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Viol : témoignage ...

 

24 utilisateurs inconnus

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Viol : témoignage ...

n°142
indiscible
Invité
Posté le 10-05-2006 à 17:37:55  
 

Je voudrais tant l'aider ...
Je discute sur msn avec cette jeune fille depuis plus d'un an.
Elle est jolie mais pas provoquante. Elle est fine et bien formée, mais il a volé son âme d'enfant ... Elle a enfin mis des mots sur son histoire ... Mais nous ne savons plus comment l'aider ... Je met ici son témoignage, car je sais que vous avez toutes du coeur, et sa famille est immonde ne la croit pas un instant ...


Je m’en souviens comme si c’était hier. Il faisait gris et un peu frais. C’était un samedi. Le 15 novembre 2003. J’allais vers cet arrêt de bus. Il était environ 12h15. cet homme est arrivé vers moi. Il m’a dit « tu veux faire l’amour ? ». Plongée dans mes pensées, je ne l’avais pas entendu. Il a alors sorti un couteau et a répété, le couteau sous ma gorge. Je n’avais plus le choix. Je voulais courir mais mes jambes ne me portaient plus. Je voulais crier mais aucun son ne sortait. J’ai voulu éviter ça mais mon corps ne répondait plus à mon cerveau. Il m’a alors frappée et traitée de « Petite salope insolente » Aujourd’hui encore, ces mots résonnent à mes oreilles. Il m’a plaquée contre ce mur noir, dans un recoin, personne ne pouvait nous voir. De toute manière, il n’y avait jamais personne là-bas. Il a baissé mon pantalon puis ma culotte. J’étais paralysée par la peur, même les larmes ne sortaient pas. Puis il a ouvert sa braguette et en a sorti son sexe. Ma vue s’est alors troublée. Je ne voulais pas voir ce qui allais arrivé mais j’en étais la principale actrice. Il a forcé mais il a finalement réussi à enfoncé son sexe dans le mien. J’avais mal. J’ai saigné. J’ai cru que j’allais mourir de douleur tellement j’avais mal. A ce moment-là, j’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus. Il a fait un drôle de cri puis il s’est retiré et est parti en courant me laissant là. C’est à ce moment-là que j’ai pleuré. Toutes les larmes de mon corps. Quelque chose en moi s’était brisé. J’ai pleuré pendant près de 2heures avant de réagir. Après ça, je me suis sauvée. J’avais honte. Je me sentais sale. Je ne suis pas rentrée chez moi, je suis allée chez mon meilleur ami. Quand il a vu mon état de choc, il ne m’a pas posé de questions, il m’a simplement prise dans ses bras. Ce viol n’a duré que quelques minutes mais m’a marqué à vie.

Les conséquences de ces quelques minutes de ma vie sont multiples et marquantes à vie. Ce viol m’a totalement détruite. Je n’ai plus confiance en personne. Je suis devenue froide, cœur de pierre, cœur de glace. Je ne ris plus, je ne souris même plus. Je suis triste, triste à vie. Je pleure chaque nuit. Je ne mange plus, je ne dors plus. Je survis mais ne vis plus. Je suis devenue transparente. Je rase les murs pour que personne ne me voit. Il faut m’oublier. Oublier que j’existe afin que moi-même j’oublie ce viol. J’ai parfois envie de supprimer ces quelques minutes de ma vie. De faire un retour en arrière et de passer ailleurs le 15 novembre 2003, d’être malade ou d’être accompagnée par quelqu’un, n’importe qui mais ne surtout pas être seule. Avant, je riais tout le temps, j’aimais la vie, j’en profitais, j’aimais les bonnes choses et même si ma vie n’était pas toujours rose, j’étais heureuse de vivre. J’aurais préféré mourir ce jour-là. Mourir pour ne pas vivre ce viol. Mourir pour oublier. Oublier définitivement . C’est impossible d’oublier définitivement quelque chose comme ça. Même si on fait des efforts , il arrive un jour où le souvenir, aussi enfoui qu’il soit dans le fond de la mémoire, ressort pire que jamais. Et quand il ressort, pire que jamais, ça fait mal, très mal, trop mal. On devient fou. Tout s’écroule. Tout s’empire et on cherche à mourir coûte que coûte. Et quand on le raconte, on nous croit pas, on nous prend pour fou, on nous enfonce, on se moque. C’est horrible. On se sent encore plus coupable.

Moi, je l’ai raconté. Les mots sont enfin sortis après plus de deux ans d’attente. Les mots sont sortis le 31 décembre 2005 au matin. Je l’ai raconté en fin d’après-midi et personne ne m’a cru. On m’a dit que je manquais de respect par rapport, je cite, « aux filles à qui c’est vraiment arrivé ». Mais à moi aussi ça m’est arrivé, à moi aussi… On m’a dit que si ça m’étais vraiment arrivé, je ne l’aurais pas raconté, que j’aurais plutôt tout fait pour oublier. Mais pour l’oublier, il faut l’exprimer. On m’a dit que mon histoire ne tenait pas debout, que c’était incohérent. On m’a dit que je n’avais pas une tête à me faire violer. On m’a dit que je n’avais pas « à raconter ce genre de choses un soir de réveillon ». Je m’en suis pris plein la gueule et j’en suis sortie encore plus détruite, plus honteuse, je me sentais encore plus coupable. J’ai cru devenir folle. Je me sentais déboussolée, perdue, je ne savais plus quoi faire. Je voulais leur faire confiance mais il ne m’ont pas cru. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi je l’ai raconté ? Pourquoi ça m’est arrivé à moi ? Pourquoi ça existe ces choses-là ? Pourquoi personne n’a de réponses à mes questions ? Pourquoi ?


Il faut que je me libère, que je le dise mais je ne sais pas comment faire .
Je n'ai que 14ans ...

n°143
clownette ​la vampire​tte
Posté le 10-05-2006 à 19:49:03  profil
 

Sache que même à 14 ans on peut aider un peu à soulager ses amis....rien qu'en étant là et en écoutant... C'est déjà beaucoup ce que tu fais pour elle et je te félicite de vouloir l'aider encore plus et mieux...
Si elle parle c'est déjà bon signe.... Il faut qu'elle continue...
Si tu veux fais la venir sur ce forum et nous on t'aidera aussi en prenant le relai... De toute façon si elle peut se faire aider aussi par des professionnels ce ne serait pas mal.... Mais nous on est là et on peut aussi essayer de l'aider car hélas beucoup ont connu ce qu'elle a vécu... Elle aura peut-être aussi besoin de parler à des gens à qui s'est arrivé et qui se sont posés des millions de questions pour vivre à nouveau...

Je pense à toi et ton amie... Courage ....

Clownette

n°144
zahra007
Invité
Posté le 19-05-2006 à 21:51:57  
 

hello moi je vien ver vous parce que j'arrive a un stade dans ma vie ou je pete literralement les plombs;Moi je suis maman de deux enfants et j'ai été abusée par ma propre soeur.Je croit que c'est la premiere fois que je le matérialise en l'écrivant.J'ai des souvenirs qui me hante et me dégoute a la fois. A la maison on étaient nombreux 8 enfants a s'occuper alors évidement pas de place pour tous. Donc on dormai a deux par lits. Et c'est comme cela que ca a commencé. Jme dégoute quand j'y repense, je me dit comment elle a pu me faire ça a moi ça petite soeur;j'ai envie de vomir quand je me remémore ces soirées ou mes parents dormaient et ou elle profitai de moi , mon si petit corps. Elle ma souillé a a peine 5, voir 6 ans; A l'époque elle en avait 15. JE pense que l'on est responsable de ces actes et que l'on est conscient du mal que l'on fait.J'ai aujourd'hui 29 ans mais je croit que mes enfants m'ont fait ressortir cela. J'était quelqu'un de dynamique et de très ambitieuse. Depuis que ce cauchemars a ressurgit enpleine figure je suis devenu aigri, mélancolique,envie de mourir.C'est comme si mon inconscient avait décidé de mettre cela de coté depuis tt ces années.en fait cela a ressurgit dans ma mémoire quand j'ai abordé le sujet avec une de mes soeur agée de 2 ans de plus que moi. Et par hasard nous avons commencées a discuter et les langues ce sont déliées. Et a  ma grande douleurs c'est ajouté celle de ma soeur car dans ce cauchemard n'étais pas seule et je me suis rendu compte que mes souvenirs d'enfants de petites filles étaients malheureusements restés intacte. Que tous cela c'était bien passé. Voila a plus j'attends des réponses

n°145
clownette ​la vampire​tte
Posté le 19-05-2006 à 22:53:52  profil
 

Bonsoir Zahara,

Ma soeur a besoin encore de l'ordi mais sachez que si je ne vous réponds pas plus longuement ce soir je vous répondrai demain sans faute.....
DAsn ce que vous avez dit hélas rien ne m'étonne, dans ces cas-là le corps et la tête ont une excellente mémoire qui peut resurgir même des années après....

