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J'ai vécue mon accouchement comme un viol!

 
n°13559
lolarhone
Posté le 06-02-2012 à 23:32:20  profilanswer
 

Bonsoir et merci à celles et ceux qui prendront le temps de me lire.  
Voilà depuis que j'ai accouchée, je ne cesse de repenser à cette journée horrible du 31 janvier où j'ai mis au monde mon petit garçon.  
Mon mari et moi avons assistés à tous les cours de préparation à la naissance et franchement je n'avais aucune inquiétude concernant mon accouchement. Mais contre toute attente, les choses ne se sont pas du tout déroulées comme elles l'auraient dû. Pendant les cours, on vous parle de bouchon muqueux, de perte des eaux, de contractions de plus en plus forte et rapprochées, de placenta qui sort quelques minutes après l'accouchement moi je n'ai rien connu de tout çà.  
Ma date prévue d'accouchement était fixée au 10 février et voilà que mardi 31 janvier à 00h50  je ressens une énorme douleur non pas dans le ventre ou au bas ventre comme je m'y attendais mais dans les reins. Plus précisément dans le bas du dos. Et là je ne comprends pas. Je savais que les douleurs de l'accouchement ne ressemblaient pas à celles des règles mais je ne m'attendais pas à les avoirs à cet endroit là et à aucun moment pendant les différents cours la SF n'en a parlé. Donc déjà grosse surprise et pour couronner le tout mes contractions étaient vraiment anarchiques. Soit toutes les 10mn, puis 8 mn, 3 mn, pour repartir toutes les 15 mn. Mon mari et moi, on n'a pas su à quel moment partir pour la maternité. Alors du coup, j'ai serré les dents, soufflé à chaque douleur en me disant que c'était peut-être une fausse alerte et que çà allait passé. De plus, pas de perte des eaux.  
A 4h30 du matin, une énorme douleur me transperce le bas du dos et dans la foulée j'ai juste le temps d'arriver à la salle de bain pour vomir car en plus je ne savais pas que les contractions pouvaient entraîner des vomissements!
Tant pis, mon mari et moi décidons de nous rendre à la maternité (peut-être pour rien) .
A notre arrivée, je suis en prise en charge par une sage femme et avant même de m'installer le monitoring j'ai à nouveaux des vomissements. çà à durer toute la journée. Je suis arrivée à la maternité à 05h00 et accouchée à 19h42.
Bref, je me suis tordue de douleur et j'ai fini par devoir m'énerver et hausser le ton pour avoir ma péridurale après plusieurs heures (vers 11h45) car la SF m'a dis que je n'étais pas assez dilaté même à 3 et que j'aurai dû rester chez moi pour faire tout ce travail avant de venir!!!
Finalement, l'anesthésiste me pose la péri (c'est la 1ère fois que je le vois car mon rendez-vous c'était déroulé avec quelqu'un d'autre) et me précise qu'il l'a faiblement dosé pour que je puisse savoir quand pousser au moment de l'accouchement et que de toute façon je vais avoir mal à ce moment là.  
Vers 15-16h je ne suis plus anesthésiée du côté droit et je ressens à nouveau d'horribles contractions et malgré les appels de la SF il n'est jamais revenu pour augmenter la dose. Entre temps j'apprends que celui qui va m'accoucher n'est pas mon gynéco habituel mais son confrère. Et c'est là que tout empire.  
Dans la salle d'accouchement, il y a ce gynéco et 2 SF. Je commence à pousser à 19h15. Je n'ai jamais compris pourquoi dans ce pays on oblige les femmes à se mettre en position gynécologique pour accoucher car ce n'est vraiment pas l'idéal j'aurais préférée être sur le côté, à quatre pattes, ou accroupie. Là j'ai les jambes écartelées dans des étriers et cet horrible gynéco qui met sa main dans mon vagin et entreprend d'aller et venir sur mon périnée pour le ramollir. Je sentais cette sensation caoutchouteuse et je pensais qu'il utilisait un instrument mais mon mari m'a dit quand faite c'était ces doigts. Premier traumatisme!!! je dois pousser et en même temps fléchir les fesses vers le bas pour faciliter la sortie de bébé. Tout le monde me dit que je pousse bien et qu'on vois déjà ses cheveux. Mon périnée est soumis à rude épreuve mais à chaque contraction je pousse et je sens bien la tête de bébé.  
