DOSSIER 3 : je commence le psychotage
-MODIFICATIONS DES ORGANES CHEZ LA MERE
-SPM (SYMPTOMES PRE MENSTRUEL)
-TEST PIPI OU PDS
-QUESTION SUR TEST
-LES SYMPTOMES DE LA GROSSESSE
-TEST PIPI LES MARQUES LES TAUX LES LIENS
MODIFICATIONS DES ORGANES CHEZ LA MERE
a. Muscle utérin
L’utérus doit à la fois s’agrandir dans des proportions considérables et renforcer sa paroi musculaire pour que la contraction des fibres utérines soit efficace au moment du travail.
L’épaisseur de la paroi musculaire utérine s’accroît rapidement par hypertrophie et augmentation du nombre des fibres musculaires lisses en même temps que sa consistance se modifie dans le sens d’un ramollissement. Au cours des derniers mois, la croissance se fera surtout par distension.
Il faut y ajouter les modifications physiologiques du muscle, caractérisées par une sensibilité et une extensibilité augmentée, mais surtout des propriétés contractiles importantes.
b. Col utérin
Normalement chez la primipare, le col reste long et fermé à ses deux orifices jusqu’au début du travail.
Chez la multipare, il peut être raccourci et déhiscent; par contre, dès les premières semaines de grossesse, quelle que soit la parité, il est un peu ramolli. Les glandes cervicales secrètent un mucus abondant été pais appelé “bouchon muqueux” qui protège les membranes.
c. Seins
Dès les toutes premières semaines après la fécondation, la femme signale une impression de gonflement mammaire. Les aréoles apparaissent légèrement bombées, élargies avec une saillie des petits tubercules et une pigmentation accentuée.
Plus tard, sous l’influence hormonale, le développement des cellules glandulaires et des canaux galactophores prépare activement la lactation. Au cours des derniers mois, il peut y avoir parfois une sécrétion de colostrum
SPM (SYMPTOMES PRE MENSTRUEL)
En France, on traite depuis peu le SPM car il a été beaucoup question de mythe pendant des années, ce qui me fait penser à vos remarques sur vos "psychotages". Aujourd'hui, on sait qu'il n'en est rien du tout. Par contre, on ne connaît pas le mécanisme ni les causes. Cela n'a rien à voir apparemment avec la dégradation du corps jaune mais plusieurs théories sur les hormones diverses sont en cours d'étude. Bref, on traite ça le plus souvent avec des progestatifs qui sont d'ailleurs une fois sur deux inopérants.
Sachant que 40% des femmes ont un SPM pouvant aller jusqu'à 12 jours avant les règles, dont 10% avec un SPM aggravé, que le SPM regroupe 150 symptômes différents et qu'on ne les a forcément pas tous en même temps et que l'information sur le SPM en France n'est pas donnée (à contrario du canada par exemple où les hommes sont avertis que durant cette période, ils ont intérêt à ne pas trop bouger les oreilles
), que ces symptômes sont la plupart du temps liés aux seins, au ventre (SPM pelvien), aux lombaires, à l'humeur, et après lecture durant deux mois de vos "psychotages" (qui ont été les miens avant que je ne découvre que le SPM pouvait frapper n'importe quand), J’aimerais savoir combien d'entre vous se reconnaissent dans les symptômes, combien en ont parlé à leur gynéco ou combien ont eu l'information de la part de leur gynéco... Parce que déjà, avoir mal ce n'est pas drôle mais se torturer psychologiquement parce que les symptômes SPM et les symptômes de grossesse sont indissociables (donc non reconnaissables l'un de l'autre) et passer tous les mois 15 jours à espérer, désespérer, bref, ne plus vivre bien dans sa tête, c'est pire.
Perso, l'utrogestan en deuxième partie de cycle, ça ne m'aide pas du tout, j'essaie ce cycle l'huile d'onagre associée au magnésium qui semble donner de très bons résultats chez d'autres patientes.
TEST PIPI OU PDS
*** Test pipi ou prise de sang infos!!! "
A chaque fois que vous venez me poser des questions je vous dis si ce que vous décrivez est une possibilité de grossesse de faire une prise de sang!!!
Pourquoi selon vous?????
la prise de sang détecte une grossesse 10 JOURS après l'ovulation et est remboursée par la Sécu elle coûte 15 euros environ je crois!!!
Le test pipi détecte une grossesse à partir du moment ou il y a un retard et bien souvent et c'est compréhensible vous n'attendez pas d'avoir de retard tellement vous avez hâte!!
Bien souvent vous faites un test qui est négatif ---> déception alors que finalement vous êtes peut-être enceinte quelques jours plus tard vous faites un deuxième test qui est à nouveau négatif résultat à environ 7ou 8 euros le test vous auriez été fixé avec une prise de sang!!!
Pour finir si un test pipi devient positif vous devrez de toute façon le confirmer par une prise de sang pour votre médecin!!!
la pds détecte à 10 hcg pour te donner un ordre d'idée!!!
25 hcg c entre 11 et 12 js de grossesse (test précoce)
50 hcg c à partir de 13 jours de grossesse mais la date de la conception on ne la connaît pas tjs!!!(Tests classiques)
enfin chacune fait comme elle veut mais pour moi le choix est vite fait!!!
Conseille d'une amie qui vous veut du bien et surtout moins d'attente et de stress!!!!
QUESTION SUR TEST
Quel test de grossesse vendu en pharmacie est le plus sensible?
Même si tous les tests de grossesse peuvent détecter une certaine concentration de HCG si vous êtes enceinte à la date prévue de vos règles, il est courant que certains tests détectent une grossesse quelques jours avant cette date.
(Les nombres correspondent aux unités de HCG.)
*Plus le nombre est bas, plus le test est sensible.
Ultra (marque québécoise, version avec compte-gouttes) = 10
Confirm = 25
Clear Blue Easy = 50
Answer = 100
Equate = 100
Fact Plus = 150
Question : Certaines personnes de mon entourage me disent que c'est possible d'avoir un test de grossesse positif et d'être menstruée? Comment est-ce possible? Après une semaine de retard, j'ai fait un test de grossesse (urine) qui était positif et le lendemain, j'étais menstruée! J'ai refait un autre test deux jours plus tard et le test est négatif...
Question : Que signifie qu'un test de grossesse soit très faiblement positif?
Le test d'urine permet de détecter la présence de HCG (gonadotrophine chorionique humaine), une hormone présente chez les femmes enceintes. Le test est généralement le premier examen effectué pour confirmer ou infirmer une grossesse. Il est vrai que nous devons faire ce test avec l'urine du matin. Pourquoi ? Eh bien, la réponse peut sembler simpliste mais c’est parce que la concentration de cette hormone, la HCG, est beaucoup plus élevée le matin que durant la journée. Les laboratoires qui ont fabriqué les tests en question se sont penchés sur le sujet avant de mettre le produit sur le marché et ils ont découvert que, en utilisant un échantillon matinal, on augmente les chances d'obtenir des résultats plus fiables.
J’aimerais attirer votre attention sur certains détails très importants et qui font de ces tests des examens efficaces. Il faut attendre la fin de la première journée suivant la date prévue des menstruations pour effectuer le test urinaire vendu en pharmacie. (A relativiser si le test est de sensibilité 20 IU auquel cas le test peut être fait la veille ou le jour même) Il existe aussi une alternative à ce test, soit un prélèvement sanguin dont l'analyse est faite en laboratoire. Cet échantillon de sang peut être prélevé de 4 à 5 jours avant la date prévue des menstruations et les résultats sont sûrs, mais il faut bien sûr avoir la patience d'attendre le résultat, ce qui peut prendre quelques jours. Ce prélèvement se fait sur ordonnance médicale seulement.
Conseils
- Il n’est pas nécessaire d'être à jeun pour passer le test d'urine.
- La prise de contraceptifs oraux ou l'allaitement ne sont pas des contre-indications et n’influencent aucunement les résultats du test.
