est le jour J madame. Allez marcher un peu dans l'hopital et revenez dans une heure.
- 7 h : retour aux urgences : on vous mets en salle de naissance
- 9h : attrocement mal : pose de la péridurale, dilatée à 4
Dans la journée on me repose 2 fois de la péridurale car elle ne fonctionne pas du côté gauche. Résultat je suis incapable de bouger mes jambes qui sont paralysées.
- 18h30 (14h de travail) : début de la poussée, bébé commence à descendre et papa aperçoit même les cheveux !!
- 19 h : bébé est bloqué dans le col (mais pas en souffrance) on va vous aider avec les spatules pour le faire sortir (et là on passe des 2 sages femmes et du gyneco à une équipe de 12 personnes : pédiatres, anesthésites...)
- 19h06 : en une seule poussée (rarissime) bébé est littéralement ejecté ! Il pleure tout de suite alors qu'il a toujours le cordon..
On me le pose sur le ventre et au bout d'une minute de vie ils me l'enleve sans rien me dire. Sur son petit lit en face de moi j'aperçois les medecins affolés, le papa appeuré... On vient me dire que mon fils est en détresse respiratoire et qu'il doit être intubé et amené en réanimation.
 
Pendant qu'il est en réanimation, on me recoue... j'ai eu comme toi un périnée complet compliquée (une épisiotomie + une déchirure interne et externe entre le vagin et l'anus). Au bout d'une heure, l'effet de la péridurale disparait et une douleur ATROCE apparaît... on m'injecte une forte de morphine, ce qui me contraint à rester sous surveillance dans la salle encore 2h (en tout je suis restée 17h en salle de naissance!)
 
Minuit : je n'ai pas vu mon bébé depuis l'accouchement (19h) où je l'ai d'ailleurs à peine aperçu, mon mari m'amène en fauteuil roulant en réanimation pour la première découverte.
Et là le choc : mon fils est en couveuse, en box individuel, des tuyaux et capteurs de partout... c'est insurmontable.
Il est trop fatigué et trop fragile pour un peau à peau..
Le lendemain les bonnes nouvelles fusent : d'abord le premier peau-à-peau (magique), puis le transfert en soins intensifs où on lui retire progressivement la sonde et les capteurs). Deux jours apres il était en chambre avec moi ouf !
Mauvaise nouvelle... il a attrapé une infection : résultat 8 jours à la mater avec perfusion d'antiobios 3 fois par jour.
 
Quand à moi physiquement ca a été un cauchemard !! Mon mari est resté dormir avec moi TOUS les soirs pendant 8 jours, je ne pouvais pas m'assoir, presque pas marcher.. je n'étais pas autonome pour m'occuper de mon fils.
Moi aussi des points ont lachés trop tôt, je ne savais pas qu'une pareille douleur pouvait exister.
 
Aujourd'hui mon fils pête la forme et ne gardera aucune séquelle de tout ça, mais psychologiquement je suis traumatisée. Rien que de vous le raconter j'en pleure, chaque fois que je retourne à la mater pour voir le gyneco je me mets à pleurer en voyant les urgences accouchement, le service de réanimation..
J'ai le sentiment d'avoir loupé mon accouchement et l'arrivée de mon fils... aujourd'hui j'en souffre beaucoup mais je ne le montre pas, j'essaie de rester forte même si c'est très dur.
 
Je ne veux pas que mon fils soit un enfant unique mais je redoute une seconde grossesse et surtout un second accouchement catastrophe... je suis perdue..
Quant à ma vie intime de couple, 3 mois après l'accouchement ce n'est toujours pas possible, la douleur physique est encore présente au niveau de la cicatrice..

n°12576
melo melo1​3
Posté le 17-06-2011 à 11:54:12  profilanswer
 

Désolée pour un post aussi long, mais difficile de vous raconter ma mésenvature en quelques lignes et en sautant des "détails"...

n°12578
G-L
Posté le 17-06-2011 à 15:36:13  profilanswer
 

j'ai une patiente qui a vecu un accouchement catastrophe elle aussi......pdt deux ans, rien que d'y penser, les larmes montaient toutes seules.....impossible donc de partager avec son fils, impossible d'en reparler avec son homme. Grace à la santé humaniste, nous avons réussi à trouver où étaient rangé ses souvenirs, elle a tout mis à plat et rendu sa colère à chacun des membres de l'équipe médicale.....au bout de 6 séances, elle peut enfin raconter sa naissance à son fils et envisager une autre grossesse.
C'est pour ça que j'insiste sur les mémoires cellulaires et surtout sur l'endroit où on les range!
Es-tu suivie par un thérapeute quelconque?