Mais contre toute attente, ce gynéco me dit de ne plus pousser, qu'on a plus le temps et demande à la SF de prendre les forceps. Et là il s'est comporté comme un véritable boucher car j'ai tout sentie vu que la péridurale n'était pas suffisamment dosé au départ et donc ne faisait plus effet. J'ai hurlée de douleur. Je me sentais vulnérable et à la merci de ce soi-disant professionnel de santé. Là je n'ai qu'une envie avoir bébé sur ma peau, ce bébé  que mon mari et moi attendons depuis 2008.  
Une fois bébé sur moi, il me dit qu'il m'a fait une épisiotomie. Là le ciel s'effondre sur ma tête. Pourquoi ne pas me prévenir de cette acte avant de la pratiquer. La tête de bébé était déjà presque sortie en plus. Je ne comprends pas alors qu'il aurait fallut peut etre une derniere poussée.  
Sans attendre, les prochaines contractions qui auraient permis au placenta de se décoller, ce boucher introduit ses mains en moi pour m'arracher le placenta. C'était horrible et j'ai eu l'impression de n'être rien, rien d'autre qu'un vulgaire bout de viande. Et j'ai tout sentie. En cours de préparation, la SF nous a pourtant indiqué que le placenta doit sortir tout seul au bout de quelques minutes et que le gynéco vérifie si il est complet et seulement dans le cas contraire met la main pour enlever les éventuels résidus. Mais là il n'a même pas attendu et a mis ses mains dans mon corps et il s'est bien "baladé" puisqu'il me sort : ah vous avez un fibrome ici!" je sais bien puisque je suis suivi de près depuis plusieurs années à cause des fibromes qui sont en partie responsables de mes 2 fausses couches et de l'attente très longue pour cette nouvelle grossesse!!!  
Encore sur la table, il commence à me recoudre et à chaque fois qu'il passe l'aiguille et tire le file je prie Dieu pour que çà se termine car plus sous péri et j'ai mal. D'ailleurs, il le constate et me dit que lui il aime bien serrer ces fils! Super une chance pour moi.  
Je ne parlerai pas de mon séjour et du contact plutôt glacial de certaines SF mais ces 4 jours passés dans cette clinique m'ont paru interminables. 3 jours après mon accouchement j'ai craquée et je me suis confiée à mon mari et lui ai raconté comment moi j'avais vécu les choses. Depuis je ne fais que pleurer. J'ai besoin d'aide mais je ne sais pas vers qui me tourner. Je suis contente d'avoir mon fils, de l'allaiter de passer déjà des moments de complicité avec lui mais c'est difficile de m'en occuper car j'ai encore les fils et la douleur de l'épisio qui m'handicap fortement. J'ai du mal à m'asseoir et à me lever. Et je ne sais pas si c'est dû à l'épisio et/ou à mon périnée qui a été mal mené mais je n'arrive plus à me retenir et je me suis déjà uriné dessus plusieurs fois sans rien pouvoir y faire.  
La veille de mon reour à la maison, le gynéco qui me suis habituellement est juste passé dans ma chambre et alors que je pensais qu'il allait me demander comme çà va il m'a juste tendu une ordonnance pour une contraception sans même s'être entretenu avec mon mari et moi pour savoir ce qu'on souhaitait. Et bien évidement je ne souhaite pas reprendre la pilule car ayant des problèmes de fibromes, des saignements anarchiques je ne vais pas encore en rajouter en prenant des comprimés qui vont encore me dérégler. Je suis censée le revoir dans un mois pour ma consultation postnatale mais j'ai pris la décision de ne plus remettre les pieds la bas. Je me ferai suivre par un autre gynéco, une femme cette fois! Et dire qu'avant, ce détail n'avait aucune espèce d'importance pour moi.  
Cet accouchement reste pour moi un véritable gachis et je me sens salie et j'ai honte au plus profond de moi. Quand mes amis et ma famille m'appelle pour me demander des nouvelles de bébé et les miennes et me féliciter je repense à l'accouchement et je me dis que j'aurais dû me lever de la table et m'enfuir. J'ai le sentiment d'avoir été souillée. Comment faire pour surmonter çà?