- Les prix des tests varient d'une compagnie à l'autre.
Faux positif
Plusieurs raisons (dont la prise de certains médicaments) peuvent expliquer les résultats d'un test que nous qualifions de faux positif (le test nous montre que le résultat est positif alors qu'en réalité il n’y a pas de grossesse). Ces erreurs de résultats ne sont toutefois pas fréquentes mais nous pouvons toujours demander au médecin qu'il nous prescrive une prise de sang pour confirmer le test d'urine, s’il y a le moindre doute.
Combien de temps dois-je attendre après l'ovulation pour passer un test de grossesse?
Idéalement, le mieux est d'attendre 14 jours après l'ovulation avant de passer un test - ou jusqu'à la date prévue de vos règles. Il est encore mieux d'attendre que vos règles soient en retard d'un jour - mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Certaines femmes ont pu détecter une grossesse aussi tôt que dix jours après l'ovulation.
Avant de passer un test, vous devez donner à l'embryon le temps de se rendre, en voyageant par vos trompes de Fallope, dans l'utérus où il s'implantera. L'embryon commencera à produire des concentrations détectables de l'hormone HCG (l'hormone de la grossesse) au moins 48 à 72 heures après la nidation.
LES SYMPTOMES DE LA GROSSESSE
Quels sont les signes d'une grossesse?
Plusieurs signes peuvent indiquer une grossesse. Par contre, il n'est pas conseillé de trop se concentrer là-dessus, car de nombreux symptômes peuvent également être causés par le taux élevé de progestérone durant la deuxième partie du cycle et peuvent être confondus avec les signes d'une grossesse. Voici tout de même certains signes plus ou moins courants, pour celles qui ne peuvent s'empêcher d'obséder durant les deux semaines d'attente.
Poitrine plus volumineuse et plus sensible
Mamelons plus sensibles et plus foncés
Nausées
Sens de l'odorat accru
Goût métallique dans la bouche
Fatigue
Douleurs abdominales ou crampes de type menstruel
Poussée soudaine d'acné
Appétit accru
Maux de dos
Envie fréquente de pleurer, que l'on soit heureuse ou triste
Excès de salive
Pertes vaginales plus abondantes
Glaires jaunâtres
Fréquente envie d'uriner
Petits saignements qui surviennent environ de 5 à 14 jours après l'ovulation
Constipation
Éructations plus nombreuses que d'habitude
Et surtout
: être certaine que les règles vont se montrer!!!
Symptômes Période de la grossesse
Absence de règles Toute la grossesse
Nausées, vomissements 3 premiers mois
Fourmillements et tensions des seins 3 premiers mois
Envie fréquente d'uriner 3 premiers mois et derniers mois
Fatigue 3 premiers mois
Constipation Toute la grossesse
Abondance des sécrétions vaginales (de couleur blanchâtre) Toute la grossesse
Perte de poids 3 premiers mois
Douleurs au dos Toute la grossesse
Notez que ces symptômes ne sont pas exclusifs à la grossesse et peuvent être associés à un problème de santé.
La grossesse dite nerveuse est un phénomène psychique qui déclenche chez la femme des symptômes comparables à ceux d'une vraie grossesse. Elle est tellement persuadée d'être enceinte (ou en a tellement envie) que son équilibre bascule et déclenche les symptômes d'une femme enceinte. Il y a alors arrêt des menstruations, nausées, seins douloureux (parfois causés par l'absence réelle des menstruations), vomissements, prise de poids, etc. La simple pensée de devenir enceinte peut suffire à retarder les menstruations et aussi causer une grossesse nerveuse. Il en est de même pour certaines femmes d'âge mur qui refusent le fait qu'elles ne soient plus capables de procréer.
Signes de grossesse
Les signes ou symptômes (maux de cœur, sensibilité des seins, arrêt des menstruations) que vous éprouvez sont effectivement des signes qui se retrouvent en début de grossesse, mais ils ne sont pas une preuve de grossesse. Voici la liste de quelques signes de grossesse que l'on dit objectifs, c’est-à-dire qui confirment la grossesse :
- ramollissement du col de l'utérus entre la 2e et la 8e semaine après la conception;
- grossissement de l'utérus et de l'abdomen, de 8 à 12 semaines après la conception;
- apparition de contractions intermittentes;
- modification de la pigmentation.
Comme promis et même avant Noël, je vous livre les résultats de mon "enquête" sur les symptômes de grossesse basée sur 50 témoignages au lieu de 20 pour la dernière fois (je n'irai pas plus loin
)
Les 2 axes de l'"enquête":
1/a-t-on forcément des symptômes avant le JJ (jour présumé du retour des règles)?
- 46 % des filles n'ont pas eu de symptômes avant le JJ
- 54 % ont donc ressenti des symptômes avant le JJ
2/pour celles qui ont eu des symptômes avant et après le JJ, lesquels étaient-ce et quand ceux-ci sont-ils apparus?
LA POITRINE : 56 % D'ENTRE ELLES
- seins gonflés, lourds, tendus, fermes, sensibles, douloureux, picotements, gonflés puis progressivement douloureux, impossibilité à dormir sur le ventre, élancement ds la poitrine, perte de liquide, douleurs sur les cotés, veines apparentes, sensibilité des tétons, tubercules de Montgomery visibles
- symptômes décelés dés JJ-10 (2 mamans) mais majorité dès JJ-5
LES CRAMPES DE TYPE MENSTRUELLES: 54 % D'ENTRE ELLES
- douleurs de règles comme si elles allaient arriver, douleurs aux ovaires, "tiraillements pouvant aller jusqu'à la douleur au-dessus du pubis", douleurs de gastro, sensation d'être "brassée", douleur parfois ressentie que d'un côté, dans la journée mais surtout la nuit, par période de 5 minutes plusieurs fois par jour
- symptômes repérés dés JJ-14 (pour 3 mamans tout de même) mais grande majorité dès JJ-3
LA FATIGUE DIURNE: 40 % D'ENTRE ELLES
- "le gros coup de barre", "dormir 2h de suite", "fatiguée dès le matin", envie se coucher très tôt le soir, fatigue qui peut passer inaperçue au départ
- symptômes dès JJ-7 (1 maman) mais majorité dès JJ-3
LES NAUSEES: 24 % D'ENTRE ELLES
- nausées matinales pour la plupart
- symptômes dès JJ-7 (1 maman) mais majorité dès JJ-3
LES TROUBLES ALIMENTAIRES: 20 % D'ENTRE ELLES
- dégoûts pour certains aliments, envies insolites, fringales, manque d'appétit, problèmes de digestion, perte de poids
- symptômes dès JJ-14 (1 maman) mais majorité dès JJ-3
LES PERTES BLANCHES CREMEUSES: 14 % D'ENTRE ELLES
- très abondantes, "lubrification vaginale", pertes blanches mais pouvant être "jaune clair puis rosées" ou "blanches puis jaunâtres"
- symptômes dès JJ-4 pour toutes
LE SOMMEIL PERTURBE: 10 % D'ENTRE ELLES
- réveils nocturnes, difficultés à se rendormir, sommeil agité
- symptômes décelés de JJ-7 à JJ+5
L'ENVIE PRESSANTE D'ALLER AUX TOILETTES: 10 % D'ENTRE ELLES
- uniquement la nuit pour certaines
- symptômes de JJ-7 à JJ+3
LE MAL DE DOS: 8 % D'ENTRE ELLES
- mal aux reins, pour certaines douleurs identiques à celles ressenties pendant les règles
- symptômes dès JJ-14 (1 maman) mais majorité à JJ-4
LA CONSTIPATION: 6 % D'ENTRE ELLES
- symptômes dès JJ-7
UN PLATEAU HAUT PLUS ELEVE QU'A L'HABITUDE: 6 % D'ENTRE ELLES
- courbe tryphasique ou simplement température du plateau plus élevée
LES SYMPTOMES MOINS FREQUENTS (ressentis par 1 ou 2 mamans):
- MAL DES TRANSPORTS vers JJ
- TROUBLE DE L'ODORAT à JJ-7 et JJ
- ACNE à JJ-5
- PERTES DE NIDATION à JJ-7 (2 mamans)
- VENTRE GONFLE à JJ-3
- VERTIGES vers JJ-2
- MIGRAINE à JJ-3
- REGLES ANNIVERSAIRES (1 maman qui a perdu peu de sang mais sur 5J)
- HYPERSALIVATION vers JJ-2
- ESSOUFFLEMENT A L'EFFORT à JJ-7
- HUMEUR CHANGEANTE vers JJ-7
- PEAU SENSIBLE (réaction à l'épilation) à JJ+5
- BOUFFEES DE CHALEUR vers JJ
- SAIGNEMENTS AUX GENCIVES ET AU NEZ à JJ-4
TEST PIPI LES MARQUES LES TAUX LES LIENS
les trois liens les plus courant pour les commande de test !!! : http://forum.doctissimo.fr/grosses [...] 155747.htm
commander tests : http://www.accuratepregnancytests.com/order_pp.html
DOSSIER 4 : je commence à me poser des questions sur l'infertilité
-FAUSSE COUCHE SPONTANEE
-INFERTILITE GENERALITE
-QUESTIONS REPONSES
-EN SAVOIR PLUS SUR LINFERTILITE
-TRAITEMENT CLOMID
-TRAITEMENT DUPHASTON
-LA FIV
FAUSSE COUCHE SPONTANEE
A chaque conception, il existe un risque important de fausse-couche (FC) spontanée. En effet, environ 20 % des grossesses qui débutent s'interrompent avant la fin du premier trimestre.