---------------
Gwenn Le Coz
Doula à Rennes
n°12581
angelsmum
Posté le 17-06-2011 à 18:54:38  profilanswer
 

Le 06-06-2011 à 10:17:24, G-L a écrit :

bonjour à toutes,
Une chose tres importante est, et quelque soit votre vécu, de réussir à ranger ces mémoires, ces mauvaises mémoires dans les bonnes cases. Vous ne pourrez pas les effacer ou les oublier....il faut réussir à les ranger.
Il y a des thérapeutes qui travaillent sur la mémoire cellulaire et ils peuvent vous aider....
Je ne dit pas qu'il ne faut pas porter plainte, je dit juste qu'il ne faut pas que vous restiez avec cette boule au ventre.
Angelsmum, il faut absolument que tu évacues tout cela, surtout si tu envisages de faire un autre enfant. Dans quelle coin habites-tu?


 
bjr, G L, j'habite Feignies dans le nord a environ 20min de valenciennes.Je suis consciente du tvl psychologique que je me dois de faire pour tanter de me reconstruire et j'ai donc tres rescemment pris contact pr voir un psychologue. L'idée de refaire un enfant me trotte de plus en plus ds la tete ms j'ai peur.
merci en tt cas


---------------
alice, heureuse maman de noa né le 04/12/2006, de cléa née le 12/02/2011 et de mon ange zoé qui s'est envolée trois jours après sa naissance le 15/02/2011
n°12603
DOUA
Posté le 21-06-2011 à 10:14:41  profilanswer
 

J'ai eu deux accouchements catastrophiques.
 
Mon premier accouchement en 2006, j'étais très zen et calme, sans jamais imaginer que ça s'était mal passé.
Déclenchée le jour du terme parce qu'il n'y avait plus de liquide, on m'a mis à 14 h un gel au niveau du col de l'utérus pour déclencher les contractions... résultat des contractions douloureuses toues les 5 min mais sans effet sur le col (et évidemment sans péridurale puisque le col était fermé). Le lendemain matin et après donc 18h de contractions devenues insupportables, on me pose enfin la péri, avec un col ouvert à 1...
Soulagée, et le travail se fait doucement et tranquillement, jusqu'à une grosse contraction qui dure plusieurs minutes, avec chute du rythme cardiaque de bb et péri qui ne fait plus rien (la sage femme avait oublié de remplir la seringue de péri 2 h avant...)
Et à partir de là le cauchemard...
20 personnes qui débarquent dans la pièce, on me parle de césarienne, on me rase tout et on me met une sonde urinaire. Une anesthésiste me remet du produit pour la péri qui ne sera jamais efficace. A côté de ça le produit pour les contractions à fond pour que mon col se dilate. Résultat des douleurs insupportables dans un contexte de stress maximum, avec une équipe autour de moi encore plus paniquée que moi, et évidemment un col qui bouge pas
A bout d'une heure à ce rythme on me transfere en salle de césarienne où mes contractions sont toujours insupportables, et début de la césarienne... A VIF !! alors que je leur disais que j'avais mal... à croire que pour eux on fait de la comédie...
Devant mon bond de 3 mètres sur la table d'opération, anesthésie générale.
Là je dors ça va. Mais quand je me réveille... je ne sais plus où je suis, j'ai l'impression d'avoir fait un cauchemar... jusqu'à que je me rende compte que ce n'était pas un cauchemar. Très dur, je me suis tout repris d'un coup dans la face...
Heureusement, BB va très bien. On me l'apporte habillé et endormi. Je ne vais l'entendre pleurer pour la première fois que le lendemain (sous morphine la nuit suivante, on ne m'a pas laissé mon bébé avec moi. J'ai débuté l'allaitement au bout de 24h... Ceci dit, ça s'est très bien passé après). J'ai eu longtemps l'impression de ne pas avoir accouché, et pour moi je n'ai pas été là à la naissance de mon fils. Heureusement que son père a pu l'accueillir à la naissance.
 
Après cet accouchement, j'étais tiraillé entre l'envie d'un autre enfant et la peur de l'accouchement, surtout de la césarienne et encore plus de l'anesthésie générale. J'ai eu plusieurs entretiens avec une sage femme que je connaissais pour essayer de me tranquiliser.
 
