Bonjour à tous,
Je suis tombée sur ce forum par hasard et je me suis dit qu'il fallait que je raconte mon histoire.
J'ai 23 ans, je suis née avec un tératome sacro coccygien à développement antérieur. Le tératome a été opéré la naissance, tout a été enlevé.
A la suite de cette opération, j'ai une vessie neurologique qui donc, se vide mal.
J'ai également eu un méga uretère qui a provoqué un reflux important vers le rein droit.
Durant toute mon enfance, mes parents ont du procéder à des pressions sur la vessie pour m'aider à uriner, et autres systèmes D, j'ai enchainé les infections urinaires et les pyelonephrites... ils y a eu de longues années très difficile pour toute la famille à cette période.
A l'age de 12 ans, j'ai appris à faire les autosondages, à l'époque les sondes étaient immenses et j'étais au collège donc c'était très dur à vivre. Je mentais à mes parents, je jetais des sondes dans les poubelles juste pour leur faire croire que je me sondais... et bien évidemment je tombais malade, d'autant qu'un de mes reins était déjà bien abimé par le reflux. Résultat, je finissais à l’hôpital tous les mois, pyelonephrite aigue, perfusion quelques jours et retour au bercail... Il faut préciser 1 point important : une constipation très importante pressait mon rein abimé et me faisait souffrir le martyr. D'autant que la constipation est aussi une source d'infections urinaires.
Je garde un très mauvais souvenir de cette période, mais avec une mauvaise ambiance à la maison et la crise d'adolescence, j'étais presque mieux à l’hôpital, on s'occupait de moi, je n'avais rien à faire...
Depuis, les sondes se sont nettement améliorer, même si les médecins ne le savent pas toujours ou oublient de le dire (Je recommande les Speedicath compact).
Suite à un déclic personnel à 20 ans,(responsabilisée par des vacances avec mon amoureux et pour la 1ère fois sans parents), les sondages sont devenus pour moi une chose normale et machinale, depuis ce jour, je n'ai plus eu de mal à les faire. Les infections sont toujours présentes, mais en alliant sondages, gestion de la constipation, et en essayant de diminuer les prises d'antibiotiques au maximum (et donc en augmentant leur effet), je n'ai quasiment plus de crises importante.
Je mène aujourd'hui une vie normale, je vis en couple, je travaille, je sors... bref ça va beaucoup mieux!
Désolée pour le roman, mais si cela peut donner un peu d'espoir ou aider quelqu'un, ça vaut le coup.
Bien évidemment, si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrais avec plaisir !