Il faut savoir que le risque augmente avec l'âge, pour atteindre 40% chez les femmes de plus de 40 ans.
Dans 85 % des cas, il s'agit d'un accident isolé. En outre, Les fausse-couches précoces survenant au cours des 3 premiers mois sont nettement plus fréquentes que celles, dites tardives, du second trimestre (après la 14e semaine).
Près de 60 % des FC sont provoquées par une anomalie chromosomique du fœtus. Les autres causes possibles pouvant être : les infections gynécologiques, des problèmes hormonaux, des anomalies utérines ou du col de l'utérus, des problèmes immunologiques, des causes spermatiques, ou encore des causes psychologiques.
Comment reconnaît-on une FC ?
1) Symptômes :
- Discordance entre la date d'aménorrhée et la taille de l'utérus
- Saignements vaginaux
- Disparition des signes "sympathiques" de grossesse (nausées, fatigue...)
- Crampes violentes de type menstruel
- Arrêt d'évolution du sac gestationnel ou du fœtus à l'échographie
- Taux de bHCG qui n'évolue pas (il doit doubler toutes les 48 heures).
2) Que faire si l'arrêt de la grossesse est confirmé (par échographie +/- dosage beta HCG) :
Après avis de votre médecin, vous pouvez :
- soit laisser faire la nature : Evacuation naturelle du fœtus au bout de quelques jours (avec l'aide ou non médicamenteuse).
- soit demander un "curetage", qui est l'évacuation médicale de l'utérus par aspiration, généralement sous anesthésie générale ou locale.
Le délai pour redémarrer une grossesse oscille entre un et trois cycles suivant les cas.
Le cas particulier des fausse-couches à répétition
On parle de FC à répétition après 3 FC. C'est généralement à ce moment-là que les médecins prescrivent des investigations plus précises. Les causes peuvent être diverses.
1) Causes Immunologiques ou anomalies de l'hémostase :
La grossesse constitue comme une greffe qui bénéficie d'une tolérance exceptionnelle dans le ventre de la mère. Des altérations de cette tolérance immunitaire peuvent amener le corps à rejeter l'embryon comme un élément étranger.
On procède donc à une recherche d'anticorps ou d'anomalie de l'hémostase. 60% des femmes faisant des FC à répétition sont positives aux anticorps.
Examens à pratiquer (analyse de sang) :
- dosage d'anticoagulants circulants
- tests de céphaline activée
- protéines S et C
- dosage d'anticorps antinucléaire et anti DNA
- dosage d'anticorps antiphospholipides
- dosage d'anticorps anticardiolipides
- facteur rhumatoïde
- anticorps lymphocytotoxiques
- anticorps anti-HLA
Traitements :
- Aspirine nourrisson
- injections quotidiennes d'anticoagulants
- corticoïdes
- transfusion de gammaglobulines
2) Causes génétiques :
Des anomalies du capital chromosomique maternel ou paternel entraînent parfois la transmission d'une anomalie au bébé. Une anomalie chromosomique peut également survenir spontanément chez le bébé, sans transmission familiale. Ces causes génétiques concernent 3 à 6 % des avortements spontanés à répétition (ASR).
Examens à pratiquer :
- Entretien avec un généticien
- Caryotype du couple (prise de sang)
Si une anomalie génétique est détectée chez un des parents, en cas de grossesse demander une amniocentèse ou choriocentèse pour vérifier que le bébé n'est pas porteur d'une anomalie chromosomique "déséquilibrée", qui pourrait causer un handicap, ou même le décès du bébé. Pour plus d'information, voir le site Valentin APAC.
3) Causes infectieuses :
Des causes infectieuses peuvent être la cause de FC.
Examens chez la femme :
- Sérologies : HIV, rubéole, toxoplasmose, cytomégalovirus, herpès simplex virus, chlamydia, hépatite B et C.
- Culture cervicale : aérobies, anaérobies, chlamydia, gonocoque, ureaplasma urealyticum, mycoplasma hominis, listeria.
- Culture endométriale : aérobies, anaérobies, chlamydia, gonocoque, ureaplasma urealyticum, mycoplasma hominis, listeria.
Examens chez l'homme :
- Sérologies : HIV, cytomégalovirus, hépatite B et C.
- Frottis urétral : chlamydia, gonocoque, ureaplasma urealyticum, mycoplasma hominis.
- Spermoculture : chlamydia, gonocoque, ureaplasma urealyticum, mycoplasma hominis, aérobies, anaérobies.
Traitement éventuel : antibiotiques en cas d'infection.
4) Anomalies Morphologiques :
Des malformations de l'utérus, du col, ou bien des fibromes, des synéchies (accolement des parois), ou encore le syndrome DES (distilbène, utérus hypoplasique), peuvent être à l'origine de troubles d'implantation ou de vascularisation de l'endomètre.
Examens à pratiquer :
- Examen génital
- Echographie
- Hystérographie
- Hystéroscopie
Traitements éventuels :
- traitements chirurgicaux
- hystéroscopie opératoire
- En cas de béance du col : cerclage.
5) Causes Hormonales :
Des dérèglements hormonaux peuvent être la cause d'une mauvaise ovulation (dysovulation, anovulation, phase lutéale courte, etc) pouvant donner par la suite des FC.
Examens à pratiquer :
- Courbe thermique
- Biopsie de l'endomètre
Sérologies :
- Dosage du TSH (T3 T4)
- Oestradiol plasmatique
- Dosage de la progestérone en phase lutéale (2ème partie du cycle)
- Dosage de la prolactine
- Testostérone
- Inhibine B
- FSH (J3 du cycle)
- LH
- DHAS
Traitements éventuels :
- Monitorage de l'ovulation (stimulation hormonale, surveillance échographique et hormonale de l'ovulation)
- Supplémentation en progestérone
6) Causes psychologiques :
Il pourrait y avoir, dans certains cas, une cause psychologique aux FC à répétition.
Traitement :
Consulter un psychiatre ou un psychologue.
7) Autres causes possibles :
- Cause spermatique :
Il peut se trouver un problème au niveau du taux de fragmentation de l'ADN du sperme, cause de FC à répétition (test très récent disponible sur Lyon uniquement)
- Causes physiologiques : diabète, hypothyroïdie, etc...
Demander :
- examen clinique complet
- formule sanguine complète.