Sachez néanmoins que je suis là et que je ferai tout pour vous aider et vous soulager même si je ne suis pas psy ou je ne sais quoi encore....
Sachez que je vous ai entendue et que vous nêtes plus seule face à tout ce drame .....

Avant que je ne vous réponde mieux que je ne saurais le faire là tout de suite en qques minutes, pouvez-vous en dire un peu plus encore ?
Avez-vous été la seule à subir cela chez vous ? Est-ce que vos parents, frères ou autres soeurs se sont doutés de qque chose ? Est-ce que vous en avez parlé à qqun à l'époque, plus tard ? Est-ce que votre conjoint est au courant ? Si oui vous aide-t-il ?

Mais avant de laisser mon ordi à la frangine, je tiens à vous dire que vous n'êtes pas sale et que cela est normal que vous ayez ce genre de réaction de dégoût profond........

A tout à l'heure ou au moins à demain... Courage !!!!
Courage Courage, vous n'êtes plus seule !!!!

Clownette la vampirette


n°146
jentrouvep​lus1
Posté le 22-05-2006 à 10:23:28  profil
 

bonjour,
 
pour vos situations ou celles de vos amis, je pense qu'il faut impérativement faire appel à une aide extérieure, il faut du temps pour trouver qqun en qui on a confiance et pour poser ça, pour l'extirper de soi-même car sinon on reste sur cette impression que le monde est malsain, fou et malade!
Il y a des personnes dingues qui auraient besoin de se faire soigner....
zahra, je regrette, mais tout le monde n'est pas responsable de ses actes ou conscient de ce qu'il fait ! le monde est plein de gens irresponsables et inconscients, inconséquents... cette personne qui a abusé de vous a surement été abusé elle-même! et pour elle, vous ne pourrez rien car on ne peut jamais rien pour les autres!
on ne peut que se prendre en charge soi-même et soigner ses propres blessures d'enfance. Les votres comme celles de tous les enfants abusés ou adultes violés doivent être entendus mais pour cela, il faut se tourner vers les personnes compétentes et parmi elles trouver qqun avec qui vous vous sentez bien. ce ne sont pas forcément les membres de la famille (indiscible vous l'avez bien compris je suppose), mais parfois si!
la parole doit être dite, les plaintes déposées, les choses exposées pour arrêter ce massacre.....
en ce qui me concerne je suis de tout coeur avec vous!
 

n°147
Profil sup​primé
Posté le 26-05-2006 à 07:52:44  
 

zahra,je ne peux que vous dire, comme choupine,trouvez la personne compétente qui saura vous accompagner dans ce long parcours pour retrouver,comprendre...et se débarrasser de ces chaines aux pieds.  maman de jeunes enfants,vous pouvez vous adresser à la psychologue de votre PMI qui sera à meme de vous écouter sans jugement,et de vous épauler pour vous diriger dans la voie qui vous sera bénéfique.   mes meilleures pensées vous accompagnent,bon courage!

n°148
mikado13
Posté le 28-05-2006 à 21:22:17  profil
 

[Bonsoir, il faut parler, parler, parler et ne pas prendre en compte même si cela est difficile les mauvaises langues . pourquoi ne pas en parler à l'infirmière scolaire ? Je pense qu'elle saurait où vous diriger. Courage.

n°149
sircadul
Posté le 23-10-2006 à 12:36:39  profil
 

J'ai ete sur Google.fr et j'ai fais une recherche sur "témoignages+viols+enfants".

Le résultat est alarmant. Et chacune des victimes se trouve confrontée a une douleur interieure. L'un des moyens de s'en sortir serait d'en parler a Dieu.

Confier sa vie à Jésus-Christ est un acte de foi qui s'exprime par la prière.

Prier, c'est tout simplement parler à Dieu. Il vous connaît . Ce qui importe pour Lui c'est l'attitude de votre cœur, votre honnêteté. Voici une prière que nous vous suggérons :

"Seigneur Jésus, je te remercie de ton amour et de ce que tu es venu dans le monde pour mourir pour moi. Je reconnais que j'ai dirigé jusqu'à présent ma propre vie et qu'ainsi j'ai péché contre toi. Je veux maintenant mettre ma confiance en toi, te recevoir dans ma vie. Merci de me pardonner mes péchés. Fais de moi la personne que tu désires que je sois. Je te remercie d'avoir répondu à ma prière et d'être maintenant dans ma vie. Amen."

n°150
lorna37
Posté le 24-10-2006 à 11:57:49  profil
 

désolée si je te choque mais

merci dieu d'avoir permis à des types comme mon père d'avoir exister, merci dieu d'avoir permis à mon père de briser plusieurs vies notament celle d'une petite fille que je ne connais pas, celle de ma soeur, la mienne voire celle de mon frère...
merci dieu de m'avoir enlever ma mère à l'age de trois ans, merci dieu d'avoir fait de mon enfance un enfer

alors désolée, mais pour moi si dieu existe il vraiment mal fait son boulot... je préfère penser qu'il n'existe pas sinon, je serais obligée de le hair!!!!

n°151
clownette ​la vampire​tte
Posté le 24-10-2006 à 19:45:53  profil
 

Oups là ça dérape drôlement ici.....
Croire en Dieu ne fait pas tout.... Le chemin reste à faire !!!!
Et je sais de quoi je parle .....
Moi je crois et pourtant pour moi non plus ça n'a pas été simple....
Et on ne se suicide pas tous parce qu'on ne croit pas (heureusement...) et dans ceux qui croient il y a hélas des gens qui se suicident....
Mais je ne remets pas en cause l'aide que la religion peut apporter.... Mais attention de ne pas tomber non plus dans l'illumination ou de se refermer dans la religion.... ou le déni par la religion car ces travers sont vite pris....

n°152
Profil sup​primé
Posté le 25-10-2006 à 13:46:19  
 

A chacun sa "méthode" pour se réparer, se reconstruire....
Dieu, un psy, des amis, la créativité.....
Pourvu qu'on ne se renferme pas, qu'on en parle un jour pour se délivrer et qu'on ne reproduise pas les schémas...
certaines personnes sont plus fragiles que les autres alors laissons-les se confier à qui elles jugent utile de se confier... Dieu ne trahit pas ce qu'on lui confie tandis que les humains !!!

Bonne journée à tous et à toutes !