Finalement BB2 prévu en 2009. Stressée pendant la grossesse, j'ai fait de la sophrologie pendant toute la grossesse.
Accouchement spontané cette fois-ci, avec dilatation très rapide (de 4 à 9 en 2h). BB ne supportait pas bien les contractions, alors la sage femme l'a installé pour pousser alors que je n'étais pas tout à fait à dilatation complète, pour m'éviter une seconde césarienne. Le gynéco est entré dans la salle, il n'a rien dit, a pris les forceps et a sorti bb d'un coup (sans épisiotomie: grosse déchirure, dont les points ont sauté 1 mois après, des mois à cicatriser...).
Là, le rêve. bb est sorti par voie basse, j'ai pu le garder 2h sur moi. LE moment magique.
Au moment de retourner dans ma chambre, je me sens mal... en fait ma tension a chuté, je suis en train de saigner (5 de tension). Là, pas de révision utérine parce que il faudrait que le gynéco défasse ses points de suture et les refasse après. On me donne plein de drogues pour arrêter le saignement, faire contracter l'utérus... Evidemment on m'avais enlevé la péridurale, et on ne me remet rien pour la douleur, puisque une fois que bébé est sorti c'est pas la peine n'est-ce pas? Donc 6 h en salle de travail avec des contractions de nouveau très douloureuse, un utérus qui ne se vide pas de son sang, et moi qu'on laisse mariner dans mon sang "pour pouvoir quantifier la quantité perdue..."
Au bout de ce temps on m'installe enfin dans ma chambre. Je suis hyperdouloureuse mais ça va.
17 h après l'accouchement, j'ai envie d'uriner mais n'arrive pas à me redresser pour qu'on me mette la bassin, j'ai trop mal. Je me fais engueuler par l'aide soignante (c'est bien connu, si on a mal après un accouchement, c'est qu'on fait de la comédie... impression de déjà vécu). Finalement j'arrive à me relever, et là je perds plusieurs litres de sang.  
Retour en salle de travail, on m'enlève mon bb (encore une fois je n'aurais pas passé la première nuit avec bb) ,on me repose une péridurale, révision utérine qui ramène du placenta. Si je l'avais eu dès le début, on n'en serait pas arrivé là...
Apparemment, j'avais aussi une plaie de 10 cm de long dans le vagin qui n'avait pas été recousue la première fois.
 Puis embolisation pour arrêter l'hémorragie. Je demande si je pourrais avoir d'autres enfants, on me répond que d'abord il faut me sauver de cet accouchement... Je ne vous dit pas mon état de stress.
Je suis transférée en réanimation où enfin on me donne un peu de morphine.
Je ne retrouve mon bébé que le lendemain.  
 
 
Je suis depuis en état de stress post traumatique, et ne supporte plus qu'on me parle d'accouchement. Ca va un peu mieux puisque j'ai pu écrire ça, mais ce n'est pas gagné. Je voulais d'autres enfants mais là maintenant ce n'est pas possible j'ai trop peur qu'ils perdent leur maman.

n°12607
angelsmum
Posté le 21-06-2011 à 14:36:39  profilanswer
 

Oh annedouc, comme je te comprend!!!
 
Juste appres la naissance de mes filles je me disais vaccinée des accouchements, que je ne voulais plus jamais revivre ça et puis là quelques mois seulement après, je ressens tellement le manque de cettes enfant perdue, j'ai l'impression d'avoir un trop plein d'amour que je me dis que je le désir d'un nouveau bébé pourrait-etre plus fort que la peur. Mais si on se lance je peux t'assurer que je changerai pas mal de chose à commencer par la maternité!
Dans quelle région est-tu?
 
une gros pensée pour toi


---------------
alice, heureuse maman de noa né le 04/12/2006, de cléa née le 12/02/2011 et de mon ange zoé qui s'est envolée trois jours après sa naissance le 15/02/2011
n°12608
DOUA
Posté le 21-06-2011 à 15:03:33  profilanswer
 

Je suis de la région parisienne.
Pour ce qui est d'un troisième... Pour le deuxième, le désir était plus fort que la peur. Pour le troisième je me dis que je serais égoïste de risquer de priver mes enfants de leur maman. J'ai déjà deux garçons à aimer qui ont besoin d'une maman qui va bien. Je veux vraiment penser à eux et leur donner tout mon amour, et à leur papa bien sûr aussi :o), plutôt que d'être ailleurs, dans ce désir de troisième enfant, qui me fait mal parce que je sais que ce n'est pas raisonnable
Les médecins eux aussi m'ont déconseillés un troisième. Et si j'en fais un ce sera pour un accouchement dans une maternité super sécurisée et probablement impersonnelle mais où j'ai moins de chances d'y passer.
Je ne sais pas... je suis encore jeune alors je laisse le temps faire...

n°12618
angelsmum
Posté le 22-06-2011 à 22:10:25  profilanswer
 

Sur ce point, je te rejoins parfaitement, tu as raison de privilégier tes enfants et ton mari et si les médecins te l'on déconceiller alors....mais essai peut-etre de demander l'avis d'un médecin d'un autre établissement, un avis béton.
Moi je suis de maubeuge où il y a deux maternité mais tu peux me croire, si jamais je venais a retomber enceinte, j'irais jusque jeanne de flandres à lille. Fini les chalatant.
 
Quoi qu'il en soit, profitez a fond de cette vie avec vos petits bout, il n'y a que ça qui compte.
 
Pour le reste, tu as raison de laisser le temps faire les choses...
..et en ce qui me concerne je pense que je vais faire la meme chose.
 