Nb : Ne pas oublier, en cas d'avortement spontané, de menace d'avortement, comme en cas de grossesse extra-utérine, la prévention de l'immunisation Rhésus chez la femme Rhésus Négatif, par injection d'Ig anti-D, afin d'éviter tout problème lors d'une prochaine grossesse.
INFERTILITE GENERALITE
L'INFERTILITE
Notions épidémiologiques
Les causes d'infertilité
Explorations de l'infertilité
1. Notions épidémiologiques
1.1 Définitions
La fertilité ou fécondité est définie comme l'aptitude à obtenir une grossesse. Un couple est donc dit fertile ou fécond s'il a obtenu une grossesse. Dans le cas contraire il est dit infertile ou infécond, et l'on parle d'infertilité.
La fécondabilité est la probabilité mensuelle d'obtenir une grossesse. Dans l'espèce humaine elle est d'environ 25%. Toutefois elle est très variable dans la population. Lorsque cette probabilité est nulle, on parle de stérilité (incapacité totale de procréer naturellement). Lorsqu'elle est faible (<5%) on parle d'hypofertilité. De cette notion découle celle de délai nécessaire pour concevoir, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre l'arrêt de toute contraception et l'obtention de la grossesse. Il est en moyenne de 6 mois et l'on ne considère pathologique (anormal) qu'un délai supérieur à 2 ans. Ce n'est en général qu'à ce terme que sont réalisés les explorations et les traitements de l'infertilité.
La fécondabilité varie en fonction de la date des rapports sexuels dans le cycle menstruel. Elle est maximale au moment de l'ovulation, c'est-à-dire en moyenne entre le 13ème et le 15ème jour du cycle (1er jour = 1er jour des règles) pour un cycle de 28 jours.
1.2. Données épidémiologiques
L'infertilité représente un réel problème de santé puisque environ 14% des couples consultent un médecin au moins une fois pour un problème d'infertilité.
Dans environ 33% des cas, il est trouvé une cause purement féminine, dans 21% des cas une cause uniquement masculine, dans 39% des cas à la fois une cause féminine et une cause masculine et dans 7% des cas aucune cause n'est trouvée (infertilités inexpliquées).
2.3. Facteurs influençant la fertilité
En dehors de toute pathologie, certains facteurs influent grandement sur la fertilité naturelle et après traitement.
Chez la femme:
l'âge joue un rôle très important puisque au fur et à mesure que l'âge augmente, d'une part les chances de grossesses s'amenuisent de façon très importante et d'autre part, il y a une augmentation des fausses couches.
Les déséquilibres alimentaires entraînant un excès (obésité) ou un déficit de poids (maigreur) ont une influence péjorative sur la fécondité, agissant en particulier au niveau de la qualité de l'ovulation.
Le tabac et l'alcool diminuent également la fertilité.
Chez l'homme: l'âge est associé à une baisse de la fertilité mais à un degré bien moindre que chez la femme. L'obésité, le tabac et l'alcool sont également des facteurs délétères. Certaines conditions de l'environnement (chaleur, solvants, pesticides...) peuvent entraîner une diminution de la fécondité.
2. Les causes d'infertilité
2.1. Causes féminines
Anomalies de l'ovulation: c'est la cause la plus fréquente d'infertilité chez la femme. L'ovulation peut être totalement absente (anovulation) ou présente mais de mauvaise qualité (dysovulation). Ceci se traduit par l'absence de production d'un ovocyte fécondable. Les troubles de l'ovulation peuvent être dus à un dysfonctionnement des ovaires ou des structures cérébrales qui contrôlent leur activité.
Anomalies des trompes: les trompes peuvent être obturées ou altérées, ce qui va empêcher la rencontre de l'ovocyte et des spermatozoïdes. Ces anomalies des trompes sont pour la plupart dues à des infections génitales. Outre leur implication dans l'infertilité, elles peuvent causer des grossesses extra-utérines.
Causes cervicales: la glaire cervicale peut être secrétée de façon inadéquate (quantité, qualité, pH). Ces anomalies peuvent être dues à des infections, des dysfonctionnements des glandes endocervicales ou être consécutives à des traitements de lésions du col de l'utérus (conisation, électro-coagulation).
Endométriose: l'endométriose est caractérisée par des localisations anormales de la muqueuse utérine (ovaires, trompes, cavité péritonéale). L'endométriose provoque dans l'organisme la sécrétion de substances défavorables à la fécondation et au développement de l'embryon et peut donc être responsable d'une infertilité.
2.2. Causes masculines
Ces causes masculines ne s'accompagnent pas de trouble sexuel, et la fertilité n'a aucun rapport avec la virilité.
Oligospermie: ou nombre insuffisant de spermatozoïdes. Normalement, il y a au moins 20 millions de spermatozoïdes par ml de sperme. On considère généralement qu'un nombre inférieur à 10 millions/ml peut être responsable d'une infertilité.
Azoospermie: dans ce cas là il n'y a aucun spermatozoïde dans le sperme. Il peut s'agir d'une absence de production par les testicules (azoospermie sécrétoire ou non obstructive) ou d'une obturation des canaux permettant l'extériorisation des spermatozoïdes (épididymes, canaux déférents ou canaux éjaculateurs) malgré une production normale de spermatozoïdes par les testicules (azoospermie excrétoire ou obstructive). Dans ce dernier cas, il peut s'agir soit d'une anomalie congénitale (souvent génétique associée à la présence de la mutation de la mucoviscidose) soit d'une séquelle d'infection (acquise).
Asthénospermie: ou défaut de mobilité des spermatozoïdes. Il y a normalement au moins 40% de spermatozoïdes mobiles dans le sperme. En dessous de ce seuil, on parle d'asthénospermie. Il peut également y avoir des anomalies des mouvements des spermatozoïdes (vitesse, trajectoire) et dans ce cas on parle de dyskinésie flagellaire. Quand aucun spermatozoïde n'est mobile il s'agit d'une akinétospermie. Ces anomalies peuvent être dues à des anomalies de structure des spermatozoïdes (défaut de production) ou à des infections.
Nécrospermie: la nécrospermie est caractérisée par un pourcentage élevé de spermatozoïdes morts (>50%). Elle est souvent due à des infections.
Tératospermie: il s'agit ici de la présence d'un taux anormalement élevé de spermatozoïdes anormaux. Selon les classifications employées, le pourcentage minimal de spermatozoïdes normaux dans un sperme normal varie entre 15 et 50%. Ces anomalies peuvent intéresser toutes les parties du spermatozoïde (tête, flagelle) et sont généralement dues à un dysfonctionnement de la spermiogenèse.
Anticorps anti-spermatozoïdes: dans certains cas (traumatismes) les hommes peuvent s'immuniser contre leurs propres spermatozoïdes, ce qui va entraîner une diminution de leur mobilité et de leurs capacités fécondantes.
Les troubles de l'éjaculation: dans certains cas, le sperme peut être éjaculé non pas vers l'extérieur mais vers la vessie, c'est l'éjaculation rétrograde. Ces troubles sont liés à des maladies neurologiques, souvent dues à des complications du diabète.
3. Explorations des infertilités
Le choix des explorations est dicté par le contexte et l'examen clinique. Cette liste n'est pas celle des examens obligatoires et elle n'est pas non plus exhaustive, certains examens supplémentaires (biologiques, radiologiques ou explorations chirurgicales) pouvant être prescrits en fonction de chaque cas.
3.1. Exploration de la fertilité féminine
Interrogatoire et examen clinique: effectué par un gynécologue, ils permettent de déceler des facteurs de risques d'infertilité et des anomalies morphologiques de l'appareil génital.
Evaluation de la qualité de l'ovulation: l'ovulation s'accompagne d'une élévation de la température corporelle de 0,4 à 0,5°C. La prise de la température quotidiennement, toujours dans les mêmes conditions (heure, thermomètre....) va permettre d'établir des courbes de température, ou courbes ménothermiques, grâce auxquelles l'ovulation va pouvoir être jugée. L'origine précise des troubles de l'ovulation sera identifiée par un bilan hormonal effectué dans les premiers jours du cycle et par une échographie qui visualisera les ovaires.