n°13572
katellbrei​zh
Posté le 07-02-2012 à 23:31:08  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Que dire par rapport à tout ce que j'ai lu... :sweat:  
Tu as vécu tout ce que je ne voulai absolument pas vivre. Je ne comprend toujours pas ces pratiques et je crois que je ne comprendrai jamais. Ces actes sont tellement banales et la plupart des femmes trouvent ça normal qu'un accouchement se passe comme ça. Moi je trouve ça horrible. Je pense qu'il faut que tu en parles mais je ne sais pas vraiment à qui...
Je ne pense pas avoir pu t'aider mais en tout cas tu as mon soutient. Bon courage.


---------------
Maman d'un petit garçon né à la maison le 23 août 2011.
 
Ma page avec des recettes pour créer ses cosmétiques bio et produits ménagers naturels.
http://www.facebook.com/?ref=home# [...] oduits-m%C
n°13578
rosecool
Posté le 09-02-2012 à 13:23:05  profilanswer
 

Moi aussi, je trouve ces pratiques horribles.
Tu as déjà fait un pas important, tu en as parlé à ton mari et puis tu as parlé ici sur le forum. Cela veut dire que tu ne t'isole pas avec ta douleur.
 
Ce Monsieur n'avait pas le droit de te traiter comme il l'a fait. Tu as toutes les raisons d'être en colère. Je pense que cela pourrait t'aider de vivre cette colère, de la laisser sortir. Chez toi toute seule, tu peux imaginer d'avoir ce monsieur devant toi et de tout lui cracher au visage ! Avec tous les mots qui te viennent spontanément. les insultes et les menaces et tout ce que tu veux. Tu peux aussi lui écrire, pour de vrai ou juste pour verser ta colère. Tu vas certainement encore bcp pleurer en vivant ta colère, mais il y a des chances que cela te fasses du bien.
 
Comment il a réagi ton mari ? Comment lui, il a vécu cette violence ?


Message édité par rosecool le 09-02-2012 à 13:24:14
n°13579
irina oran​ge
Mom de Jojo et Cassou
Posté le 09-02-2012 à 16:32:35  profilanswer
 

Bonjour,
 
Ton récit est atroce, mais surtout, il y a quand même des pratiques qui dérangent, le cou de ramollir le périnée à la main, j'avais jamais vu ça quand à la révision utérine directe, c'est simplement une faute pro...
 
Franchement, il faut au moins un courrier à la clinique et à l'Ordre et que tu vois un psy, tu as été violée par ce type, le comportement que tu décris n'a rien de pro, tu as eu à faire à un vrai détraqué !


---------------
Papa belge+ môman française = Joseph (2007) et Cassandre (2010), 2 césas de rêve !!!
n°13581
lolarhone
Posté le 09-02-2012 à 20:28:36  profilanswer
 

Bonsoir et merci d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre.  
En ce moment, je vis au jour le jour. Et j'oscille entre colère et crise de larmes. Lors de ma sortie on m'a remis un formulaire de satisfaction que je vais bien entendu compléter et leur crier ma colère.  
Je suis irritable et je pleure quasiment tout le temps. Je n'ose même pas appeler certaines de mes amis pour leur dire que j'ai accouchée car rien que le fait de dire que mon fils est né j'ai les sanglots qui montent et j'ai aussi honte.  
Mais en tout cas, merci de votre soutien à toutes et tous.

n°13584
rosecool
Posté le 10-02-2012 à 09:23:41  profilanswer
 

Une partie des pratiques que ce gynéco a utilisé sont peut être utile, les SF aussi massent des fois le périnée pour dégager la tête mais le souci c'est qu'il doit t'expliquer ce qu'il fait et te demander si tu es d'accord avant tout, idem et encore plus pour l'épisiotomie.
 
Concrètement, je te conseille de prendre des infos à la PMI, ou bien appeler une SF libérale (souvent très à l'écoute des jeunes mamans) pour te faire guider à qui tu peux t'adresser pour un peu de soutien psychologique.
 