n°153
tite princ​esse1
Posté le 27-11-2006 à 13:13:53  profil
 

C'est étrange comme tous ces messages résonnent en moi ...
Moi il m'a fallu des années pour oser dévoiler l'ombre de ce qui pouvait ce passer chez mes parents. Il a fallu que je tombe à 34kgs ,que je sois hôspitalisée pour anorexie après des mois d'amaigrissement ...Il a fallu que je n'en puisse plus de souffrance ,que j'ai envie de mourir ,que je sois totalement désespérée pour que je craque ...un peu comme si la terre s'était ouverte sous mes pieds .Un matin ,je suis partie de chez mes parents alors que tout le monde dormait encore ,et j'ai attendu que le lycée ouvre .Je pleurais tant je n'en pouvais plus ,je me sentais incapable de réfléchir et j'ai fait une crise d'angoisse qui a duré une longue journée .Je suis allée voir une prof avec qui je parlais beaucoup et qui m'écoutait ...mais on parlait seulement du fait que je maigrissait à vue d'oeil ,que je me fasais vomir comme pour jeter hors de moi ce qui pourissait dans mon ventre .Au bout de quelques mois elle avait commencé à comprendre que j'avais peur de rentrer chez mes parents et ce matin où je suis venue la voir avant son cours ,le visage creusé d'épuisement ,elle a compris que qulque chose de grave se passait .J'avais peur ,même d'elle en qui j'avais confiance .Elle a alerté le directeur qui a fait venir mes parents qui ont dit que je jouais la comédie ,que je faisais ma crise d'adolescence et qu'il n'y avait rien de grave .Moi j'ai refusé d'entrer dans le bureau où ils étaient ,j'étais terrorisée j'avais juste envie de me sentir protégée ,que quelqu'un me serre dans ses bras .La seule chose que j'ai répétée c'était que je ne voulais pas rentrer chez mes parents .
Alors j'ai été hospitalisée mais j'avais une peur bleue des médecins ...c'étaient des hommes .La psychologue était une petite dame adorable et elle m'a dit plus tard qu'elle savait déjà pourquoi j'étais là sans même que je l'ai dit .Avec beaucoup de patience elle a attendu que j'ose dire que mon père m'avait touchée mais je ne lui en ai jamais vraiment dit plus .C'était déjà tellement douloureux pour moi ...Ma mère a dit que j'étais folle et la dernière fois que je l'ai eue en face de moi ,il y plus de deux ans maintenant ,les infirmières ont été obligée de la faire sortir de force...je la faisais souffrir ,elle ne me croyait pas ,je racontais n'importe quoi ...j'étais la pire chose qui lui soit arrivée au monde .Elle m'a dit tant de choses horribles ce jour là mais je ne m'en souviens plus vraiment .Par la suite j'ai été placée loin de mes repères ...j'étais déjà si déboussolée que perdre d'un coup tous mes amis ,toutes les personnes en qui je projetais un peu des figures parentales .Je me suis sentie complètement abandonnée et perdue .Je n'avais pas le droit d'aimer ces gens parce qu'ils n'étaient pas mes parents ,parce que ce n'était pas leur travail ...Et pourtant si vous saviez combien j'avais besoin d'amour .
J'ai été dans plusieurs foyers ,j'ai eu des rendez-vous à la gendarmerie ,avec des experts psychiatres ,des médecins légistes ...tout me faisait horriblement souffrir et pourtant je n'ai jamais raconté mon père ,ses viols ,la violence avec laquelle il faisait e moi sa chose ...et aujourd'hui je n'ai plus le droit de dire combien j'ai mal ,combien je m'en veux d'avoir fait souffrir mes parents ,combien j'ai mal de ne pouvoir être là pour mon petit frère ,combien je me sens sâle ...je ne raconte plus que je me fais vomir tous les jours, que je pleure quand je suis seule ,que j'ai besoin d'un papa et d'une maman .J'ai l'impression de revivre sans cesse dans ma bouche ,dans mon ventre ...je revois avec horreur son sexe. J'ai l'impression de l'entendre me dire ce qu'il voulait ,qu'il ne fallait rien dire à maman sinon j'allais la tuer ...Je m'en veux tellement de tout ça et j'ai l'impression que personne ne comprend .Je sens ses mains sur mon corps comme des serpents ...ça a duré des années mais maintenant tout le monde me dit qu'il faut passer à autre chose .Mais si vous saviez toutes ces images ...j'ai si peur de le recroiser .J'ai vu des dizaines de psy mais je n'ai plus confiance .J'ai l'impression que mon coeur s'est arrêté la première fois qu'il est entré dans mon corps .C'est un peu comme si mon coeur avait 5ans et que j'essayais désespérément de trouver une maman dans les bras de laquelle je pourrais me blottir ...

n°154
clownette ​la vampire​tte
Posté le 28-11-2006 à 08:20:04  profil
 

Tite princesse je suis bien contente que tu aies le courage de venir ici dire ce qui s'est passé... Le message que tu as écrit te fait peut-être peur comme souvent c'est le cas quand on témoigne de ce qui nous touche le plus et nous fait le plus souffrir.... Mais ne crains rien... Ne crains rien parce que justement quand tu parles une autre personne se libère par tes mots !!!! Quand quelqu'un parle le silence de l'autre recule !!!!

Tout ce que tu décris et écris est capital aujourd'hui pour toi !!!! Je ne raconte pas d'histoire, il faut souvent bien des années pour franchir ce cap de parole et d'écriture de nos passés et de nos blessures....

Les peurs, les crises d'angoisses, les cauchemars, les retours en arrière, les appels au secours, les révoltes font partie de nos vies.... Tu dis que tu as besoin d'amour HO OUI !!!! Tu as besoin qu'on te dise qu'on t'AIME pour ce QUE TU ES, tes BLESSURES comme ta FORCE !!! Et après ce que tu as vécu c'est tellement dur de tendre la main et surtout d'accepter de l'autre ou d'autres que l'on nous aime !!!!
Je ne sais pas pour toi mais en tout cas pour moi même l'amitié a souvent été difficile avec les gens aux premiers abords... Et pourtant l'amitié est si importante pour nos coeurs blessés et culpabilisants !!!!
Ton coeur semble s'être arrêté de battre, je vois hélas parfaitement ce que tu veux dire.... Le mien a cessé de battre quand ma mère m'a culpabilisée !!! J'avais tant souhaité son aide !!! Je souhaitais son aide et son amour de mère et pour me sauver de l'enfer mais aussi pour soulager mes peurs et m'aider à me reconstruire... Elle a arrêté mon cauchemar c'est vrai, il ne m'a plus jamais retouchée, mais m'a culpabilisée et m'a enfermée dans une forteresse de silence et de déni .... Mon père a suivi.... Jamais aucun des deux depuis ne m'a reparlé de ce qui s'était passé... Comme si rien ne s'était produit...

Quant à aimer les autres, oui tu as le DROIT au BONHEUR, d'AIMER et d'ETRE AIMEE !!! Ton coeur est brisé non pas tant que tu ne le crois en fait.... Il bat encore et encore !!! Il bat tellement que tu parles aujourd'hui !!! Il a tellement d'espoir que tu as écrit !!!! Au contraire laisse-le t'entraîner sur ce chemin libérateur !!! Il faudra bien sûr que tu prennes du recul bien souvent voire tout le temps sur ton passé et ta vie aujourd'hui mais le pas que tu as franchi est un des plus difficiles mais aussi un des plus importants sur le chemin de la guérison, de la libération.... C'est pour ça que je te dis MERCI pour ton témoignage !!!! Merci pour toi, merci pour ceux et celles qui te liront et dont le silence reculera !!!! Merci MERCI MERCI !!!!!

MERCI de ton courage, de ta force, et de ta volonté !!! MERCI DE CE QUE TU ES !!!!!!

n°155
LaComete
Posté le 28-11-2006 à 11:44:22  profil
 

bjr, je suis lacomète, h 44a vivant dans le Sud de la France.

c'est vraiment affligeant de lire ces écrits.
Bien sûr, l'écrire et avoir des réponses laisse entendre qu'une victime n'est pas seule, mais la souffrance est solitaire même si elle est partager.
Avoir vaicu la pédophilie est un cauchemard permanent, la revivre encore et encore seule avec soi devant ceux et celles qui nous écoutent, l'air étonner, méfiant ou compatissent, c'est le lot quotidien.
 
Je voudrais donner espoir, aux jeunes filles, femmes et hommes qui ont traversés cette horrible parenthèse en leurs disant que l'ont n'oublit jamais, mais qu'en revanche ont parvient tôt ou tard à ranger cela dans les mauvais souvenirs lorsques les années passent.

Il faudra pourtant tjrs hélas, vivre avec.
La souffrance est une plat qui se mange froid alors que la vengance doit se manger chaude alors n'hésiter pas ( de toute façon détruite pour détruite... ) il faut profiter de cette nouvelle prise de conscience pour dénoncer et punir ceux et celles qui osent pratiquer se genre d'actes.

Perso;
ce n'est qu'à 44 ans que j'ai pû me dire le W E dernier;
CE N'EST PAS MA FAUTE.

Bien sûr cela ne change rien à ce qu'il c'est passer, mais l'important c'est de savoir que vous n'êtes pas des jouets entre les mains
( Crasseuses ) de ces gens.

Je tiens aussi à conrriger une vue qui semble banalisée.
Victimede pédo, tu deviendras pédo ?... Quid ?????????

