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Que révèlent les dessins d’enfants ?

 
n°8619
Moderateur​ les Mater​nelles
Posté le 07-02-2012 à 14:08:53  profilanswer
 

Des princes et des princesses, des maisons, des voitures qui explosent…  
Les dessins de nos enfants nous fascinent et souvent nous intriguent.  
 
Peut-on les interpréter ? Ont-ils toujours une signification ? Peuvent-ils révéler ce qu’ils n’arrivent pas à exprimer ?  
 
Venez en parler !

n°8621
margauxthe​o
Posté le 08-02-2012 à 14:17:27  profilanswer
 

Le 07-02-2012 à 14:08:53, Moderateur les Maternelles a écrit :

Des princes et des princesses, des maisons, des voitures qui explosent…  
Les dessins de nos enfants nous fascinent et souvent nous intriguent.  
 
Peut-on les interpréter ? Ont-ils toujours une signification ? Peuvent-ils révéler ce qu’ils n’arrivent pas à exprimer ?  
 
Venez en parler !


bonjour,
en fait j'ai un petit garcon de 4 ans, il fesait souvent des dessins en noir et ou couleurs foncés, il me dit que ce sont des couleurs qu'il aime.
Les couleurs sont plus varier depuis qu'il est rentré a l'école.  
Mais je me poser la question est ce inquiétant?
Merci.

n°8635
beverlyn
Posté le 16-02-2012 à 09:16:57  profilanswer
 

Peut être je panique mais j'aurais penser que l'enfant était "daltonien" s'il utilisait que le noir!

n°8636
lulali3
Posté le 16-02-2012 à 10:05:19  profilanswer
 

Bonjour,
 
 Ma fille de 9 ans ne dessine toujours qu'une princesse. C'est extrèmement rare qu'il y ai autre chose autour.
Cela m'inquiète.  
Et pour le cahier de poésie, elle dessine un peu plus de chose mais je trouve pas ça terrible pour son âge.
 
Elle a déjà vu une psy mais je pense aller en voir un autre parce que celle-ci n'a pas fait de test et c'est contentée de dire que tout va bien or c'est faux.  
 
EST-ce que quelqu'un connaît le même problème ?

n°8642
larmahaut
Posté le 17-02-2012 à 16:32:28  profilanswer
 

Bonjour,
Quand je suis face à des enfants qui changent de dessin constamment, sans même l'avoir terminé, l'abandonnant alors qu'ils l'ont à peine commencé, privé de leur élan, sans idée et à la recherche désespéré d'un modèle, je suis toujours triste pour eux.  
Je ne sais pas si la ''sécheresse'' du dessin de votre fille est un indicateur (positif ou négatif). Il est vrai que les enfants comme il a été dit dans la toute fin du reportage s'épuisent vers l'âge de 7-8 ans.Cet épuisement malheureusement est dû à beaucoup de raisons, qui n'ont pas été évoqué dans l'émission.
C'est aspect négatif que vous mesurez ne vient pas me semble-t-il tant de votre enfant, que de ce que la société lui a désappris à être par elle-même productrice de sa propre trace. Apprendre à colorier, à cercler, à reproduire, à respecter une consigne.... pendant de nombreuses années, ont aujourd'hui une incidence sur sa capacité à enrichir son dessin.
En tous cas cet épuisement est malheureusement le lot de la majorité des enfants et je comprends votre tristesse. Ma fille qui vient de rentrer à l'école maternelle a déjà été totalement coupée de sa trace : elle détoure les objets, colorie et ne sait plus tracer ! Elle me réclame même des 'modèles'.  
L'épanouissement de l'enfant passe malheureusement souvent après le savoir.  Or je suis toujours fascinée quand un enfant développe son univers et joue avec sa trace. Il n'est pas rare de voir des enfants dessiner 30 mètres de fond marin si on leur en laisse le loisir. Et l'unique princesse de votre fille, même si elle est loin de cette expression libérée, n'en a pas moins le mérite d'exister. La répétition est une variation et non une stagnation. En étant profondément attachée à ce motif elle est capable de réitération et ce n'est pas rien dans notre société de consumérisme et de constant 'zapping'.
Si votre enfant prend plaisir à dessiner une princesse ne l'en privée pas. Et si vous voulez lui donner la possibilité de retrouver une richesse d'expression qu'elle a perdu en route, il y a des ateliers basée sur la pédagogie d'Arno Stern, comme celui évoqué dans le reportage, qui donnent la possibilité aux enfants de retrouver le plaisir de jouer avec leur dessin.