C'est tout à fait normal d'être à fleur de peau et très fragile après un accouchement, saches que bcp de femmes vivent des premières semaines très difficiles psychiquement.  
Pour toi, la douleur de ce viol de ton corps se rajoute. Tu as tous les droits d'être en colère.
 
Souvent dans ces moments fragiles, il y a aussi des vieux souvenir qui remontent à la surface, tu as peut être déjà vécu des situations de violences physiques, verbales ou psychiques, on a tous notre histoire chargée de bonnes et de mauvaises choses.
 
Mais dans un premier temps, il me semble important de trouver qn à qui te confier. Tu as aussi les CMP, tu peux appeler pour voir si qn peut te recevoir quelques fois pour extérioriser tout cela.
 
Pour informer les amis, la famille etc, ton mari peut s'en charger dans un premier temps.

n°13602
brine07
Posté le 14-02-2012 à 13:05:44  profilanswer
 

Bonjour
Ton post me fait réagir car je me reconnais totalement dans tout ce que tu decris...ton accouchement est très récent, petit à petit tes douleurs et le choc vont s'atténuer mais je te conseille de beaucoup parler, à ta SF c'est le mieux, celle qui te fera la réeduc car tu en auras besoin crois moi...
J'ai vecu aussi mon accouchement comme une intrusion terrible dans mon corps, il y a un an, je suis aujourd'hui enceinte de 4 mois...cet accouchement "raté" est derrière moi, j'ai ma fille en bonne santé mais je redoute terriblement l'idée même de me projetter dans cette naissance!
 
Nous avions mon mari et moi vecu une grossesse très naturelle avec un accompagnement global, un projet de donner naissance chez nous...Le travail a très vite commencé cette nuit là et mes contractions étaient très fortes et très rapprochées mais le travail s'est très bien passé...c'était bien mais lorsque la poche des eaux a éclatée le liquide était un peu teinté, ma SF a préferé que l'on parte à la mater. Arrivés là bas tout a basculé....on m'a branché au monito donc je ne bougeais plus, j'étais entièrement dilatée, le SF préparait la salle mais ma interdit de pousser, je ne voulais que ça POUSSER ça me faisait un bien pas possible mais non il me disait toujours que c'était pas prêt, de me "retenir", ensuite il m'a laissé pousser à 4 pattes mais sur la table enfin le lit quoi moi je voulais me mettre contre un mur je sais pas pourquoi mais je voulais faire ça...impensable...les contractions se sont arretées...complétement...HORMONES donc...on me met dans les etriers et il faut bloquer et pousser, j'ai interdiction de boire, on me dit qu'on va appeler le gyneco (pression qui a bien marché car ça m'a tout coupé), je ne sentais plus aucunes contraction, on me disait de pousser dans le vide (pas de peri je précise), le gyneco arrive me demade de pousser (dans le vide) rien, il s'habille, personne ne dit rien, il sort des instruments, je ne comprend rien, ne dis rien, personne ne dit MOTS et là il RENTRE comme un gros bourrin...j'hurle comme si j'allais mourir...il me demande d'arreté d'hurler on ne peut pas travailelr dans ces conditions, mon mari prépare le poing prêt à lui peter la figure...et le gyneco complétement ahuri s'effraie "Mais cette dame n'a pas de peri??? alors là je ne comprend plus rien du tout, je manque de m'évanouir tellement la douleur est vive et atroce mais je dois rester consciente pour ma fille!
J'ai surtout très PEUR que ma fille y reste....
je passe les détails très "boucherie", on sort ma fille enfin!! elle est en vie....
Bon je passe un peu vite car cela me remonte pas mal de truc désagréables: le gyneco me demande de pousser fort à peine ma fille sortie, je ne sens plus rien, je me sens partir, impossible de pousser il m'appuie très fort sur le ventre je trouve la force de crier arretez s'il vous plait...je le supplie d'arreter et de me laisser avec ma fille....anesthesie generale pour revision utérine, hemorragie, très grosse déchirure, points très serrés...
Bref les suites ont été un calvaire pour moi pendant pres de 3 mois, fuites urinaires, douleurs, points à relacher, fissures proche du vagin....De gros dégats sans parler du coccyx surement luxé et le bassin complétement en vrac....
 