NON, une victime ne sera pas obligatoirement celui ou celle qui ira vers les enfants, une victime souffre et elle aimera les, comme ces, enfants avec un respect bien plus grand.
La seule chose reste que cette distance, du au respect,  empêche parfois le contact affectif, par le physique surtout, heureusement il  restent les mots, ceux la même que les pédohiles ne vous dirons jamais, je t'aime, tu es belle (ou beau ) etc...

Bon stop à la pédophilie.
Et surtout, TOUCHE PAS A MON GOSSE !

Cordialement.

n°156
clownette ​la vampire​tte
Posté le 28-11-2006 à 14:30:45  profil
 

Victime pédo on deviendrait pédo ???????????????
C'est quoi cette idée ???????????????
Heureusement que l'on ne m'a pas tenu ce genre de propos devant moi car j'aurais explosé !!!

La distance avec les gens et le contact physique difficile avec les adultes et encore plus avec les enfants oui, très souvent en effet il y a cette distance qui peut quelque fois se révéler être dangereuse et mauvaise.... Je dis être mauvaise car quelque fois cela empêche la construction d'une vie de couple ou de famille... ou la détruit....

Il ne faut pas en effet se leurrer sur les blessures et sur le quotidien que les victimes ont à vivre, mais il ne faut pas non plus s'arrêter à ce qui s'est passé !!!!! On peut et on DOIT se construire avec nos blessures !!!! Il y aura des moments difficiles et des crises, des retours en arrières et des moments de souffrance et de grande solitude morale, psychologique bien sûr mais c'est aussi le cas de bien d'autres.... Ceux qui ont ou ont eu une grave maladie eux aussi ont à gérer ça.... Personne n'est vraiment à l'abri de blessures profondes.... Et le risque est que l'on s'enferme sur notre blessure et de ne pas voir celle des autres.... parce qu'ils ne peuvent pas comprendre, parce qu'ils n'ont pas vécu ça !!!! J'ai envie de dire et alors ? Si nos blessures nous ouvrent le coeur aux autres et à la compassion de la souffrance des autres bin c'est gagné !!!! Malgré les jours où ce sera horrible où l'on va cauchemarder, dire des horreurs parce qu'on a mal etc etc malgré tout ce quotidien difficile si l'on est capable de compassion c'est que c'est gagné on est plus fort que nos blessures !!!!!

Enfin c'est mon avis....

Bref, à tous ceux et celles qui parlent en tout cas je dis BRAVO !!!!



n°157
tite princ​esse1
Posté le 28-11-2006 à 15:21:50  profil
 

Merci de m'avoir répondu ...
Peut-être que cela ne paraît pas grand chose et pourtant c'est un peu comme si j'avais le droit de montrer une blessure que je m'efforce de dissimuler .Ici c'est moins difficile parce que je ne sens pas le regard des gens .Parfois j'ai l'impreesion que ça se lit sur mon visage et être ici sans avoir de visage ,je crois que c'est mieux pour moi. C'est comme écouter le conte du petit chaperon rouge sans voir l'image de la peite fille qui se fait dévorer par le loup :on a un peu moins peur .
Je crois aussi que l'amitié est très importante, seulement j'ai toujours l'impression que je ne peux pas être aimée ...un peu comme si c'était impossible .Je connais ma meilleure amie depuis la première année de maternelle, elle est très importante pour moi mais je ne lui ai jamais parlé de ces choses .Et puis j'ai toujours peur de l'embêter j'ai l'impression de ne pas mériter une personne aussi gentille ...et comme avec tout le monde j'ai toujours peur d'être abandonnée .C'est complètement idiot, je sais ,on me l'a souvent dit et pourtant ...je medis que les gens vont se lasser de moi ,que je dois être trop superficielle ,pas assez gaie ...Et puis on préfère connaître des gens qui vont bien ,avec lesquels on peut s'amuser ...Alors même si c'est très paradoxal j'ai plutôt tendance à fuir les gens alors que je ressens le besoin d'être aimée .Mais comme ça me paraît juste impossible et que j'ai peur de souffrir ,je reste un peu à l'écart.
Je me déteste tellement (mais personne ne crois qu'on peut se détester soi-même),je me sens si sale ,j'ai l'impression d'être une mauvaise personne ,juste capable de faire souffrir les autres ...Et puis j'ai l'impression d'être une petite fille tellement dégoutante. C'est étrange comme j'ai toujours l'impression qu'il faut que je me lave et comme quand je suis sous la douche j'ai l'impression que mon coeur se déchire .C'est tellement indescriptible: je me lave je finis parfois par me sentir plus sale encore qu'avant parce que me toucher c'est devenu pour moi un peu comme être entre ses mains à lui. En général je finis accroupie dans la sale de bains et puis je pleure parce que j'ai tellement mal à l'intérieur. C'est un peu comme si dans ces moments-là la petite fille au fond de moi ,celle qui tente en vain de crier qu'elle a mal ,celle qui pleure mais tout ça sans que personne ne puisse l'entendre parce qu'on l'a enfermée sous une cloche en verre, c'est comme si cette petite fille épuisée criait si fort qu'elle brisait la cloche. Elle sait pourtant que j'en fabriquerai une nouvelle pour qu'on ne puisse pas entendre qu'elle souffre parce que ce n'est pas acceptable dans la vie de tous les jours .
Quand je me fais vomir (je sais que ce n'est pas bien ,qu'il ne faudrait pas le faire et que c'est dégoutant ,c'est pour ça que personne ne sait parce que je n'en parle jamais)c'est un peu comme si je laissais pleurer la petite fille sous sa cloche parce que je l'entends au fond de moi. En général je ne parle pas de cette petite fille parce que j'ai toujours l'impression qu'on ne comprend pas ou qu'on me prend pour une folle .Et puis les gens ne veulent pas voir parce que quelque part je les forcerait à voir un coeur en lambeaux tout ensanglantés et comme personne n'aime les films de d'horreur je garde mon coeur bien caché .
Parfois j'ai tellement honte de moi, je ne sais plus quoi faire. J'ai tellement l'impression qu'on ne peut pas comprendre combien ça me fait mal, que j'ai envie de me jeter contre les murs ,que j'ai l'impression d'avoir un petit monstre en moi. C'est vrai ce ne sont que des mots qui au fond ne montrent pas vraiment tout ce qui est là et qui pourris lentement dans mon ventre .J'aurais envie de vomir mon corps, de le tuer .
Comment expliquer cette peur déraisonnée que j'ai de me retrouver seule face à un homme ,que je ne supporte pas de me toucher et encore moins que quelqu'un d'autre le fasse ,même si c'est un médecin. Comment expliquer pourquoi j'ai toujours besoin d'entendre qu'on ne me laissera pas ou qu'on tient à moi et que je suis incapable de le croire ?Comment expliquer qu'à mon âge j'ai envie d'avoir une maman? Comment dire que j'ai toujours l'impression de faire du mal ?
C'est vrai je dois beaucoup agacer les gens qui me connaissent, j'ai peur qu'ils me laissent et j'ai toujours l'impression que c'est inévitable et pourtant j'ai tellement besoin d'eux

n°158
LaComete
Posté le 28-11-2006 à 19:46:45  profil
 

bonsoir, tite princesse

Et oui la douleur se montre et plus elle se voit à l'extérieur plus elle se dissipe à l'intérieur.

Le fait que tu projetes cette souffrance sur toi, c'est le plus dommage, tu n'as pas le droit, ce n'est pas bien, ni juste, tu as souffert et tu souffres encore quel paradoxe.

Oui je connais se désir de se perdre, se venger sur soi, ne pas s'apprécier voire se dénigrer, les dégats sont immenses je pourrais te dire "c normal" vu ce que tu as endurer.

Peut-être devrais tu laisser dormir la tite princesse, ( elle a tant souffert ) et devenir une Reine.

Comptes tu avoir un enfant ?... Un jour ou l'autre !

O+


Message édité par LaComete le 28-11-2006 à 19:51:45
n°159
LaComete
Posté le 28-11-2006 à 20:02:23  profil
 

clownette la vampirette a écrit :

Victime pédo on deviendrait pédo ???????????????
C'est quoi cette idée ???????????????
Heureusement que l'on ne m'a pas tenu ce genre de propos devant moi car j'aurais explosé !!!