---------------
alice, heureuse maman de noa né le 04/12/2006, de cléa née le 12/02/2011 et de mon ange zoé qui s'est envolée trois jours après sa naissance le 15/02/2011
n°12623
eleo37
Posté le 24-06-2011 à 10:09:56  profilanswer
 

Bonjour a toutes et a tous, moi je suis enceinte de mon deuxième enfant et j'avoue que l'accouchement du premier me laisse pas forcement un sublime souvenir, j'ai eu 18h de travail sans péridurale car j'avais un boutons dans la zone après mon col ne c'est pas dilaté complétement bloqué a 8cm pour finir par une césarienne sous anesthésie générale malgré tout j'étais encadrée par une équipe super qui a toujours bien pris soin de moi ; aujourd'hui j'entame mon 7eme moi de grossesse j’attends une petite fille et j'avoue avoir quelques inquiétude pour ça venu mais en même temps je me dit qu'avec les équipes de professionnel ça devrai allé je fait juste gaffe au boutons dans le dos si quelqu'un a une idée pour les éviter je suis preneuse^^ merci d'avance

n°12684
manoumasab
Posté le 16-07-2011 à 19:28:56  profilanswer
 

Je reconnais malheureusement mon accouchement dans ton récit.
C'était le 13 juin 2008 (un vendredi 13 en plus) je suis rentré la veille à la clinique pour un déclenchement (terme +3js). Le gel à 4h du mat a provoqué les contractions mais pas de dilatation du col. Vers 9h une autre sage femme prend le relais et décide de percer la poche des os contre mon avis (je voulais laisser le + possible la nature faire son travail), l'anest. passe et veut faire la périe de suite. A la consul post accouch. pas de soucie mais là je m'entends de tout car tatouage sur la zone (erreur de jeunesse) bref il s'y reprend à 2 fois et part.Sauf qu'elle n'a jamais fait effet.A midi visite de gygy mais rien ne bouge dilatation à4. L'aprem pas mieux à part les petites stagiaires qui viennent ranger la salle de travail en racontant leur petite vie alors que je souffre le marthyr et que mon homme est en train de devenir fou. Vers 17h, je fais appeller le gygy pour une césarienne car j'en peux plus mais la sage femme s'interposse en disant que ça suit son cours. Les contractions sont ttes les 2 min et super fortes mais il nous faut attendre le changement d'équipe à 21h pour que ça bouge. La nouvelle sage femme vient me voir, elle commence à m'examiner et en 30 seconde du monde partout autour de moi, je ne comprends pas. En fait elles me prépare pour la césa en urgence car j'ai perdu bcp de sang et la petite est en souffrance.
Je pense enfin que c'est bon mais le pire arrive pdt la prépa de la césa je suis sencé être endormie (péri) mais je leur dis que je sens le froid du la bétadine mais c'est normal voyons!!!! Le gygy commence à ouvrir et la j'hurle je fais un bon et en plus je me fais engueuler. Il continu sa torture, c'est atroce. Il sort ma fille, je l'entends pleurer et la je ne sais pas se qu'il c'est passé mais arrêt respiratoire pour moi, je suis consciente mais prisonnière de mon corps, je ne bouge plus ne respire plus et ne peux pas crier pour le leur dire car ils ne s'en sont pas aperçue de suite. J'ai eu droit à des gifles, essaies de tubage et enfin ventilation au ballonnet. Ca a pas duré très longtemps mais moi j'ai cru mourir. Quand enfin je suis revenu; une infirmière me dis en rigolant dites dont vous nous avez fais peur!!! J'ai cru la bouffer lol Mon ami et ma famille ont appris ce qu'il c'était passé car ils ont entendu entre deux portes "on garde la petite pour le moment car on sait pas ce qu'il va arriver à la maman" sympa non!! J'ai eu droit à des prises de sang mais elles n'ont jamais été envoyées à Lyon car trop cher d'après le gygy. Avec ça je n'ai pas pû allaiter ma fille car pas de monter de lait et interdiction car ils ne savaient pas ce qui c'est passé.  
Dans toute cette histoire, ce qu'il me fais le plus mal, c'est que personne n'est venu me voir, me parler, me rassurer...C'est la faute à pas d'chance et tampis. On nous dit qu'on donne la vie que c'est magnifique blabla mais quand ça se passe mal y a plus personne!!
En trois ans, c'est la premiere fois que j'en parle sans fondre en larmes. De plus, j'ai arrêter la pilule car ont a décidé avec mon chéri d'avoir un autre bébé. Il faut donc que j'arrive a passer au dessus de ce qui c'est passé pour accueillir sereinement une autre grossesse.
Merci à toutes de m'avoir permis de me livrer parce qu'avec la famille c'est pas facile ni avec les amies; ils veulent être réconfortant mais ne peuvent pas trop comprendre.

Le 21-06-2011 à 10:14:41, DOUA a écrit :

J'ai eu deux accouchements catastrophiques.  
 