Evaluation de la glaire cervicale: elle s'effectue en période pré-ovulatoire (dans les jours précédant l'élévation de la température) par l'intermédiaire d'un prélèvement pour établir un score (Insler) basé sur la quantité et l'aspect de la glaire.
Evaluation des trompes et de l'utérus: l'hystéro-salpingograp
hie (HSG) consiste en l'injection de produit de contraste radio-opaque (contenant de l'iode) dans l'utérus et les trompes à travers le col de l'utérus. Elle va permettre de visualiser par radiographie la cavité utérine et les trompes. Elle est réalisée en début de cycle et le plus souvent sous couverture antibiotique.
L'exploration de la cavité utérine (endomètre) peut être complétée par un prélèvement d'endomètre (biopsie) pour une analyse microscopique, par une visualisation directe à l'aide d'un système optique introduit par le col sous anesthésie locale (hystéroscopie) ou par échographie endo-vaginale. L'examen des trompes peut être précisé par coelioscopie avec épreuve au bleu de méthylène. Il s'agit d'une intervention chirurgicale sous anesthésie générale qui consiste à introduire dans l'abdomen un système optique par une petite incision cutanée. Elle permet une visualisation directe de l'appareil génital (ovaires, trompes, utérus). La coelioscopie et l'hystéroscopie peuvent éventuellement être associées à la réparation de certaines lésions.
3.2. Exploration de la fertilité masculine
Interrogatoire et examen clinique: ils permettent de déceler des facteurs de risques d'infertilité et des anomalies morphologiques de l'appareil génital.
Examen de sperme: spermogramme qui évalue le nombre, la mobilité et la vitalité des spermatozoïdes, spermocytogramme qui apprécie la morphologie des spermatozoïdes et spermoculture qui recherche une infection dans le sperme.
Test de préparation de sperme: qui consiste à reproduire la préparation du sperme telle qu'elle est faite pour les AMP et qui va donner le nombre de spermatozoïdes mobiles dont on pourra disposer pour les techniques d'AMP.
Les examens de sperme nécessitent un délai d'abstinence sexuelle de 2 à 6 jours.
3.3. Exploration de l'interaction sperme-glaire
Test de Hühner: il consiste à prélever de la glaire cervicale, au moment de l'ovulation, une dizaine d'heures après un rapport sexuel. La glaire est alors examinée au microscope et le nombre de spermatozoïdes ainsi que leur mobilité sont mesurés.
Tests croisés in vitro: afin de rechercher l'origine (spermatozoïdes ou glaire) d'une anomalie du test de Hühner, le sperme du conjoint est mis dans un tube, en présence d'une glaire témoin; de la même façon, la glaire de la patiente est incubée avec un sperme témoin.
QUESTIONS REPONSES
Après combien de mois d'essai devrais-je penser à rencontrer un spécialiste des troubles de la fertilité?
Plusieurs réponses peuvent être données à cette question. Souvent, les médecins vous conseilleront d'attendre 12 mois de rapports non protégés infructueux avant d'aller passer les premiers tests de fertilité. Toutefois, si vous apprenez à reconnaître votre période fertile, vous pourrez détecter un problème en moins de 12 mois. Si vous croyez présenter un problème de glaires cervicales insuffisantes, un défaut de la phase lutéale, des saignements anomaux, des troubles d'ovulation ou un problème de fausses couches précoces, il est probablement mieux dans votre cas que vous consultiez votre médecin aussitôt que possible pour vous faire prescrire un traitement approprié. Aussi, si vous prenez votre température basale tous les matins, de quatre à six mois suffiront avant qu'une visite chez votre médecin ne s'impose.
Si vous êtes âgée de 35 ans ou plus, vous devriez consulter votre médecin après seulement six mois d'essai sans succès. Les femmes qui ont dépassé la mi-trentaine ne devraient pas attendre un an avant de voir leur médecin, étant donné que les changements hormonaux précédents la ménopause peuvent nuire à leur fertilité et à leurs chances de mener une grossesse à terme.
EN SAVOIR PLUS SUR L'INFERTILITE
"Infertilité inexpliquée"
(Les mots soulignés renvoient automatiquement aux définitions de GyneDico)
INTRODUCTION
La prise en charge d'une infertilité de plus de 18 mois à deux ans ne s'entend qu'après un bilan des deux membres du couple comprenant au minimum et souvent après contrôle de principe :
examen clinique
courbe de température sur 3 mois
spermogramme
test de Hühner (test post-coïtal)
hormonologie en début et fin de cycle
sérologie des chlamydiae et bilan infectieux cervico-vaginal
échographie et hystérosalpingographie
bilan prénatal (rubéole, toxoplasmose, syphilis, HIV, groupe sanguin)
Lorsque tous ces examens sont normaux, on parle d'infertilité inexpliquée. Une infertilité sur 8 à 10 est inexpliquée.
LES DIFFÉRENTES POSSIBILITÉS THÉRAPEUTIQUES
I - L'ABSTENTION
Ne se conçoit que chez des couples :
jeunes
hésitants quant à l'intérêt d'une aide médicale immédiate
avec un taux féminin bas de FSH en début de cycle
sans dépasser quelques mois
après information quant à l'évolution toujours péjorative de la fertilité avec l'âge
II - LE CITRATE DE CLOMIFENE
Cet anti-oestrogène (clomid, pergotime) a pour avantages :
Sa simplicité d'utilisation
son faible coût
sa surveillance simple et réduite
son taux faible de complications dont la principale reste néanmoins l'augmentation d'un facteur 10 du taux de grossesses multiples à l'origine d'accouchements prématurés, maladie fatale mortelle ou, pire, séquellaire.
Cependant, nous ne disposons d'aucune étude qui nous permettrait d'affirmer sans réserve l'intérêt de ce médicament dans le cadre des infertilités inexpliquées.
Son utilisation n'y est donc pas systématique et ne se conçoit, éventuellement, que sur quelques cycles d'essais.
III - LES GONADOSTIMULINES
Les gonadostimulines sont des médicaments (métrodine, puregon, gonal, etc) :
puissants donc dangereux,
imposant une surveillance lourde,
d'utilisation difficile (injections),
aux effets secondaires multiples parfois graves voir mortels :
grossesses multiples,
kystes ovariens,
hyper stimulation,
thrombophlébites,
possible cancer de l'ovaire,
interrogation quant à la possibilité d'infection par le prion,
etc.
En théorie, il est possible de les employer isolément pour stimuler l'ovulation avec un taux de réussite d'environ 7 à 8 %.
Cependant, la complexité de leur utilisation rend illogique une prescription isolée puisque le taux de conception grimpe à 18-20 % en association avec l'insémination intra-utérine qui ne rajoute que peu de contraintes et aucun risque connu à la stimulation proprement dite.
IV - L'INSEMINATION INTRA-UTERINE (IIU)
Elle consiste à instiller directement au fond de l'utérus quelques milliers de spermatozoïdes en période ovulatoire.
1er point : le sperme doit être préparé en laboratoire (technique du swimming-up ou de la centrifugation en gradient de Percoll) pour :
éliminer le liquide spermatique toxique (bactéries, prostaglandines)
sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles
Il faut donc très souvent au préalable réaliser une préparation du sperme "à blanc" pour juger de la réaction des spermatozoïdes aux manipulations in vitro : c'est le test dit de "migration-survie".
2ème point : l'IIU ne se conçoit pas sans stimulation de l'ovulation, par gonadostimulines le plus souvent.
Seule cette forme de stimulation ovarienne permet d'atteindre un taux de conception de 20 % au bout de 6 cycles (contre 7 % avec IIU + clomifène et moins de 5 % pour l'IIU sans stimulation).