Bonsoir clownette la vampirette

La phrase qui est dite est plus suptile, c'est du genre... le pédo machin, lui même victime dans son enfances de maltraitance...
Et oui j'interviens avec ces propos qui sont une caricature faite par les médias, dite et redite cent fois, à force c'est à peine si l'on ose en parler car comme j'ai des enfants je me suis dis que le fait de révéler cela ferait planer le doute.
C'est pour cela que j'ai lancer cette phrase, elle doit aller à contre sens des propos généralistes.


La distance avec les gens et le contact physique difficile avec les adultes et encore plus avec les enfants oui, très souvent en effet il y a cette distance qui peut quelque fois se révéler être dangereuse et mauvaise.... Je dis être mauvaise car quelque fois cela empêche la construction d'une vie de couple ou de famille... ou la détruit....

Oui, sans aller jusqu'à la psychose je n'aime pas trop être tripoté, trituré mais j'arrive à faire la part des choses.

Il ne faut pas en effet se leurrer sur les blessures et sur le quotidien que les victimes ont à vivre, mais il ne faut pas non plus s'arrêter à ce qui s'est passé !!!!! On peut et on DOIT se construire avec nos blessures !!!! Il y aura des moments difficiles et des crises, des retours en arrières et des moments de souffrance et de grande solitude morale, psychologique bien sûr mais c'est aussi le cas de bien d'autres.... Ceux qui ont ou ont eu une grave maladie eux aussi ont à gérer ça.... Personne n'est vraiment à l'abri de blessures profondes.... Et le risque est que l'on s'enferme sur notre blessure et de ne pas voir celle des autres.... parce qu'ils ne peuvent pas comprendre, parce qu'ils n'ont pas vécu ça !!!! J'ai envie de dire et alors ? Si nos blessures nous ouvrent le coeur aux autres et à la compassion de la souffrance des autres bin c'est gagné !!!! Malgré les jours où ce sera horrible où l'on va cauchemarder, dire des horreurs parce qu'on a mal etc etc malgré tout ce quotidien difficile si l'on est capable de compassion c'est que c'est gagné on est plus fort que nos blessures !!!!!

Enfin c'est mon avis....

Et tu es dans la justesse... Les blessures doivent se refermer, il ne restera que la cicatrice, une de plus.

Bref, à tous ceux et celles qui parlent en tout cas je dis BRAVO !!!!

Merci, c très encouragent


n°160
clownette ​la vampire​tte
Posté le 28-11-2006 à 20:53:10  profil
 

Ha oui oui je vois ce que tu veux dire très bien Comète....
Mais en effet, cette phrase ne correspond pas souven tà la réalité heureusement....

On est nombreuses à ne pas être tactiles après ce que l'on a vécu.... Mais il y a des degrés en effet, entre le fait de ne pas être tactile et le fait d'être en rejet de tous contacts... Le rejet peut hélas revenir après un choc ou une crise... cela peut être apr phase pour certaines....
Bon évidement le mieux c'est de ne pas en arriver au rejet !!! Et d'arriver à faire la part des choses quand rejet il y a... Et la part des choses et bien c'est comme le reste c'est pour facile à dire qu'à faire !!!

Pour rebondir sur ton message Comète les blessures font des cicatrices mais peuvent se réouvrir assez facilement je trouve.... D'où l'importance de ne pas minimiser mais de ne pas se focaliser notre plus sur la blessure... et d'où la vigilance à avoir pendant la reconstruction de soi... Car il s'agit bien la plupart du temps de briser la forteresse ou cloche qui nous enferme dans le silence... arrêter la spirale infernale qui nous tire vers le bas au lieu de nous faire monter et construire une vie avec notre blessure sans narcissisme, mais avec soin....

Oui alors les forteresses et les spirales ce sont des classiques pour les victimes... Stop aux enfermements et à ce qui nous pousse à nous détruire et au contraire acceptons enfin de CROIRE QUE l'ON A DROIT AU BONHEUR !!!! et AU VERITABLE AMOUR !!!! Ha oui pour accepter ça il faut accepter aussi que l'autre nous aime malgré nous !!!!

Allez HAUTS les COEURS les MINETTES nous sommes PRECIEUSES car nous avons A APPORTER, A DONNER et A RECEVOIR !!!!!

Bisous dentus d'encouragement !!!!

n°161
LaComete
Posté le 28-11-2006 à 21:31:24  profil
 

Compliments pour tes appréciations judicieuse.

L'avenir nous attend, laissons le passé où il est.

O+
 

n°162
clownette ​la vampire​tte
Posté le 29-11-2006 à 08:30:36  profil
 

Hihihihihahaha vas-y continue les compliments je suis dans une période où je les accepte en rigolant....

Ouais parce que vous vous les acceptez bien les compliments ? Moi pas toujours... J'ai tout le temps l'impression que c'est de la flatterie ou de l'hypocrisie.... Mais quand je pense en mériter, ce n'est pas toujours là que j'en reçois et je ne le prends pas toujours bien non plus.... ça vous le fait ça ? bon j'essaie de me corriger....
Je sais que c'est un travail sur l'estime de soi que l'on perd après nos blessures mais bon il faut la récupérer !!!

Allez bisous dentus pour cette journée !!!

n°163
LaComete
Posté le 29-11-2006 à 12:43:00  profil
 


 bounce:{} Que néni point de compliment flateur sans bonne raison, c'est a ta ( si je peux tutoyer ? ), perception philosophique de ce crime que je rend hommage, pour d'autres ce n'est pas encore fait mais cela viendra.

Anédoctiquement, mon dernier employeur avait la facheuse manie d'être flatteur,
Oh !... C'est super !... Oh les clients t'aime bien !... Oh oui !... Nanana .
Quand j'en avais un peu marre, je lui rappellais que tout flateur vit au dépend de celui qu'il écoute...
Et hop il m'oubliait !...
Ceci te donnera un aperçut de ce que je pense des vils flateries.

Merci d'accepter les miennes en tout cas.

Soi ;
C'est tjrs un sujet délicat, pas trop d'égo, mais l'être ce qu'il faut, question existentielle compliquer, je pense plutôt que les regards, les sourires les gestes de remerciements de nos entourâges sont parfois aussi gratifiant pour l'égo que bien des compliments hasardeux.

Cependant, il faut bien s'aimer quand même.

Je te souhaiterais une excellente fin de journée.
O+

n°164
clownette ​la vampire​tte
Posté le 30-11-2006 à 08:22:23  profil
 

Coucou les Filles,

Comment allez-vous ce matin ?
Racontez-moi ce que vous faites en ce moment ?

Bisous dentus et bonne journée !!!