Mon premier accouchement en 2006, j'étais très zen et calme, sans jamais imaginer que ça s'était mal passé.
Déclenchée le jour du terme parce qu'il n'y avait plus de liquide, on m'a mis à 14 h un gel au niveau du col de l'utérus pour déclencher les contractions... résultat des contractions douloureuses toues les 5 min mais sans effet sur le col (et évidemment sans péridurale puisque le col était fermé). Le lendemain matin et après donc 18h de contractions devenues insupportables, on me pose enfin la péri, avec un col ouvert à 1...
Soulagée, et le travail se fait doucement et tranquillement, jusqu'à une grosse contraction qui dure plusieurs minutes, avec chute du rythme cardiaque de bb et péri qui ne fait plus rien (la sage femme avait oublié de remplir la seringue de péri 2 h avant...)
Et à partir de là le cauchemard...
20 personnes qui débarquent dans la pièce, on me parle de césarienne, on me rase tout et on me met une sonde urinaire. Une anesthésiste me remet du produit pour la péri qui ne sera jamais efficace. A côté de ça le produit pour les contractions à fond pour que mon col se dilate. Résultat des douleurs insupportables dans un contexte de stress maximum, avec une équipe autour de moi encore plus paniquée que moi, et évidemment un col qui bouge pas
A bout d'une heure à ce rythme on me transfere en salle de césarienne où mes contractions sont toujours insupportables, et début de la césarienne... A VIF !! alors que je leur disais que j'avais mal... à croire que pour eux on fait de la comédie...
Devant mon bond de 3 mètres sur la table d'opération, anesthésie générale.
Là je dors ça va. Mais quand je me réveille... je ne sais plus où je suis, j'ai l'impression d'avoir fait un cauchemar... jusqu'à que je me rende compte que ce n'était pas un cauchemar. Très dur, je me suis tout repris d'un coup dans la face...
Heureusement, BB va très bien. On me l'apporte habillé et endormi. Je ne vais l'entendre pleurer pour la première fois que le lendemain (sous morphine la nuit suivante, on ne m'a pas laissé mon bébé avec moi. J'ai débuté l'allaitement au bout de 24h... Ceci dit, ça s'est très bien passé après). J'ai eu longtemps l'impression de ne pas avoir accouché, et pour moi je n'ai pas été là à la naissance de mon fils. Heureusement que son père a pu l'accueillir à la naissance.
 
Après cet accouchement, j'étais tiraillé entre l'envie d'un autre enfant et la peur de l'accouchement, surtout de la césarienne et encore plus de l'anesthésie générale. J'ai eu plusieurs entretiens avec une sage femme que je connaissais pour essayer de me tranquiliser.
 
Finalement BB2 prévu en 2009. Stressée pendant la grossesse, j'ai fait de la sophrologie pendant toute la grossesse.
Accouchement spontané cette fois-ci, avec dilatation très rapide (de 4 à 9 en 2h). BB ne supportait pas bien les contractions, alors la sage femme l'a installé pour pousser alors que je n'étais pas tout à fait à dilatation complète, pour m'éviter une seconde césarienne. Le gynéco est entré dans la salle, il n'a rien dit, a pris les forceps et a sorti bb d'un coup (sans épisiotomie: grosse déchirure, dont les points ont sauté 1 mois après, des mois à cicatriser...).
Là, le rêve. bb est sorti par voie basse, j'ai pu le garder 2h sur moi. LE moment magique.
Au moment de retourner dans ma chambre, je me sens mal... en fait ma tension a chuté, je suis en train de saigner (5 de tension). Là, pas de révision utérine parce que il faudrait que le gynéco défasse ses points de suture et les refasse après. On me donne plein de drogues pour arrêter le saignement, faire contracter l'utérus... Evidemment on m'avais enlevé la péridurale, et on ne me remet rien pour la douleur, puisque une fois que bébé est sorti c'est pas la peine n'est-ce pas? Donc 6 h en salle de travail avec des contractions de nouveau très douloureuse, un utérus qui ne se vide pas de son sang, et moi qu'on laisse mariner dans mon sang "pour pouvoir quantifier la quantité perdue..."
Au bout de ce temps on m'installe enfin dans ma chambre. Je suis hyperdouloureuse mais ça va.
17 h après l'accouchement, j'ai envie d'uriner mais n'arrive pas à me redresser pour qu'on me mette la bassin, j'ai trop mal. Je me fais engueuler par l'aide soignante (c'est bien connu, si on a mal après un accouchement, c'est qu'on fait de la comédie... impression de déjà vécu). Finalement j'arrive à me relever, et là je perds plusieurs litres de sang.  
Retour en salle de travail, on m'enlève mon bb (encore une fois je n'aurais pas passé la première nuit avec bb) ,on me repose une péridurale, révision utérine qui ramène du placenta. Si je l'avais eu dès le début, on n'en serait pas arrivé là...
Apparemment, j'avais aussi une plaie de 10 cm de long dans le vagin qui n'avait pas été recousue la première fois.
 Puis embolisation pour arrêter l'hémorragie. Je demande si je pourrais avoir d'autres enfants, on me répond que d'abord il faut me sauver de cet accouchement... Je ne vous dit pas mon état de stress.
Je suis transférée en réanimation où enfin on me donne un peu de morphine.
Je ne retrouve mon bébé que le lendemain.  
 