CONCLUSION
Les diverses prescriptions d'oestrogènes, de progestatifs, de rapports programmés, etc, n'ont pas fait la preuve de leur efficacité et doivent donc être utilisées sur de courtes périodes sans trop y croire.
En 2002, à l'ère de la médecine rationnelle basée sur des données en provenance d'études scientifiques de qualité, la prise en charge de l'infertilité d'origine indéterminée passe par 4 à 6 séances d'inséminations intra-utérines avec stimulations de l'ovulation par les gonadostimulines.
Cela s'entend :
après bilan minimal des DEUX membres du couple
chez une femme avec une FSH normale
de moins de 40 voire 38 ans
avec un test de migration-survie satisfaisant
En cas d'échec ou de contre-indications il faudra savoir passer directement à la FIV.
TRAITEMENT CLOMID
Mon médecin m'a prescrit Clomid, et je viens de terminer mon dernier cycle avec ce médicament. Que faire si le traitement n'a pas fonctionné?
Tout est fonction de la raison pour laquelle on vous a prescrit Clomid. Si vous prenez ce médicament parce que vous n'ovulez pas, votre médecin peut vous prescrire des médicaments par voie injectable.
Si votre médecin vous a prescrit Clomid pour augmenter votre taux de progestérone, il pourra vous proposer des suppositoires vaginaux de progestérone au lieu de Clomid pour hausser le taux naturel de progestérone.
Si vous utilisez Clomid pour régler un défaut de la phase lutéale, les suppositoires vaginaux de progestérone peuvent également constituer une bonne solution.
J'entame mon 8e cycle avec Clomid, et mon médecin ne m'a pas parlé de limite de durée concernant ce médicament. Devrais-je m'inquiéter?
L'utilisation de Clomid est assujettie à une limite de durée. Après six mois d'échecs répétés, votre médecin devrait vous proposer un nouveau traitement plus agressif. Clomid a un effet négatif sur l'épaisseur de l'endomètre (muqueuse utérine), ce qui peut vous nuire si vous ovulez, puisque le nouvel embryon aura de la difficulté à s'implanter correctement dans votre utérus.
Comment puis-je savoir si l'épaisseur de mon endomètre est suffisante après avoir utilisé Clomid?
Puisque Clomid amincit l'endomètre - particulièrement si vous utilisez une dose élevée du médicament -, il est courant que les règles soient moins abondantes. Il ne s'agit pas toutefois du seul symptôme. Votre médecin pourra mesurer l'épaisseur de votre endomètre à l'aide d'une échographie. Votre endomètre devrait mettre environ six à huit semaines après l'arrêt de la prise de Clomid pour revenir à son état normal.
Il semble que mes glaires cervicales s'assèchent lorsque je prends Clomid. Est-ce grave? Que puis-je faire?
Oui, Clomid peut assécher les glaires cervicales. Cet effet secondaire peut vous nuire dans vos efforts pour concevoir. Pour régler ce problème, de nombreuses femmes prennent le sirop Robitussin (marque originale, sans lettres telles que DM) pour augmenter la qualité et la quantité de leurs glaires, durant les quelques jours qui précèdent l'ovulation. Si vous ne pouvez acheter cette marque, sachez que c'est l'ingrédient qu'il contient, la guaifénésine (aussi appelée gaïacolate de glycéryle), qui a cette propriété d'améliorer la glaire. Alors, trouvez un sirop pour la congestion nasale qui en contient. S'il liquéfie ce qu'il y a dans votre nez, il liquéfiera aussi tout ce qui se trouve dans votre corps (tel vos glaires). Soyez toutefois prudente dans vos achats, car certains sirops (qui visent à régler d'autres symptômes que la congestion nasale uniquement) pourront avoir l'effet contraire et assécheront encore davantage vos glaires.
Mon médecin continuer d'augmenter ma dose de Clomid chaque mois, même si le graphique de ma température basale indique que j'ovule. Pourquoi agit-il ainsi?
Votre médecin doit vous surveiller étroitement pendant vos traitements. Le plus souvent, il ordonnera des échographies durant votre cycle, ainsi que des dosages sanguins pour vérifier si le traitement vous convient bien.
Il n'est pas nécessaire d'augmenter la dose si vous ovulez bien et que vos taux de progestérone se révèlent suffisamment élevés pour soutenir une grossesse.
Si vous vous interrogez sur la qualité des soins médicaux qui vous sont dispensés ou sur le suivi dont vous faites l'objet, il est conseillé de chercher une deuxième opinion. Il s'agit de votre santé, et vous êtes celle qui subissez les répercussions d'un mauvais suivi.
TRAITEMENT DUPHASTON
Dydrogestérone
Classe thérapeutique Progestatif de synthèse
Laboratoire(s) Solvay
Indications Ce médicament est utilisé pour traiter les irrégularités du cycle menstruel, certaines stérilités, l'endométriose et
les symptômes de la ménopause (en association avec un oestrogène).
Informations pratiques Délivré seulement sur ordonnance.
Mode d'action Ce médicament est une hormone féminine.
Effets secondaires Administré en début de cycle, ce médicament peut entraîner des saignements entre les règles.
Contre-indications /
Précautions d'emploi Signalez à vote médecin si vous souffrez d'une atteinte hépatique.
Les sujets âgés ne doivent prendre ce traitement que sous contrôle médical.
Ce médicament ne convient pas à la femme enceinte ou qui allaite.
Ce médicament est réservé à l'adulte.
Interactions médicamenteuses Les anticonvulsivants (hydantoïne, ...), les barbituriques et la rifampicine sont
susceptibles de diminuer l'effet de ce médicament. Ne pas associer à la ciclosporine. Si vous prenez un autre médicament,
signalez-le toujours au médecin ou au pharmacien.
Surdosage En cas de doute, contactez immédiatement le centre antipoison le plus proche.
LA FIV
Les causes d'infertilité
Naissances multiple
Y a-t-il plus de couples inféconds aujourd'hui qu'autrefois?
Le déroulement d'un traitement de l'infertilité
Effets locaux indésirables
Les effets secondaires des inducteurs de l'ovulation
Les options de traitement
L'induction de l'ovulation augmente elle le risque de cancer de l'ovaire?
Les effets secondaires à court terme
Les chances de succès du traitement
Les risques pour les enfants
Les effets secondaires à moyen terme
Certains facteurs influencent-ils le succès du traitement ?
Gestion d’infertilité
Les effets à long terme
Quels sont les taux de succès de la FIV ?
Qu'entend-on par fécondité et infécondité ?
Les femmes soumises à un traitement encourent-elles des risques particuliers ?
Quelles sont les causes d'hyper fertilité ou de stérilité ?
Les causes les plus fréquentes d'infertilité
Les causes d'infertilité féminine les plus couramment rencontrées sont les troubles de l'ovulation et les anomalies anatomiques telles que les lésions des trompes de Fallope. Parmi les causes plus rares, il convient de citer, par exemple, l'endométriose et l'hyperprolactinémie.
Chez l'homme, les causes de l'infertilité peuvent être divises en trois catégories principales:
- troubles de la spermatogenèse qui affectent la qualité et/ou la quantité des spermatozoïdes;
- anomalies anatomiques (obstructions);
- autres facteurs comme des troubles immunitaires.
Des problèmes d'origine immunitaire ou endocrinienne, ainsi que l'incapacité des testicules à répondre à la stimulation hormonale déclenchant la spermatogenèse, comptent pour environ un tiers de tous les cas d'infertilité masculine. Cependant, dans un grand nombre de cas d'infertilité due à des troubles de la spermatogenèse, l'origine du problème demeure obscure.
Comment se déroule un traitement de l'infertilité ?
La cause de l'infertilité d'un couple peut être diagnostique par différents moyens allant de simples analyses sanguines à des méthodes analytiques plus complexes. Dans tous les cas, le diagnostic est une étape cruciale dans le choix de la voie thérapeutique appropriée qu'il conviendrait de suivre. Outre la cause elle-même, d'autres facteurs, tels que l'âge de la femme ou des problèmes communs aux deux partenaires, peuvent également influencer le choix d'un traitement.