 
Et pourtant j'ai marché, bougé pendant ma grossesse, fais bcp de sport bref je reste persuadée que tout s'est passée comme cela car on m'a empêcher d'ecouter mon corps, de pousser, de me mettre debout....et pis sur ma feuille en arrivant il yavait marqué AAD (accouchement à domicile) et merci les remarques que j'ai pu avoir à la mater, on m'a complétement culpabilisée....
 
Aujourd'hui, je n'arrive même pas à envisager quoi que ce soit pour cette deuxième naissance...
 
En tout cas je te conseille de parler de ton accouchement et chose que je regrette et que je te conseille c'est de demander un entretien avec le personnel de la mater qui était là, il faut parler, l'usage de forceps de manière si bourrine et sans anesthésie c'est incroyablement atroce à vivre, met des mots là dessus...moi ç a fait un an et je rumine après ce gyneco, j'aurais dû lui DIRE comment j'ai vecu ce qu'il a FAIT!
 
 
 

n°13604
rosecool
Posté le 15-02-2012 à 11:23:13  profilanswer
 

Il faut peut être leur écrire car je pense que ces gens ne seront pas prêts á vous écouter en face et vont chercher à vous déstabiliser et renvoyer la faute vers vous, ce sera trop douloureux.
Accoucher tout cela sur papier, ré-ajuster petit à petit et envoyer le tout à la maternité qu'il vous réponde ou pas, la question c'est de rétablir ce qui est juste pour vous.

n°13605
kamilienne
Vive l'allaitement long
Posté le 15-02-2012 à 16:07:12  profilanswer
 

Je vois que je ne suis pas seule a avoir été traumatisée par la naissance de mon bébé. J'y étais pour tant préparé c'est ma deuxième fille. La première est née dans une ambiance magique et le souvenir est sublime malgré la douleur et les 15 heures de travail. Mais alors le deuxième acouchement reste gravé en moi comme un calvair. Pourtant moins long et encore mieux préparé que le premier. On a fait de l'haptonomie et on voulait une naissance nature. Au lieu de cela ma puce à décidé de faire du rabe donc surveillance de grossèsse tout les 2 jours. A j+4 on me dit madame on va provoaquer aujourd'hui le liquide est teinté. On m'hospitalise dans une chambre double il est 10h du matin et je précise que durant la consult la SG m'a fait un décollement des membranes sans me le dire. 14h début des contrations naturelles car personne n'est venu me voir depuis 10h du mat (trop de monde dans le service). J'appel la SG pour lui dire que cela commence, elle me dit d'aller me ballader et d'attendre. 16h là début du vrai travail ça contracte grave je souffre les contractions se rapprochent de plus en plus. Mo homme appel la SG car je suis en cahmabre double avec une jeune maman pas top pour gérer la douleur. Elle se pointe et me dit qu'il faut que j'attende 18h30 avant le repas pour qu'elle m'examine. Moi j'ai déja bien mal. Bref mon homme me soutien comme il peut j'ai mal mal je ne pense qu'à cela. 19h toujours pas de SG, homme l'appel elle se pointe et se décide a m'examiner moi je pleure de souffrance. Elle m'examine et me dit que je suis trop tendue et que mon utérus ne contracte pas bien. Ben moi je pense au contraire qu'il bosse a fond. Elle me donne un suppo de spasfon. Je lui dit que cela ne sert à rien et que je vais accoucher, elle me dit que non que c'est pas si avancer que cela. Moi je réclame la salle d'accouchement et la péri, je sais que mon bébé arrive. Elle me dit on préapre je vous cherche dans 10 min, il est 19h15 donc à 19h 25 je vais pouvoir y aller! 19h 25 je vais au toilette et là craque la poche de eaux qui lace ma fille plionge dans mon bassin. Homme appel la SG je suis toujours dans cette chambre double porte des toilettes ouverte, la SG me fait me changer devant tout le monde. Elle m'emène à pied en salle d'accouchement il est 19h35. Là on me pose mon seul et unique monitoring et on me clou sur cette foutue table d'accouchement. La SG me dit que mon bébé arrive, merci ça je le sais déja. Je suppli pour une péri mais elle me dit qu'il n'y a plus le temps et qu'à la base je ne la voulais pas. 19h50 l'élève SG est a coté de moi je lui dit que je doit pousser elle ne  me prend pas au sérieux, je pousse car c'est la seule chose qui soulage ces horribles contractions, je parle à ma fille l'encourage à venir, je cherche la force de continuer en elle. L'élève court chercher la SG, elle se pointe et me hurle d'aarêter de pousser et me jette les jambes sur de étriers. Je pousse je n'arrive pas à retinir elle hurle de m'aaêter pour mettre ses gants, je pousse 20h Bahia est là.
On me la pose enfin, papa n'a même pas le temps de voir sa fille qu'il faut couper le cordon, il n'a même pas encore cesser de battre. On m'enlève ma fille on tire sur le placenta, je hurle de douleur, on tire de plus belle, la SG essai de l'enlever avec les mains, c'est une horreur comme j'ai mal, verdict hémoragie et transfusion avec révision utérine sous rachi anésthésie. En plus la transfusion passait sous le peau et non dans mes veines, on m'a mal posé la voix veineuse et cela fait un mal de chien, quand je disait que j'avais mal au bras on se foutait de ma geule. Au bout d'un quart d'heure j'avais un bleu de folie le 3/4 de mon bras et là il m'on crut enfin et m'on refait une voix veineuse. On m'a enlevé ma fille jusqu'à 4 h du mat car il fallait me surveillier et me filler des médocs de merde dans la perf. Je n'ai pas pu allaiter avant 10h du mat à cause de médocs.
 