 
Je suis depuis en état de stress post traumatique, et ne supporte plus qu'on me parle d'accouchement. Ca va un peu mieux puisque j'ai pu écrire ça, mais ce n'est pas gagné. Je voulais d'autres enfants mais là maintenant ce n'est pas possible j'ai trop peur qu'ils perdent leur maman.


n°13110
DOUA
Posté le 07-11-2011 à 09:58:53  profilanswer
 

A manoumasab: c'est bien d'en avoir parlé. Je ne sais pas où en est ton désir de grossesse et si tu es enceinte, mais un conseil fais toi accompagner. Moi, j'ai vu une sage femme pendant toute la seconde grossesse, que j'ai pu voir aussi après le second accouchement. On a besoin de parler de certaines peur ou appréhensions, évidentes après ce qu'on a vécu, à quelqu'un d'extérieur (il est clair qu'il ne faut pas en parler en famille, on va leur faire peur).
Courage !

n°13565
lolarhone
Posté le 07-02-2012 à 17:50:00  profilanswer
 

Bonsoir et merci à celles et ceux qui prendront le temps de me lire.  
Voilà depuis que j'ai accouchée, je ne cesse de repenser à cette journée horrible du 31 janvier où j'ai mis au monde mon petit garçon.  
Mon mari et moi avons assistés à tous les cours de préparation à la naissance et franchement je n'avais aucune inquiétude concernant mon accouchement. Mais contre toute attente, les choses ne se sont pas du tout déroulées comme elles l'auraient dû. Pendant les cours, on vous parle de bouchon muqueux, de perte des eaux, de contractions de plus en plus forte et rapprochées, de placenta qui sort quelques minutes après l'accouchement moi je n'ai rien connu de tout çà.  
Ma date prévue d'accouchement était fixée au 10 février et voilà que mardi 31 janvier à 00h50  je ressens une énorme douleur non pas dans le ventre ou au bas ventre comme je m'y attendais mais dans les reins. Plus précisément dans le bas du dos. Et là je ne comprends pas. Je savais que les douleurs de l'accouchement ne ressemblaient pas à celles des règles mais je ne m'attendais pas à les avoirs à cet endroit là et à aucun moment pendant les différents cours la SF n'en a parlé. Donc déjà grosse surprise et pour couronner le tout mes contractions étaient vraiment anarchiques. Soit toutes les 10mn, puis 8 mn, 3 mn, pour repartir toutes les 15 mn. Mon mari et moi, on n'a pas su à quel moment partir pour la maternité. Alors du coup, j'ai serré les dents, soufflé à chaque douleur en me disant que c'était peut-être une fausse alerte et que çà allait passé. De plus, pas de perte des eaux.  
A 4h30 du matin, une énorme douleur me transperce le bas du dos et dans la foulée j'ai juste le temps d'arriver à la salle de bain pour vomir car en plus je ne savais pas que les contractions pouvaient entraîner des vomissements!  
Tant pis, mon mari et moi décidons de nous rendre à la maternité (peut-être pour rien) .  
A notre arrivée, je suis en prise en charge par une sage femme et avant même de m'installer le monitoring j'ai à nouveaux des vomissements. çà à durer toute la journée. Je suis arrivée à la maternité à 05h00 et accouchée à 19h42.  
Bref, je me suis tordue de douleur et j'ai fini par devoir m'énerver et hausser le ton pour avoir ma péridurale après plusieurs heures (vers 11h45) car la SF m'a dis que je n'étais pas assez dilaté même à 3 et que j'aurai dû rester chez moi pour faire tout ce travail avant de venir!!!  
Finalement, l'anesthésiste me pose la péri (c'est la 1ère fois que je le vois car mon rendez-vous c'était déroulé avec quelqu'un d'autre) et me précise qu'il l'a faiblement dosé pour que je puisse savoir quand pousser au moment de l'accouchement et que de toute façon je vais avoir mal à ce moment là.  
Vers 15-16h je ne suis plus anesthésiée du côté droit et je ressens à nouveau d'horribles contractions et malgré les appels de la SF il n'est jamais revenu pour augmenter la dose. Entre temps j'apprends que celui qui va m'accoucher n'est pas mon gynéco habituel mais son confrère. Et c'est là que tout empire.  
Dans la salle d'accouchement, il y a ce gynéco et 2 SF. Je commence à pousser à 19h15. Je n'ai jamais compris pourquoi dans ce pays on oblige les femmes à se mettre en position gynécologique pour accoucher car ce n'est vraiment pas l'idéal j'aurais préférée être sur le côté, à quatre pattes, ou accroupie. Là j'ai les jambes écartelées dans des étriers et cet horrible gynéco qui met sa main dans mon vagin et entreprend d'aller et venir sur mon périnée pour le ramollir. Je sentais cette sensation caoutchouteuse et je pensais qu'il utilisait un instrument mais mon mari m'a dit quand faite c'était ces doigts. Premier traumatisme!!! je dois pousser et en même temps fléchir les fesses vers le bas pour faciliter la sortie de bébé. Tout le monde me dit que je pousse bien et qu'on vois déjà ses cheveux. Mon périnée est soumis à rude épreuve mais à chaque contraction je pousse et je sens bien la tête de bébé.  