Les options de traitement
Plusieurs possibilités s'offrent aux couples selon le type d'infertilité qui a été diagnostiqué. La grande majorité des patientes sont traitées avec succès par administration de médicaments tels que le citrate de clomifène, la bromocriptine ou les gonadotrophines. La chirurgie peut également être un moyen de réparer des dommages causés aux organes reproducteurs, tels que les lésions occasionnées par l'endométriose ou par des maladies infectieuses.
Le choix de traitement de l'infertilité masculine peut également s'orienter sur l'administration de médicaments et/ou la chirurgie, qui sont des traitements très efficaces pour des types spécifiques d'infertilité masculine.
Toutefois, dans un grand nombre de cas, la raison pour laquelle certains hommes ont des problèmes de fécondité reste inexpliquée et les méthodes de traitement appliquées sont empiriques. Certains patients nécessitent néanmoins une intervention médicale plus complexe. Les techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) font référence à diverses méthodes destinées à franchir des barrières à la fécondation naturelle telles que certaines anomalies anatomiques (par exemple, une obstruction des trompes de Fallope). L'une de ces techniques, la fécondation in vitro (FIV), est pratiquée depuis plus de 15 ans. Globalement, le nombre de patientes infertiles actuellement traitées par les techniques d'AMP est estimé à environ 20%.
Les chances de succès du traitement
Lorsque l'on parle de taux de réussite pour un type de traitement de l'infertilité quel qu'il soit, il convient de garder à l'esprit que la probabilité moyenne de concevoir un enfant pour un couple normalement fécond ayant régulièrement des rapports non protégés, est d'environ 25% au cours de chaque cycle menstruel. On estime que 10% des couples normalement fertiles, ne conçoivent pas durant la première année au cours de laquelle ils essaient d'avoir un enfant. Après 2 ans, 5% de ces couples n'auront toujours pas obtenu de grossesse (5,7).
On peut s'attendre, pour les traitements efficaces, à un taux de succès de 25% par cycle de traitement, soit des chances de grossesses comparables celles de couples normalement féconds. L'induction (ou stimulation) de l'ovulation, qui vise à compenser des déséquilibres hormonaux, présente un taux de succès très élevé; plus de 80% des femmes souffrant de tels troubles sont capables de procréer après plusieurs cycles de traitement avec des médicaments tels que le citrate de clomifène ou les gonadotrophines.
Certains facteurs influencent-ils le succès du traitement ?
Dans tous les types de traitement de l'infertilité, il faut tenir compte de plusieurs facteurs importants lorsque l'on fait référence aux taux de succès. L'âge de la femme et la durée de l'infertilité du couple peuvent influer sur la réussite du traitement.
Chez la femme, la fécondité diminue avec l'âge, en particulier au-delà de 40 ans. En cas de traitement de la femme, ses chances de concevoir un enfant peuvent diminuer si son partenaire présente également un problème d'infertilité (par exemple, si ses spermatozoïdes ont un faible pouvoir fécondant.
Quels sont les taux de succès de la FIV ?
Dans l'ensemble, les taux de succès de la fécondation in vitro (FIV) ont été en progression constante au cours des dernières années, en comparaison des résultats obtenus durant les premières années de
pratique de cette méthode (1980-1985). Les taux de naissance pour la FIV varient en fonction des compétences des centres pratiquant cette technique. Cependant, des centres européens ont fait état de taux de grossesse après un cycle de FIV égaux ou supérieurs 25% (7).
En 1994 (dernières données disponibles), le registre français de la fécondation in vitro (FIVNAT) rapportait un taux de grossesse moyen de 24,7% par transfert d'embryon (17). D'après ces résultats, après trois ou quatre cycles de FIV, une femme âgée de moins de 40 ans dont le partenaire ne connaît aucun problème d'infertilité peut raisonnablement espérer donner la vie. Là encore, en général, les taux de succès peuvent varier d'un centre à un autre, dans la mesure où ils sont influencés non seulement par le niveau de compétence de l'équipe médicale, mais également par les caractéristiques des patientes traitées. Une clinique traitant un grand nombre de femmes de plus de 40 ans enregistrera des taux de succès inférieurs à ceux d'un établissement dont la plupart des patientes sont âgées de moins de 35 ans.
Les femmes soumises à un traitement de l'infertilité encourent-elles des risques particuliers ?
Outre les avantages qu'apportent les médicaments utilisés pour le traitement de l'infertilité, ces derniers peuvent occasionnellement présenter des effets secondaires. Ainsi, au cours de l'induction de l'ovulation, il est essentiel de surveiller étroitement la croissance des follicules ovariens, afin de garantir l'efficacité du traitement.
Les techniques de monitorage (telles que l'échographie) et une utilisation pertinente des protocoles de traitement aident le médecin à éviter le syndrome d'hyper stimulation ovarienne (OHSS) et minimiser le risque de grossesse multiple. Les protocoles de traitement actuels ont été mis au point afin de réduire le risque de naissances multiples et le syndrome d'hyper stimulation ovarienne (OHSS). Le syndrome d'hyper stimulation ovarienne.
Le syndrome d'hyper stimulation ovarienne (OHSS) est un effet secondaire qui peut se produire au cours du traitement de l'infertilité avec les médicaments utilisés dans l'induction de l'ovulation. Ce syndrome se manifeste par des symptômes de distension de l'ovaire, d'accumulation de liquide dans l'abdomen et de troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées). Les cas sévères de syndrome d'hyper stimulation ovarienne (OHSS) sont cependant extrêmement rares (1-2% de cas).
Naissances multiples
Les naissances multiples se produisent plus fréquemment après un traitement de l'infertilité que dans la population normale. Toutefois, près de 80% des grossesses obtenues consécutivement à une simple induction de l'ovulation à l'aide de gonadotrophines donnent lieu des naissances uniques. Le taux de naissances multiples, dont la majorité sont des naissances gémellaires, est d'environ 20%. De nouveaux schémas de traitement soigneusement adaptés aux patientes permettent de diminuer le risque de grossesse multiple. Après une FIV, une grossesse sur quatre est multiple. Parmi les bébés nés grâce à la FIV, il y a environ 20% de jumeaux et 2-4% de triplés. Actuellement, la plupart des médecins pratiquant la FIV choisissent de replacer, après fécondation, trois embryons au maximum.
Effets locaux indésirables
Rougeurs, ecchymoses et gonflements locaux sont des effets secondaires mineurs communément ressentis par les patientes ayant reçu des gonadotrophines par injection intramusculaire. La douleur et la gène quelquefois rapportées après les injections intramusculaires devraient être minimisées, puisque l'on dispose l'heure actuelle de préparations de gonadotrophines recombinantes pouvant être administrées par voie sous-cutanée.
L'induction de l'ovulation peut-elle augmenter le risque de cancer de l'ovaire ?
Le cancer de l'ovaire est une maladie rare; le risque pour une femme jeune de développer une tumeur maligne de l'ovaire au cours de sa vie est inférieur à 1,5%. Il a été établi qu'un certain nombre de facteurs augmentait le risque de cancer de l'ovaire, notamment mieux adapté pour vaincre les obstacles s'opposant à la conception, mais avant de commencer un traitement, il est nécessaire que les patients en connaissent tous les aspects, notamment les contraintes qu'il suppose. Au-delà des compétences médicales, les couples infertiles recherchent également conseil et assistance.
Quels sont les risques pour les enfants nés la suite d'un traitement de l'infertilité ?
Pour ce qui concerne les enfants nés après un traitement par des médicaments inducteurs de l'ovulation, l'incidence de naissances anormales ne s'est jamais révélée supérieure à celle observée dans la population normale.