n°165
tite princ​esse1
Posté le 30-11-2006 à 11:14:42  profil
 


Bonjour LaComete,
Pour répondre à votre message je commencerai par vous dire simplement que j'espère ne jamais devenir une reine. Les reines sont trop orgueilleuses, elles ont top de pouvoir. Ce surnom, petite princesse à la base, qu'une amie m'a donné, c'est parce que je "lui rapellais le petit prince" ce sont ses mots. Je lui semblais à la fois mystérieuse, un peu fragile,  qu'il fallait apprendre à m'apprivoiser et que pour elle je semblais venir d'une autre planète. Il n'y a aucun titre de royauté ou de noblesse derrière ce surnom. Mais c'est gentil de votre part.    
Moi je pense que je n'ai pas d'excuse pour avoir fait souffrir mes parents comme ça. Bien sûr que j'ai mal mais si moi je me trouve une excuse pour avoir fait souffrir mon père ou ma mère, alors tout le monde a des excuses. Mon père buvait beaucoup en cachette mais ma mère soit ne s'en rendaitpas compte soit faisait semblant de ne rien voir. Il lui arrivait d'être très violent mais jamais en face d'autres adultes. S'il était comme ça c'est bien qu'il devait être malheureux? Lui aussi doit avoir des excuses. Je sais que je dois paraître très ambivalente mais pourtant je n'aime pas mon père, c'est un peu comme si je n'en avais pas. Ce que j'essaie de vous expliquer c'est que je n'ai pas d'excuse pour avoir dit qu'il m'avait touché. Bien sûr je n'ai pas dit grand chose mais ça a suffit pour faire souffrir tout le monde et ça j'en suis responsable. C'est difficile de savoir que je peux faire tant de mal alors que je ne suis rien du tout. J'ai agi très égoïstement quand j'ai osé parler un peu alors maitenant il faut bien que j'en assume les conséquences: une famille que je ne vois plus et qui me maudit.
Je ne sais pas si vous avez un jour ressenti ça: j'ai l'impression que je fais partie de lui ou bien qu'il faisait partie de moi. C'est très étrange à expliquer. J'ai peur parfois de devenir lui. Alors non je ne compte pas avoir d'enfant parce que je les ferais bien trop souffrir. Bien sûr que j'aime les tout-petits parce qu'ils sont toujours plein d'émerveillement mais je suis certaine que si j'avais un jour un enfant il ne pourrait être que malheureux.
Parfois je me dis que ça ne sert à rien de vivre et que de toute façon je ne suis utile à personne alors... et puis je ne me supporte pas. J'ai l'impression d'être toute recouverte d'une espèce de boue dégoûtante, je me sens nulle, laide et tellement seule.
Ici je peux parler un peu mais parfois il y a tellement de choses que je voudrais pouvoir vomir... et puis tout reste là, emprisonné. Si vous saviez combien j'ai peur de lui! Quand j'entends sa voix au tribunal, j'ai l'impression de devenir ue petite brindille de bois qu'il n'a qu'à prendre dans sa main pour la briser. Vous ne pouvez pas imaginer combien j'ai peur. Quand je vivais chez lui je me cachais sous l'escalier pour qu'il ne me trouve pas... parfois je m'emfermais dans l'armoire. Rien qu'à l'idée qu'il parvienne par je ne sais quel moyen à m'appeler je suis terrorisée. Quand je sais que les éducateurs du foyer l'ont au téléphone je m'emferme dans la salle de bains ou je m'enfuis. Je cours le plus vite possible et je vais dans la forêt, au pied d'un arbre pour pleurer. C'est douloureux aussi d'avoir peur. les éducateurs me disent parfois qu'il faudrait que j'essaye de lui pardonner mais je ne lui en veux pas, j'ai juste peur de lui, c'est la seule chose que je puisses ressentir.
J'ai tellement mal à l'intérieur que je voudrais pouvoir me jeter contre les murs pour faire sortir la douleur. Pendant plusieurs années, chaque fois qu'il m'obligeait à faire des choses je coupais le bras avec un rasoir. On pourrait presque compter mon histoire avec les marques qui sont sur mon corps.J me souviens au début ,j'avais à peine cinq ans, je suçais envore mon pouce et il venait dans mes petits draps avec Bambi dessiné dessus. J'ai le coeur qui se tord dans ma poitrine en écrivant ça. Je crois que j'ai mis longtemps à comprendre que ça n'était pas tout à fait normal mais si vous saviez combien ça faisait mal parfois, s'il avait un peu bu il avait la bouche qui sentait mauvais et puis il faisais toujours plus mal... si vous saviez comme j'ai peur. C'est tellement dégoûtant tout cela, j'ai l'impression d'être tellement remplie de pourriture et enveloppée de ces choses immondes. Je dis "choses" parce que c'est trop difficile à nommer et puis ça a duré si longtemps...
C'est pour ça que je ressens le besoin d'un peu d'affection, les bras tout doux d'une maman qui serait là pour me consoler et une voix de coton pour avoir un peu moins peur.
Je sais que je dis souvent la même chose. Au début je croyais que je ne demandais pas énormément et puis je me suis rendue compte que c'était difficile à trouver et que je me sentais menacée en permanence, surtout de me sentir abandonnée.
Je dois commencer à vous agacer peut-être. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. J'ai complètement perdu l'habitude de parler alors quand je commence à écrire... c'est parfois dire ce qui me brûle les lèvres mai que je suis incapable d'articuler.
J'espère que vous passerez une bonne journée...

n°166
clownette ​la vampire​tte
Posté le 30-11-2006 à 12:51:25  profil
 

P'tite Princesse,

Tu n'as pas à te reprocher d'avoir parlé et d'avoir dénoncé ton père !!!! Il faut absolument que tu te mettes ça dans le crâne !!!
Si ta mère ne se doutait de rien, je comprends qu'elle ait eu peur et mal, mais son devoir était de te protèger, de t'aimer et t'aider à surmonter tes peurs, angoisses, blessures et non de te mettre à dos toute la famille !!!!!
Quant à ce qu'il t'a fait, tu restes sous la violence du traumatisme et sur les actes subis. Je le comprends mais tu as ta vie à construire à partir de ça !!!!
tu te sens sale, inutile et compagnie et bien tu as une fausse image de toi et de ce que tu es !!!! De même ta peur vis-à-vis des enfnats que tu pourrais faire souffrir est si elle est compréhensible, complètement à côté de la réalité car là encore tu n'as qu'une image dégradée et dégradante de ce que tu crois être !!! Tu as cette image déplorable de toi parce que ton père t'a atteint dans ton identité même, dans ton intimité.... Il va falloir que tu acceptes le regard bienveillant des autres sur toi, parce que toi tu n'es pas en mesure de te juger. Tu es lucide sur ta souffrance mais pas sur toi pour autant. Tu es lucide dans tes peurs et angoisses et dans la projection que tu pourrais faire de ta vie en en restant là, or, il ne faut pas que tu en restes là !!!!!

Est-ce que si un enfant te demande de l'aide tu la lui refuseras ?
Est ce que si un enfant te dit je t'aime, est-ce que tu le croiras ?
Est-ce que tu penseras il m'aime mais il n'en a pas le droit, il se trompe sur moi... je ne peux que l'emmener vers la cata. J'ai bien l'impression que tu en aies là .... Et là tu as tort sur toute la ligne !!!!!
Tu es capable de bien plus que tu ne crois et surtout du Meilleur !!!!
Tu es UTILE, IMPORTANTE et PRECIEUSE mais pour toi ce n'est pas une évidence et cela le serait qu'en ce moment tu n'es pas assez ouverte pour le croire....
Si tu veux on peut en parler des enfants.... Hihihihi, je connais bien ton appréhension....

Tu dis avoir besoin d'une maman, je suis d'accord, tu as besoin de quelqu'un qui ne t'abandonnerait pas et qui t'aimerait sans condition et pour ce que tu es afin de t'aider à remonter la pente. Fais quand même attention, ne te leurre pas sur ce sentiment de besoin maternel. Car tu as une maman !!! Je comprends que tu aies besoin d'une seconde maman dans ton coeur et ta tête, mais garde la place de ta maman....

Sache en tout cas que jamais tu ne m'agaceras à parler, à vider ton sac. Il faut que tu le vides de toute façon, mais il faut aussi qu'à force d'échanger tu arrives à changer ton angle de vue. J'ai espoir que tu y arrives car tu réponds....

Allez courage P'tite Princesse !!!
Et écris vite ce que tu ressens....

Bisous dentus à tout le monde !!!!

n°167
tite princ​esse1
Posté le 30-11-2006 à 13:34:57  profil
 

Bien sur que ma mère a gardé une place quelque part au fond de moi mais elle n'a plus la même qu'avant. Pendant des années je l'ai vue comme Dieu en personne, je voulais tout faire pour qu'elle me pardonne un peu, même sans savoir. J'avais un peu pris sa place en qqs sortes. Et puis je voulais surtout qu'elle m'aime alors je faisais tout pour lui plaire: j'étais une très bonne élève (aussi parce que je travaillais beucoup pour ne pas trop réfléchir), je gagnais des concours, je faisais le ménage et la cuisine parce que je ne voulais pas qu'elle aie trop de travail... mais en fait ça ne lui convenait pas. J'ai mis bien longtemps à comprendre (et c'est quelqu'un qui m'a fait comprendre, je ne l'aurais surement jamais fait toute seule)qu'elle passait son temps à nous humilier. On était jamais assez bien, je ne méritais jamais de gagner un concours, elle était indifférente aux bonnes notes (voire même agacée) mais disais que je ne valais rien dès que j'avais un 15... elle aimait exhiber le fait que je n'allais pas bien et sortait les anxiolitiques et antidépresseurs dès qu'il y avait un invité, montrait à tout le monde combien j'étais une mauvaise fille. Quand j'ai commencé à tomber dans l'anorexie et au fur et à mesure que le temps passait, elle descendait la balance dans la cuisine et peu importe qui était là (elle, mon petit frère, mon père, les voisins, la famille...)je devais monter dessus sans discuter, attendre qu'elle énnonce la poids à haute voix devant tout le monde, qu'elle mette ma courbe de poids sur le frigo pour pouvoir partir toute rouge de honte. Et depuis que j'ai été hospitalisée et que les médecins lui ont interdit de venir me voir parce que chaque fois ils me ramassaient à la petite cuillère après, je ne lui ai plus rien dit. Elle a essayé tant de choses pour me faire interner en hôpital psychiatrique... parce qu'en fait elle travaille à la protection sociale alors elle connaît beaucoup de monde et tous les moyens qu'elle avait d'agir elle les a utilisés. Ce n'est pas que je lui en vueille ou ce genre de choses, c'est juste que cette histoire fait que je n'ai plus envie de lui parler. Et puis pour lui dire quoi? Quelque part, je ne me ressens plus comme sa fille.
Clownette, tu es encore là?
Bisoux

n°168
clownette ​la vampire​tte
Posté le 30-11-2006 à 13:43:45  profil
 

Oui je suis encore là !!!!
Pas pour longtemps ma pause déjeuner est presque finie....