Mais contre toute attente, ce gynéco me dit de ne plus pousser, qu'on a plus le temps et demande à la SF de prendre les forceps. Et là il s'est comporté comme un véritable boucher car j'ai tout sentie vu que la péridurale n'était pas suffisamment dosé au départ et donc ne faisait plus effet. J'ai hurlée de douleur. Je me sentais vulnérable et à la merci de ce soi-disant professionnel de santé. Là je n'ai qu'une envie avoir bébé sur ma peau, ce bébé  que mon mari et moi attendons depuis 2008.  
Une fois bébé sur moi, il me dit qu'il m'a fait une épisiotomie. Là le ciel s'effondre sur ma tête. Pourquoi ne pas me prévenir de cette acte avant de la pratiquer. La tête de bébé était déjà presque sortie en plus. Je ne comprends pas alors qu'il aurait fallut peut etre une derniere poussée.  
Sans attendre, les prochaines contractions qui auraient permis au placenta de se décoller, ce boucher introduit ses mains en moi pour m'arracher le placenta. C'était horrible et j'ai eu l'impression de n'être rien, rien d'autre qu'un vulgaire bout de viande. Et j'ai tout sentie. En cours de préparation, la SF nous a pourtant indiqué que le placenta doit sortir tout seul au bout de quelques minutes et que le gynéco vérifie si il est complet et seulement dans le cas contraire met la main pour enlever les éventuels résidus. Mais là il n'a même pas attendu et a mis ses mains dans mon corps et il s'est bien "baladé" puisqu'il me sort : ah vous avez un fibrome ici!" je sais bien puisque je suis suivi de près depuis plusieurs années à cause des fibromes qui sont en partie responsables de mes 2 fausses couches et de l'attente très longue pour cette nouvelle grossesse!!!  
Encore sur la table, il commence à me recoudre et à chaque fois qu'il passe l'aiguille et tire le file je prie Dieu pour que çà se termine car plus sous péri et j'ai mal. D'ailleurs, il le constate et me dit que lui il aime bien serrer ces fils! Super une chance pour moi.  
Je ne parlerai pas de mon séjour et du contact plutôt glacial de certaines SF mais ces 4 jours passés dans cette clinique m'ont paru interminables. 3 jours après mon accouchement j'ai craquée et je me suis confiée à mon mari et lui ai raconté comment moi j'avais vécu les choses. Depuis je ne fais que pleurer. J'ai besoin d'aide mais je ne sais pas vers qui me tourner. Je suis contente d'avoir mon fils, de l'allaiter de passer déjà des moments de complicité avec lui mais c'est difficile de m'en occuper car j'ai encore les fils et la douleur de l'épisio qui m'handicap fortement. J'ai du mal à m'asseoir et à me lever. Et je ne sais pas si c'est dû à l'épisio et/ou à mon périnée qui a été mal mené mais je n'arrive plus à me retenir et je me suis déjà uriné dessus plusieurs fois sans rien pouvoir y faire.  
La veille de mon reour à la maison, le gynéco qui me suis habituellement est juste passé dans ma chambre et alors que je pensais qu'il allait me demander comme çà va il m'a juste tendu une ordonnance pour une contraception sans même s'être entretenu avec mon mari et moi pour savoir ce qu'on souhaitait. Et bien évidement je ne souhaite pas reprendre la pilule car ayant des problèmes de fibromes, des saignements anarchiques je ne vais pas encore en rajouter en prenant des comprimés qui vont encore me dérégler. Je suis censée le revoir dans un mois pour ma consultation postnatale mais j'ai pris la décision de ne plus remettre les pieds la bas. Je me ferai suivre par un autre gynéco, une femme cette fois! Et dire qu'avant, ce détail n'avait aucune espèce d'importance pour moi.  
Cet accouchement reste pour moi un véritable gachis et je me sens salie et j'ai honte au plus profond de moi. Quand mes amis et ma famille m'appelle pour me demander des nouvelles de bébé et les miennes et me féliciter je repense à l'accouchement et je me dis que j'aurais dû me lever de la table et m'enfuir. J'ai le sentiment d'avoir été souillée. Comment faire pour surmonter çà?