Gestion de l'infertilité
Le médecin aide le couple infertile à trouver la voie thérapeutique la mieux adaptée pour vaincre les obstacles s'opposant à la conception. Mais avant de commencer un traitement, il est nécessaire que les patients en connaissent tous les aspects, notamment les contraintes qu'il suppose. Au-delà des compétences médicales, les couples infertiles recherchent également conseil et assistance.
Sur le plan psychologique, l'infertilité crée souvent un état auquel il est difficile de faire face. Au cours du traitement et jusqu'au début d'une grossesse, les sentiments de frustration et de perte de contrôle généralement ressentis par le couple infertile peuvent être exacerbés. La gestion de l'infertilité suppose une prise en charge à la fois physique et émotionnelle du couple. Par conséquent, un soutien de la part des médecins, des infirmières et de toute personne intervenant dans le traitement du couple infertile est indispensable pour l'aider à faire face aux différents aspects de leur état. Des groupes de soutien proposent des conseils et des contacts avec d'autres couples infertiles, un soutien souvent bienvenu en dehors de l'environnement médical.
Qu'entend-on par fécondité et infécondité ?
La fécondité est le fait d'avoir procréé ; un couple fécond est un couple qui a au moins un enfant.
L'infécondité est son contraire ; c'est le fait de n'avoir pas procréé ; un couple infécond est un couple qui n'a pas d'enfant.
Cette notion est bien entendue relative à une période donnée : un couple peut avoir été fécond et ne plus l'être.
Quelles sont les causes d'hyper fertilité ou de stérilité ?
Elles sont très nombreuses :
- certaines sont bien connues : hormonales, infectieuses, génétiques, traumatiques, iatrogènes (résultant de traitement)...,
- d'autres sont connues mais mal expliquées, comme les hypofertilités d'origine psychologique,
- d'autres enfin sont inconnues pour l'instant.
Y a-t-il plus de couples inféconds aujourd'hui qu'autrefois?
NON. C'est une idée reçue qui n'a pas été confirmée par l'étude des anciens registres d'état civil.
C'est aussi une idée reçue de considérer que les conditions de la vie moderne dans nos contrées sont stressantes et seraient la cause d'une baisse de la fertilité ; pourtant, au contraire, les conditions de vie d'autrefois étaient pour la majorité beaucoup plus difficiles et stressantes qu'aujourd'hui et les maladies infectieuses, causes de stérilité tubaire, étaient plus fréquentes. Par ailleurs, si le nombre d'enfants par couple diminue dans les pays développés, c'est essentiellement du fait d'une régulation volontaire.
Cette impression vient du fait que les couples inféconds consultent beaucoup plus souvent qu'autrefois, parce que la stérilité n'est plus considérée comme une tare, parce que beaucoup plus de couples retardent leur projet parental et augmentent ainsi les risques d'hypofertilité (augmentation de l'âge féminin) et parce que, ce projet parental étant plus souvent programmé, la patience n'est plus de mise.
Infécondité et stérilité ne sont pas synonymes : la fertilité est une aptitude, la fécondité est sa réalisation.
Un couple est infécond :
soit parce que, bien que fertile, il ne souhaite pas procréer,
- soit parce que, étant hypofertile, il n'a pas encore épuisé toutes ses chances,
- soit parce qu'il est stérile.
La fertilité d'un couple est la résultante de deux fertilités. La durée de l'infécondité est un bon marqueur de degré de fertilité. Certaines infécondités sont inexpliquées mais, a priori, elles ne correspondent pas nécessairement à une stérilité.
Les effets secondaires des inducteurs de l'ovulation
Faut-il avoir peur des PMA (Procréations Médicalement Assistées) que la loi a préféré appeler AMP (Assistance Médicale à la Procréation) telle est la question qui se pose actuellement. Les stimulations de l'ovulation avec l'hyper stimulation qu'elles entraînent, les ponctions écho guidées sont-elle anodines ou font-elle courir des risques aux femmes qui les reçoivent ou aux enfants ainsi conçus? Les inducteurs de l'ovulation, citrate de clomifène, ou hMG sont utilisés depuis plus de 30ans et leurs effets adverses à court terme sont désormais bien connus, les effets à moyen terme, sur les cycles suivants, sont également définis, par contre les effets à long terme sont peu connus malgré les travaux à priori rassurants de Lunenfeld qui bénéficie d'un certain recul, ayant obtenu la première grossesse après hMG en 1961. Depuis l'ère des PMA, l'usage des inducteurs a augmenté et surtout a changé de cible, les utilisatrices actuelles étant en très grande majorité des patientes à ovulation normale chez lesquelles les inducteurs sont administrés pour obtenir de multiples follicules, tandis qu'à l'origine les utilisatrices étaient des patientes anovulatoires; les taux d’œstrogènes atteints dans l'un et l'autre cas n'ont donc rien à voir. Cette hyperoestrogénie est par ailleurs compensée d'une part par la sécrétion de progestérone des multiples corps jaunes induits, et d'autre part par les progestatifs systématiquement administrés dans tous les programmes de fécondation in vitro (FIV).
LES EFFETS A COURS TERME
Les effets immédiats des inducteurs de l'ovulation sont bien connus et ne prêtent guère à discussion. Sous citrate de clomifène, on admet observer des bouffées de chaleur (10% des cas), des nausées, des vomissements, une sensibilité mammaire (2 % des utilisatrices), des troubles de la vision (1,6 %) des réactions cutanées (0,6 %) et des chutes réversibles des cheveux (0,4 %).
Sous hMG, aucun effet extra-ovarien n'est rapporté, en dehors d'exceptionnels cas d'allergie. Sous FSH, aucun effet extra ovarien n'est rapporté sauf quelques réactions locales.
A ces effets immédiats il faut rajouter les effets à très court terme : complications des ponctions écho guidées, kystes fonctionnels, hyper stimulations ovariennes, grossesses extra-utérines et grossesses multiples.
Complications liées aux ponctions écho guidées.
La douleur liée aux ponctions
n'est plus une complication vraie grâce à la possibilité d'anesthésie générale brève par le midazolam (Hypnovel) le propofol (Diprivan) et le fentanyl (Fentanyl).
Les complications infectieuses
liées aux ponctions écho guidées par voie vaginale sont rares 0,2 à 0,5 % par ponction mais non nulles et ont un effet adverse sur les taux de grossesse ce qui a fait proposer de repousser le transfert d'embryon à un autre cycle en cas d'infection pelvienne post-ponction. Bennet et al sur 2670 ponctions rapportent 18 infections pelviennes (0,6%) dont 9 sévères. Les examens microbiologiques de ces cas suggèrent que la source la plus fréquente d'infection soit probablement l'inoculation directe de germes vaginaux dans la cavité péritonéale par l'aiguille de ponction. L'usage quasi systématique d'antibiotique à titre prophylactique dans les programmes de F.I.V. explique sans doute les très faibles risques infectieux (8). Les autres complications liées aux ponctions écho guidées sont les lésions viscérales et les lésions vasculaires, avec l'expérience, ces complications sont devenues rarissimes à la condition d'observer la plus grande prudence lors des ponctions et de savoir parfois laisser en place des follicules dont la ponction serait périlleuse. Enfin des incidents anesthésiques ont été rapportés, ils doivent être prévenus par une surveillance anesthésiologique pré per et postopératoire quel que soit le type d'anesthésie utilisée générale, locale ou neuroleptanalgésie.
Bien que ces complications soient rares, il est fondamental que les patientes en soient averties et connaissent la conduite à tenir en cas de problèmes survenant après la tentative de F.I.V.
Complications liées à une contamination par le milieu de culture.
En 1991, Van Os et al ont rapporté la contamination par le virus de l'hépatite B de 79 femmes dans les 2 mois qui avaient suivi leur FIV. Ce risque est supprimé par l'utilisation exclusive du sérum de la patiente et non plus de pool de sérum ou de sérum de cordon
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IAC n°1 : --- IAC n°2 : --- IAC n°3 : ---
Cycle repos ++ mais FC ...1 an déjà ...
C56 arrêt des essais...