Je présice que j'ai accouché dans une usine à bébé pour bébé 2 et dans un petit hopital pour bébé 1 je pense que cela explique la différence de traitement de la part du personnel.

n°13606
rosecool
Posté le 16-02-2012 à 11:40:43  profilanswer
 

Je ne comprends pas cette urgence pour enlever le placenta, il vient tout seul normalement et cela peut bien prendre une demie heure voire plus, en aucun cas il faut tirer sur le cordon, c'est une faute professionnelle !

n°13669
Mathilde P​ommier
Posté le 28-02-2012 à 11:00:02  profilanswer
 

Il y a des femmes et des hommes aussi qui se mobilisent autour de ces problèmes d'accouchements non respectés. J'en connais deux : le CIANE, qui regroupe les associations concernées, et l'AFAR. Car ce que vous décrivez est encore pire que ce qu'on nous faisait vivre il y a quelques dizaines d'années. En particulier, on laissait le placenta sortir seul. Mais il faut savoir que cet acte permet d'aller plus vite et qu'il est payant, tout comme l'utilisation des forceps.  
N'hésitez pas à écrire, mais à la direction du service avec envoi pour info, un jour plus tard, aux toubibs, sage-femmes, etc. Cependant ne vous faites pas trop d'illusions : ils s'en moquent ! Ils ont été formés à avoir toujours raison. Mais exigez le compte-rendu détaillé, vous y avez droit. Et notez les différences.

n°13682
cerealees
Posté le 04-03-2012 à 15:22:59  profilanswer
 

Vos récits d'accouchement font froid dans le dos !!
 
Pour ma part, j'habite une grande ville, et j'ai accouché à la mater. d'un hôpital Universitaire, donc sans problèmes.
La péridurale n'a pas totalement marché, mais ils ont refait une injection, dés que j'ai eu vraiment mal.
J'ai eu des césariennes, donc douloureux les premiers jours, mais dans l'ensemble, assez supportable.
 
Je m'interroge sur la différence entre petites maternités  (où il y a moins de pratique dans l'année, donc moins d'expérience pour les professionnels, et peut-être moins de matériel de pointe ), et les mater. des grands  
CHU ?
Peut-être que cela a une influence sur la qualité des soins ?
 
 
 
En tous cas, je pense que si on a vécu un cauchemar de douleurs et de mauvaises surprises, il ne faut pas hésiter à se confier à un professionnel ( SF, ou puér., ou psychologue).
Simplement pour être écoutée, sortir sa colère, diminuer un peu le traumatisme, et pouvoir ensuite devenir une maman heureuse et sereine avec son bébé.
Si on reste trop sur le traumatisme, on a du mal à regarder ou apprécier pleinement son bébé, il faut être aussi vigilante avec ça.
 
 :hello:


Message édité par cerealees le 04-03-2012 à 15:24:57

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