Pour ta mère je comprends mieux ta situation, et je suis bien contente que tu ne la détestes pas, tu pourras mieux faire la part des choses et avancer plus vite....à mon avis...

Heu je poste ça en vitesse car tu as l'air t'attendre ma réponse.....

bisous dentus !!

n°169
tite princ​esse1
Posté le 30-11-2006 à 14:19:28  profil
 

Je vais partir aussi parce que j'ai cours dans pas longtemps alors je ne reviendrai pas avant demain matin (ou midi).
Je te souhaite une bonne fin de journée, bon courage...et surement à demain
Plein de bisoux

n°170
clownette ​la vampire​tte
Posté le 30-11-2006 à 17:47:31  profil
 

Bon courage alors pour les cours, bonne soirée et tout et tout et surtout bonne NUIT !!!!

bisous dentus à Tout le monde et à demain !!!

n°171
LaComete
Posté le 30-11-2006 à 23:48:28  profil
 

Bonsoir,
Enfin bonjour,

Tit princesse, je parlais de Reine au sens figurer, la noblesse n'a pas non plus toute ma faveur. Devenir reine c'est à l'intérieur, en toi, c'est l'émerveillement d'un soleil qui brille, d'un ciel bleu, d'un chant d'oiseau, le calme d'une eau qui coule, la richesse vient de là, (bien sûr ce n'est pas tout ).
Il y a ce corps sale, (encore la au sens figuré ), oui, et toute l'eau de la terre ne suffirait pas à l'enlever alors ferme les robinets (enfin pas pour toujours ! ).
Bien sur que nos corps deviennent sale après ça, perso je ne me suis pas laver comme toi, je me suis agiter aussi sans pouvoir dire ce qu'il se passait scarification ici et là, marginalisation de ce monde qui ne pouvait pas comprendre la douleur que je n'exprimais pas (c'est un paradoxe ?. bof !).
Je suis apparement plus agé que toi ( zut !... Dsl je tutoie trop facilement, un peu d'égard...  ) et je peux en parler avec le recule de l'age... 44 primtemps étés automnes et hivers, mais est ce bien si important ?autrement que pour l'expérience que j'en ai tirer.
Ce qui me semble plus sage c'est de te permettre d'entre voir une issue, ton monde n'est pas figer.
C'est le temps que j'ai mis à faire surface, bien que j'ai plutôt la tête dans les étoiles, ( paradoxe 2 ), à l'inverse de toi Haït père et mère d'avoir laisser passer cela alors que comme toi mon père buvait ( parents divorcer ) il venait pour me corriger à chaque faux pas, je ne tombais pas sous les coups et ne pleurait pas pour ne pas me rabaisser encore plus.
Aujourd'hui cela me donne le droit d'être doux, gentil et souriant avec ceux que j'aime, mes enfants par exemple, ils sont innocents et n'ont rien à voir avec ce que j'ai vécu.

Je n'ai jamais pardonner à ma mère de ne pas m'avoir cru non plus, mon père ne m'en a jamais parler lors de ces visites ponctuelles, quand je me retrouvais devant un psy je le bluffais en racontant des banalitées comme au cathéchisme, une sorte de confession déguiser, arranger pour ne pas choquer (je n'avais pas été cru ar ceux que j'aimais malgré tout le plus ), alors à qui le dire ?... Personne je gardais.
J'ai voulu rencontrer mon " géniteur" (pardon si le terme te choque ) lorsque ma compagne était enceinte, j'avais besoin de lui fair payer, hélas  j'ai appris qu'il était passer de vie à trépat sans que je puisse lui dire ce que j'avais sur le coeur. Dommage pour moi ! je ne l'avais pas retrouver asez tôt et je l'ai balayer de ma mémoire sachant que l'évidence était là je ne lui dirais jamais, tant pis.
Ma mère est encore de ce monde, depuis 14 ans je ne l'ai pas revue, elle hante parfois mes souvenirs et pour elle aussi j'ai une page philo qui se résume à cette phrase, je l'aime comme mère mais pas d'amour, ce n'est qu'une femme à qui je dois respect et égard dû à son rang.
Sans vraiment de haine (tu verras que le temps sais user d'une gomme magique qui efface la douleur des mauvais moments ), sans haine certe mais sans amour.


Médicalement parlant, ( relatif par ceux qui t'ont été administrer )
oh le beau sujet que voilà !
Vais je l'aborder dans ce post ?..

Alors un extrait,
Il exciste certe des cas précis ou l'on peut faire usage de la médication chimique ( on l'avait justement nommer camisole chimique autrefois ), après les foyers, ( Montrouge, la varenne St Hilaire pour les nommés ) j'avais exactement vingt ans lorsque je me suis fais interner par ma mère le but était pour elle de deviner mon agitation permanente, ( à vrai dire je l'ignorais moi même ). Entretien avec psy et mise sous tranquilisant, cela a durer au moins dix ans de plus, all the day, un bobo psy et hop une géllule, un comprimé !... de celui ci ?... Oui !... De celui la ?... Pourquoi pas, quand on a mal on ne regarde pas à la consommation...
Ce n'était pas régulier, je variais au rythme de mes troubles, mais j'en avalais assez régulièrement, quand j'allais bien c'était pour aller mieux, quand j'allais mal c'était pour aller mieux, en faite ces assez destroys.
Sans être converti à quoi que ce soit d'autre qu'un stuf de temps à autre j'aime être lucide, oserai-je te parler de choses différentes pour te détendre l'esprit.
je teste !
La relaxation est agréable ( 1 scéance souvenir ou je me suis réveillé sans avoir dormit, sympa )
Il me semble aussi que la sophrologie est une approche assez douce de l'harmonie de soi, ( j'ai juste compulser des docs sur le net et si j'en trouve un par ici j'irais essayer ! ).
Le yoga !... Comme mamie !... La gym ... Le surf !... La luge !... Le saut à l'élastique, un petit foulard ( Vous choisissez la couleur ! ) autour du front et Banzaï...

Perso, je m'invente une philosophie ou rien n'est vraiment très important et ou je donne de l'importance à certaine chose !