n°8643
lasoaz
Posté le 17-02-2012 à 20:13:18  profilanswer
 

Bonsoir Larmahaut, serais tu art thérapeute?
l'interprétation des dessins, j'aurais tendance à ne pas y adhérer complètement; dans mon travail c'est ce que la personne peut dire de son dessin qui m'importe.
Après pour les enfants, je trouve très interessant ce que tu dis de la trace Larmahaut. La manière dont l'enfant va apposer son empreinte et ouvrir son chemin, auquel on n'aura peut être pas acces.  
On peut les aider à faire cette trace avec autre chose qu'un crayon d'ailleurs: souffler sur des tâches d'encre avec une paille, tracer au doigt. comment procèdes tu?
quand on leur laisse ce temps avec leur feuille, l'imagination et tous les domaines qui nous échappent dans lesquels ils peuvent puiser, que de merveilles on découvre...

n°8655
larmahaut
Posté le 21-02-2012 à 10:12:17  profilanswer
 

Bonjour Lasoaz.  
Non je ne suis pas art thérapeute, juste une maman qui s'est formée auprès d'Arno Stern et qui espère ouvrir un atelier du jeu de peindre. Ses livres sont un accès parlant à sa recherche et il est encore là à animer des formations ! Je suis heureuse d'en avoir profité ^-^
Je suis loin de la notion d'interprétation et j'en suis heureuse. Ah, toucher du doigt l'universel et quitter le cas par cas. Ça donne de l'énergie et un bonheur infini. C'est un fil directeur ténu, trop infime pour certains. C'est celui de la création, du jeu de la création. Intime, simple et joyeux qu'on n'a pas envie d'exposer, qu'on veut soustraire à la spéculation (financière ou verbale)...; On est en deçà de l'art de peindre, en deçà de l'art thérapie. Arno Stern parle de la Formulation, comme d'une espèce menacée,en voie de disparition... parce qu'on lui laisse trop peu de place pour exister. Mon envie d'embrasser cette approche est venue de loin, en loin. En tous cas être au commencement d'une action, d'un ressenti pour celui qui trace me paraît plus important que d'être dans la spéculation. Avec des outils simples, (pinceau, gouache, feuille de papier punaisée sur un mur, groupe hétérogène) un accompagnement franc et un respect (pas de parole sur ce qui est tracé), on rentre dans un partage de valeurs. Et la verbalisation s'épuise d'elle-même. Elle n'est pas en jeu ici en tous cas. Avez-vous déjà demandé à un enfant de vous dire ce qu'il avait dessiné ? Posez-lui 20 fois la question, 20 fois il vous dira autre chose. Mais sa joie d'avoir tracé elle ne varie pas ^ - ^
Il y aurait encore beaucoup à dire dans cette recherche qui ne nie pas la parole, mais ne en tous cas ne la situe pas dans la trace. Son livre 'Heureux comme un enfant qui peint' préfacé par Albert Jacquard est un bijou. Et celui qui vient de sortir chez Actes Sud, Le jeu de peindre, est très pragmatique sur le déroulement du procédé. En espérant que cette autre voie de la trace trouve sans heurts son chemin même auprès des art thérapeutes. De mon côté, ma seule approche de l'art thérapie a été le texte de L'enfant bleu. Une envolée dure et belle à la fois qui ne pourrait pas être mienne.

n°8658
lasoaz
Posté le 21-02-2012 à 18:37:00  profilanswer
 

effectivement cela donne envie, je vais aller voir de plus près ces lectures.
Je travaille actuellement auprès d'adultes (16ans et +) mais cela me parle...
Merci beaucoup pour ta réponse!


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