n°13567
Platoone
Posté le 07-02-2012 à 18:12:38  profilanswer
 

Bonjour Lolarhone,
 
Comme ce que tu as vécu est difficile et douloureux et je compatis. Il est d'usage de dire que "l'essentiel est que la maman et le bébé aille bien", mais n'est-on pas en droit d'attendre plus à notre époque? Et non, ça ne suffit pas. Ce que tu as vécu est douloureux, je ne peux que te conseiller de prendre contact avec la psychologue de  la maternité (ou autre) si tu en ressens le besoin.
 
Sais-tu que les sages femmes sont compétentes pour prescrire une contraception? La consultation durera bien souvent une heure, et tu en sortiras avec une contraception qui te convient, à toi et ton mari, et pas avec une ordonnance de pilulle préimprimée.
 
Tu peux aussi bénéficier de la visite d'une sage femme à ton domicile dans le post partum.
 
C'est inadmissible de pratiquer de tels actes ( révision utérine, recoudre une épriotomie)alors que l'anesthésie ne fonctionnait plus; c'est de la barbarie. Pour l'incontinence, elle est peut-être transitoire, mais ne reste pas comme ça, consulte... Ca peut être très déroutant pour son image corporelle, son image de femme...
 
Quant à l'épisiotomie pratiquée à ton insu, c'est malheureusement encore trop souvent le cas dans nos maternités françaises et c'est inadmissible. Voici un lien ici sur l'épisiotomie : http://sites.google.com/site/infoepisio/
 
La position gynécologique (décubitus dorsal), allongée sur le dos est en effet un non sens : outre que les contactions sont beaucoup plus douloureuses ainsi, elle empêche une bonne oxygénation du bébé, augmente le risque d'extraction instrumentale... Des infos ici: http://accoucherautrement.free.fr/Position.htm
 
Bon courage pour tout ça, ça peut être long mais tu réussiras à "digérer" cet accouchement qui est loin de ce que tu imaginais. N'hésite pas à te faire accompagner. Et félicitations pour ton bébé :)

n°13580
morgane352
Posté le 09-02-2012 à 17:47:52  profilanswer
 

Bonjour j'ai accoucher le 27 decembre d'une magnifique petite puce de 2,730 pour 47cm,parcontre laccouchement a ete tres dur.le travail a commencer le 24 jai donprevenu ma famille(qui habitent a 2h30 de chez moi)mais on ma renvoyer chez moi car pas assez de contraction et col a 2 doigt mais encor dur,le 25 ma famille est venu me voir et lescontractions on cesser,mais dans la nuit vers 3h grosse douleur donc direction la mater la sf me di ke mon col est a 3 et ke les contraction se rapproche elle me mai dans une chambre et me dit ke maintenant il fo attendre.une otre sf arrive ver14h le lendemain et me di ke en fait ca ne bouge pa et ke se serai mieu de rentrer chez moi(jabite a 5min).de retour a la maison c de pire en pire mon homme decide de me ramner a la mater 2h plu tar et la miracle dilater a 4 col mou et de bonne contraction,l sf mameneen salle de travail et 20m apre lanestesiste arrive(il mettra 40 min pour me posser la pericaravec loedeme il n'y arrivai pa)quelle soulagement apres 2 heure dattente dilater a 9.la sf me di ke mintenant il foattendre ke bbe descende dan le bassin.apres 2h dattente bebe ne descen pa je commence a avaoir desdouleur o nivo de l'aine des 2cote et la perine marchai preske plu,je commence a pousser mes apre un certain tps la sf me di kelle va devoir apeler gygy pour mettre la ventouse(a ce momen la je souffre bocou la peri ne me fai plu rien)lesventouse ne marche pa donc il me mette les forceps et la c tres douloureu mon homme ne cplus koi faire car je hurle. De douleur ,puis bebe ne vien toujour pa cesa d'urgence,mon hlmme reste dehors et il sorte ma puce,je demande si elleva bien et mon rep:onne peu rien vou dire pour le momen.grop flip je naretai pa de regarder la porte bubloc.pui la mon homme rentre et me di ke ttva bien et ke je la verai ke dan 2h!!!!mai la sf telement gentil me laaportervite fai,gro momen de larmede joix av papa,gabrielle me fai deja des papouille!!par la suite 2h ensalle de revail pui on ma condui dan ma chambre ou jai pu retrouver ma puce etcommencer a la decouvrir.par la suite on m'explikera ke gabrielle avai le cordon enrouler otourdu coup et ke monbassin etait tropetroi(pourtant javai faides scanner etcetait bon)et kil y avait u cesa car souffrance foetale et maternel.jai eu du mal a digere tt le tps kon ma laisser pousser kom une dingue alor kil voyai bien ke bebe ne descendai pa...je voi le gygy dan 2 semaineje lui demandrai kelke explication pour ke dan ma tete je comprenemieu ce ki sespasser.malgre cette souffrance (phisique et mentale)je sui heureuse ma puce me comble.et vous komen avez vou faipour oublier?

n°13582
lolarhone
Posté le 09-02-2012 à 20:46:32  profilanswer
 

Bonsoir Platoone et merci de m'avoir répondu.  
Les choses sont très dures en ce moment et je sais que çà va durer bien longtemps. Je m'accroche à mon petit bout qui me remonte le moral à chaque fois qu'on s'échange des regards.  
Je suis irritable et je pleure presque tout le temps. Une chose est sûre je ne souhaite pas remettre les pieds à la maternité. Je sais que j'ai besoin d'aide mais je suis aussi tellement en colère contre moi-même. C'est tellement difficile, tellement difficile... peut-être que le temps fera son oeuvre.

n°13589
DOUA
Posté le 11-02-2012 à 17:50:55  profilanswer
 

Un conseil: prenez rdv avec une sage femme ou une psychologue de la PMI pour reparler de l'accouchement, que ce soit 2 mois, 6 mois ou 2 ans après... Pour que vous puissiez passer à la suite, à votre vie de mère et de femme sans rester bloqué sur le traumatisme...


Aller à :
Ajouter une réponse
 

Services pratiques

Droits de reproduction et de diffusion réservés ©2012 France Télévisions Interactive
Mentions légales et crédits - Conditions générales d'achat