Sur ce je vous souhaite une agréable journée, j'éspère qu'il fait un soleil radieux...
O+ bounce:{}


Message édité par LaComete le 30-11-2006 à 23:49:08
n°172
LaComete
Posté le 30-11-2006 à 23:55:50  profil
 

Bonne journée aussi Clownette, nous approchons du WE.
OuAAAOUH !

n°173
tite princ​esse1
Posté le 01-12-2006 à 12:59:59  profil
 

Bonjour,
En effet j'ai qqs années de moins que toi la Comète(si je peu aussi dire tu, ce n'est pas vraiment dans mes habitudes, peut-être parce que j'ai l'impression d'être un peu plus protégée en utilisant un vous qui met une distance artificielle entre les autres et moi). Je viens juste d'avoir 18ans... on a tendance à me considérer comme une adulte parce que je suis censée en être une mais je me vois plutôt comme une petite fille.
Quelque part je crois que ça me rassure un peu de savoir que tu as mis aussi de la distance entre ta famille et toi, au moins je n'ai plus l'impression d'être seule à rejeter ma famille ainsi.
c'est drôle parce que moi aussi j'ai parfois essayé de convaincre les psy que tout allait bien. Et puis j'ai voulu protéger ma famille même si j'ai l'impression de ne plus en faire partie mais ça n'a jamais vraiment marché alors je finissais par ne plus rien leur dire pour qu'ils me laissent tranquille. Pendant une année, j'étais sous camisole chimique comme tu le dis mais je me refusais à prendre le traitement alors j'ai soigneusement gardé toutes les pilules dans une boîte pour le jour où la vie deviendrait trop dure à supporter.
Je comprends que tu puisses haïr tes parents mais ça ne fait pas vraiment partie de la gamme de mes sentiments... en fait je crois que je ne sais pas haïr quelqu'un d'autre que moi.  C'est comme être en colère, je ne sais pas faire... je suis triste, j'ai peur, j'ai mal mais je ne suis jamais en colère. Le seul état que je connaise un peu qui puisse y ressembler c'est de sentir une peur tellement intense, par exemple quand on me dit que j'ai rendez-vs chez la juge et qu'il y aura mes parents, ou bien que je dois changer de foyer... ce genre d'évènement qui m'effraie et que j'ai tant de mal à gérer, là j'ai une réaction qui pourrait y ressembler mais ce n'est pas tout à fait ça. Je crie parce que je suis tellement remplie d'angoisse que je ne peux pas parler, je pleure et il m'arrive de dire des choses que je ne pense pas. Mais être vriment en colère, je ne sais pas ce que c'est.En règle générale je reste plutôt discrète en essayant de faire qu'on ne me remarque pas.
Je ne sais pas comment dire mais j'ai l'impression d'être un peu lui, d'être une mauvaise personne. J'ai toujours peur de faire du mal à quelqu'un, de dire quelque chose qui va blesser quelqu'un sans que je l'ai souhaité. A chaque chose que je fais (ou que je ne fais pas) je me demande si je n'aurais pas du faire autrement, si ça ne va pas agacer, blesser, être mal compris... Et puis j'ai l'impression d'être tellement ridicule. Je ne me sens jamais à place avec d'autres personnes parce que je n'ai rien d'intéressant à raconter, que je me sens gênée, que j'ai peur de les encombrer ou d'être comme un boulet pour elles. Et puis j'ai le sentiment de les envahir parce que je suis capable d'apprécier les gens mais que je suis incapable de croire qu'on puisse m'apprécier alors je parle très peu ce qui fait que je fuis toutes les sorties ou soirées parce que je n'aime pas ça et que je ne veux pas prendre l'espace des autres. Et puis quand j'apprécie quelqu'un j'ai toujours besoin de lui dire combien je l'aime alors souvent ça doit agacer. Et puis comme je demande toujours à être rassurée je crois que je suis bien trop embarassante.
Merci clownette, les cours se sont bien passés et puis la prof est vraiment gentille alors...J'espère que tu as un travail qui te plait pour ne pas être obligée d'y aller en traînant des pieds.Et puis les nuits tu sais, je suis une grande habituée des cauchemars et malgré mon armée de peluches ils reviennet quand même et me réveillent, souvent avec la peur de le voir face à moi...
Ici il fait un grand soleil mais il fait froid dehors. Et puis c'est bientôt le week end mais je n'aime pas trop ça parce que comme je n'ai pas de cours je réfléchis beaucoup et je pense un peu trop.
Allez, bisoux tout doux et qqs rayons de soleil au cas où il y aurait la pluie

n°174
clownette ​la vampire​tte
Posté le 01-12-2006 à 18:20:01  profil
 

Pas le temps de répondre...

Je file à la campagne ce week-end....

Passez un bon week-end Tout le monde les minettes et les minets !!!!

Courage à ceux pour celles qui ont l'impression de se noyer un peu !!!
Rappelez vous que VOUS ÊTES FORMIDABLES ET PRECIEUX !!!!!

Clownette la Vampirette qui vous fais des bisous dentus !!!!

n°175
clownette ​la vampire​tte
Posté le 01-12-2006 à 18:20:24  profil
 

Monstrueuses mes fautes d'orthographe, désolée !!!!!

n°176
LaComete
Posté le 02-12-2006 à 15:50:20  profil
 

Bonjour,

Cré Non !
Veux tu retirer tes bottes pleines de terre avant d'entrer sur le forum merci.
:)

n°177
LaComete
Posté le 02-12-2006 à 15:52:16  profil
 

Bonjour Tit Princess !
en forme ?

Bonne journée
;)

n°178
LaComete
Posté le 03-12-2006 à 11:57:47  profil
 

Un dimanche sous le soleil !
Bon dimanche...

;)

n°179
tite princ​esse1
Posté le 03-12-2006 à 16:27:18  profil
 

Désolée, je n'ai pas bcp de temps... je suis sur l'ordinateur des éducs mais en principe on n'a pas accès à l'ordinateur ce qui fait que j'écris principalement de la fac, donc pendant la semaine. Ici il pleut :(
Bonne fin de week end(j'espère que l'air de la campagne t'aura fait du bien Clownette).Bises

n°180
tite princ​esse1
Posté le 04-12-2006 à 12:29:48  profil
 

Coucou Clownette,
Tu as du rentrer de ton week end à la campagne, j'espère que ça t'a fait du bien.tu as eu du beau temps au moins?
En fait je voulais te poser une question: tu as l'air de croire que je vaux quelque chose, mais qu'est-ce qui te fait dire ça? Parce qu'au fond tu n'en sais rien... Je crois que je ne suis pas une bonne personne: je ne sers à rien ni à personne. Tu es bien gentille de vouloir me faire croire que je ne suis pas mauvaise mais en réfléchissant ce week end je me suis dit que je ne méritais pas ton attention. Il y a des milliards de gens qui valent bien mieux que moi sur terre... je ne veux pas que tu perdes ton temps à cause de moi. Bien sûr je suis touchée que tu m'écrives, ça me fait du bien de pouvoir dire un peu ce que je ne peux pas formuler ni partager dans la vie de tous les jours parce que ce n'est pas convenable... En fait je crois que j'ai peur de 2 choses par rapport à ça: j'ai peur de te blesser, de t'agacer ou de te faire du mal et j'ai peur que si un jour tu n'écris plus( ce que je comprendrais, ce n'est pas ça le problème), j'ai peur de me sentir encore abandonnée. Je sais que tu dois te dire que je suis une vraie idiote mais je n'ai jamais prétendu que je n'en étais pas une. J'ai toujours peur de tout et de tout le monde(y compris moi), tu t'en rendras vite compte si tu ne l'as pas déjà remarqué, c'est comme ça.
C'est compliqué pour moi de faire confiance parce que ça m'engage complètement et accepter de tendre la main c'est prendre beaucoup de risques, dont celui de perdre la personne à laquelle je m'étais attachée. Ici j'ai dit des choses que je n'avais jamais dites à personne alors j'ai l'impression de m'être engagée... je ne sais pas si je suis claire mais j'espère que tu auras compris ce que je voulais dire. C'est toujours comme ça avec moi, je me pose beaucoup de questions, j'ai facilement peur et surtout j'ai tendance à mettre en échec les amitiés que je peux commencer à créer parce que j'ai peur de blesser, de décevoir, d'agacer l'autre mais aussi parce que je préfère ne pas trop me lier pour moins souffrir quand on me laissera-parce que pour moi c'est une évidence que de toute façon on finira par me rejeter. Du coup je me mets à l'écart pour ne pas avoir l'impression que les autres le font à ma place. Tu as peut être été un peu comme ça aussi...
Comment t'expliquer... bien sur c'est difficile d'être seule et de ne pouvoi partager combien on peut avoir mal. En venant ici je me suis sentie un peu moins seule mais la petite fille sous la cloche reste au creux de moi. Je crois que j'ai un peu peur que tu voies comme elle est laide et pleine de coups et que tu finisses par te dire (tu aurais probablement raison) qu'elle n'en vaut pas la peine et que tu ne veux plus la voir. C'est triste et ça me fait un peu mal de me dire que je vais peut-être perdre quelqu'un comme toi mais je ne veux pas non plus être une charge inutile pour toi.
Enfin voilà... j'espère que tu vas bien
Bisoux ennuagés

n°181
clownette ​la vampire​tte
Posté le 04-12-2006 à 18:03:52  profil
 

Tu sais que tu me rappelles quelqu'un ??????????????????
Ha oui moi.....

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